 |
Yaala Nahawa Doumbia un cd Cobalt
Initialement consacrée " Reine du Didadi ", rythme sur
lesquels les jeunes gens aiment à se défier lors des fêtes
de villages, Nahawa Doumbia est en phase d'étendre son royaume
bien au-delà du cadre ludique de ces rites ancestraux.
Yaala son dernier album a été co-réalisé par
Claude Barthelémy, mais le guitariste français s'y fait
discret soulignant juste, de quelques envolées, les similitudes
entre musique malienne et blues. Il ouvre le son plus qu'il ne l'écarte
de ses origines, laissant à la voix un peu sauvage de Nahawa le
soin de remplir l'espace de cette énergie pure que rien ne peut
corrompre. Le chant de Nahawa Doumbia est un fortifiant pour le cur,
une arme contre les injustices et un défi contre la mort qui rôde.
Sa musique est une enveloppe magnifique, qui permet au message d'atteindre
son objectif. Car si Nahawa Doumbia pour combattre ses peines fut naguère
aide soignante, ses chansons procèdent du même principe.
On la sent fragile mais aussi farouchement déterminée à
faire du bien quitte à appuyer parfois là où ça
fait mal pour mieux comprendre, pour mieux nous soulager et nous émouvoir.
Et Yaala referme une preuve des pouvoirs de convictions bénéfiques
de la diva " N'tana ", un des sommets de l'album, est un chant
sacré que seuls peuvent chanter les chasseurs initiés et
Nahawa Doumbia.
Benjamin MiNiMuM
En écoute :
- Extrait de N'Tana - Danse sacrée
des chasseurs
- Interview
Nous avons rencontré Nahawa Doumbia à Bamako en novembre dernier dans
les jardins d'un restaurant chinois, elle nous parle de ses voyages, de
ses collaborateurs français et au milieu des bruits mécaniques d'un chantier
voisin nous donne sa définition de Yaala : la promenade. Mais comme pour
mieux nous faire oublier qu'officiellement Yaala c'est travailler, quand
elle nous chante " Yalla "et " Minia "a-capella sa voix se promène habilement
entre les sons du travail.
En vidéo :
- Minia a capella
- Yaala a capella
Biographie de l'artiste
|
|
 |
| Dans les jardins d'un restaurant chinois
au Mali |
 |
| Nahawa nous promène en travaillant |
 |
| Et semble s'en amuser |
|
|
|
|
|