Ghazal

Kayhan Kalhor
kamantché
Iran

Shujaat Husain Khan sitar
Inde

Sandup Das tablas
Inde

On oublie trop souvent tout ce que partagent les mondes persan et indien. Plus que d’un vieux fond culturel partagé, il s’agit d’histoire. L’empire Moghol, de langue et de culture persane, a dominé l’Inde pendant plus de trois siècles et jusqu’à sa chute (1857) le persan en était la langue officielle.
C'est cette proximité que fait revivre le duo Shujaat Husain Khan-Kayhan Kalhor. Au sitar, on ne s’étonnera pas de retrouver le premier, fils de Vilayat Khan. Il a donné son premier concert public à l’âge de six ans et se produit aujourd’hui dans le monde entier — bon sang ne saurait mentir. Le second est iranien, né à Téhéran. Compositeur et interprète, il a étudié auprès Ahmad Mohadjer et accompagné les plus grands solistes de la musique persane.
Cette pièce, extraite de leur album Ghazal. Moon Rise the Silk Road, est improvisée d’après une mélodie populaire indienne.

Jerôme Samuel