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Entre
Cuba et La Réunion, El Changui et Firmin Viry,
le courant est passé fort.
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INTERVIEW
DE SERZ DAFREVILLE |
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INTERVIEW
DE WILLIE |
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EN
ECOUTE |
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VIDEO |
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GALERIE |
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Firmin
est une haute figure de l'île de La Réunion. Agriculteur
et musicien il est l'un des grands défenseurs du Maloya,
ce style musical interdit par un décret du gouvernement
français en 1948 et officiellement autorisé en
1981. Firmin Viry est issu d'une famille de musiciens et sa
femme est la fille d'Henri Lagarigue, un maître du maloya.
En avant première du festival Kabarényon, un chaleureux
festin était organisé dans cour de la ferme pour
une trentaine de festivaliers privilégiés. Au
menu, une ribambelle de mets traditionnels servis dans des feuilles
de bananier en guise d'assiette.
Hôtes de marque parmi les invités, les membres
du groupe cubain "El Changui de Guantanamo" qui ont
joué comme des fous avec la fabuleuse famille Viry .C'est
de cette soirée mémorable que date l'amour de
ces cubains sexagénaires pour La Réunion, île
à la fois si loin et si proche de la leur (Régulièrement,
nous croisions de jolies réunionnaises demandant "Comment
traduit-on en cubain : non, je ne veux pas de 5ème enfant
?")
Sur le trajet pour aller chez Firmin, nous avions discuté
avec Serz Drafreville (directeur de Kabarényon) et la
veille, nous avions assisté à un showcase du groupe
"Trwa Kat Maloya" mené par Willie (fils de
Gramoun Lélé). |
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Loséanindiyin
sur scène avec Rajery (Madagascar) et Cimendef
(La Réunion)
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INTERVIEW
DE FISTO |
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INTERVIEW
DE RAJERY |
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EN
ECOUTE [1] |
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EN
ECOUTE [2] |
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VIDEO |
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GALERIE |
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La
première soirée de Kabarényon proposait
un tour des îles ("Tourdill"), celles de "loséanindyin"
et de mers plus lointaines. Ces îles d'ailleurs étaient
représentées par le groupe cubain "El Changui
de Guantanamo", porté par sa soirée de
la veille et qui a dédicacé 2 ou 3 chansons
à "Firmin et su familia". Ils jouent du Changui,
style musical désuet et délicat, proche du son,
et leur leader compte plus de 70 ans. Une musique à
danser mais aussi à écouter, qui file comme
une dentelle tissée par du "tres" (petite
guitare à 3 cordes) et des percussions. Pour son édition
2000, Kabarényon avait souhaité instaurer une
dynamique entre musiciens de l'Océan Indien. Deux créations
étaient au programme : un concert Rajery (Madagascar)
et Cimendef (La Réunion) puis un set entre Indiren
(musicien éminent de la nombreuse communauté
Tamoul implantée à la Réunion) et Shargam
group (formation indienne de l'île Maurice). Rajery,
toujours aussi gracieux et subtil, a pris de l'assurance.
Il s'adresse à la foule, blague et l'alchimie avec
le collectif Cimendef (composé de jeunes réunionnais)
fonctionne parfaitement (voir la vidéo). Leur succède
le groupe M'Toro Chamou, qui mélange rythmes mahorais
et rock/reggae.
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Lenine
et Régis Gizavo : une belle amitié musicale
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INTERVIEW
DE CHRISTINE SALEM |
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EN
ECOUTE [1] |
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EN
ECOUTE [2] |
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VIDEO |
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GALERIE |
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Une
petite brise tropicale soufflait effectivement sur le théâtre
Saint Gilles, scène en plein air située au sommet
d'une colline qui surplombe vaguement l'océan. A l'affiche
de ce samedi 7 octobre il y avait tout d'abord "Salem tradition",
jeune groupe réunionnais mené par une chanteuse
à la belle présence et à la voix rauque,
qui a été remarqué l'an dernier parmi les
découvertes de Kabarényon. Du Maloya au féminin.
Très bon (voir la vidéo). Puis le public s'embarquait
vers une île voisine, destination Madagascar avec le fabuleux
Régis Gizavo. Ce type là est épatant et
on ne le dira jamais assez. Seul sur scène avec son batteur/
percussionniste, David Mirandon, ils remplissent l'espace scénique
et sonore sans effet. C'est du beau, du vrai, du coeur pur.
Puis arrive Lénine, un peu assommé par les 28
heures de voyage entre Rio et Saint Denis. Même épuisé,
il est toujours aussi parfait. Sa fusion étonnante entre
Brésil, Rock, samples et plein d'autres choses incongrues
fonctionne absolument et emporte les spectateurs sans férir.
En prime Lénine et son copain Régis (Gizavo) nous
ont gratifiés d'un duo accordéon/ voix/ guitare
électrique sur la chanson " Relampiano "...
le genre de truc qui vous donne la chair de poule et vous marque
à jamais. |
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Rencontre
entre Firmin Viry et les jeunes de "Moringue Angola",
dans la cour de la ferme de Firmin
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INTERVIEW
DE HENRI LAGARRIGUE |
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EN
ECOUTE |
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VIDEO |
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GALERIE |
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Le
dimanche s'annonçait chaud. Dans l'après midi,
Serz nous avait organisé une rencontre chez Firmin Viry
(car le dimanche, il n'est pas aux champs) avec le groupe "Moringué
Angola". Cette formation est composée de jeunes
qui font un mix entre Campoeira et Moringue (danse traditionnelle
réunionnaise) et qui n'hésitent à danser
sur la plage en hommage aux esclaves, juste comme ça,
pour l'esprit. Ils connaissaient bien entendu Firmin mais ne
l'avaient jamais rencontré. Sans interprète créole/français
(pas toujours simple
), Mondomix était au milieu
de ce moment exceptionnel et fort (voir la vidéo) .
Puis il nous fallait rejoindre l'autre bout de l'île pour
assister à "Séga 2000", une création
dont nous avions eu un avant-goût pas très prometteur.
Sur le papier l'idée était jolie : retracer l'histoire
du Séga en musique. Mais ce que nous avions vu en avant
première nous avait plutôt atterrés : un
orchestre symphonique de 250 musiciens, presque tous blancs,
dont certains venus de la métropole. Quant au projet
musical il nous a paru proche d'une comédie musicale
moyennement réussie.
Grâce aux embouteillages (importants sur cette île
où tout le monde a sa voiture mais où les routes
ne sont pas nombreuses), nous nous sommes retrouvées
coincées à St Pierre. Nous avons donc pu aller
au "Bato Fou" où se déroulait l'un des
concerts décentralisés du festival. Avec "Le
Séchoir", c'est l'une des salles où il se
passe les concerts les plus intéressants de l'île.
Bel endroit, belle énergie. Et un beau succès
pour Lénine, qui était programmé ce dimanche
après midi, et qui est parti dans un concert très
rock et très excellent. Une journée magnifique
teintée pour nous de musiques sans concession et exceptionnelles.
Texte : Magali Bergès
Images : Pamela Jousselin
Grands
mercis à Serz de nous avoir fait rencontrer son île,
quelques uns des musiciens exceptionnels qui y vivent, à
Firmin Viry et sa famille de nous avoir accueillies avec tant
de chaleur, à l'équipe de Kabarényon (spéciale
dédicace à Cathy, Marielle et Nathalie alias "
les Serzettes ") et à la maman de Serz pour sa leçon
de cuisine. Nous vous avons quittés avec un serrement
de cur.
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