| Le public
parisien connaissait déjà les munshidîn sheikh Ahmad al-Tûni et Yasin al-Tuhâmi,
également programmés cette saison au Théâtre de la Ville, mais il lui reste encore
à découvrir un autre mûnshid de Haute-Egypte, plus jeune, sheikh Amin al-Dishnawi.
Comme son nom l'indique, ce sheikh est originaire de la ville de Dishna (près
de Louxor) et il se produit dans toute la région, où il jouit d'une grande popularité,
notamment parmi les membres d'une confrérie soufie, la 'Usba Hashimiyya. En tant
que munshid, Amin al-Dishnawi anime diverses fêtes religieuses (mawlid), notamment
les fêtes anniversaires de saints soufi locaux, avec son chant religieux islamique
(inshad dini). Ce type de chant, expression d'une religiosité affective caractéristique
du soufisme, connaît un développement remarquable dans l'Egypte contemporaine,
bien au-delà des cercles mystiques. Exemple avec cet extrait d'une cassette d'Amin
al-Dishnawi, Shams el-Hob ("soleil de l'amour"). Jérôme
Samuel (RFI) |