Accordéon & Accordéonistes

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Archives pour: Février 2009

La photo du lundi... Et pourtant elle Tourne !

par Philippe Krümm

Dans une rue, de Paris, deux jeunes filles...

Une à l’accordéon fait danser sa camarade montée sur des échasses.

J’aime bien cette photo pleine d’insouciance.  On peut entendre une valse et elle tourne, elle tourne...

Alors oui, ce lundi est un peu étrange et nostalgique !

Faut que ça barde !

par Philippe Krümm

 
Alors, comme la photo du lundi était fortement nostalgique, je rajoute une petite vidéo pour sourire.
Vous y verrez le merveilleux Lors Jouin, acteur, auteur, chanteur breton.
Après être né à Paris dans une famille d’artistes, Lors Jouin s’est forgé une belle réputation tant dans ses innombrables participations dans les fest-noz en Kan-ha Diskan, en duo entre autres avec Jean Yves Le Roux ou Gigi Bourdin avec qui il fonda LE groupe de musique et chant breton pour enfants et adultes les Ours du Scorff.
 
Pour ma part le regardant, accompagné par l’accordéoniste Robert Kervran, dans son interprétation de riquita, , composée en 1926 par E. Dumont et F. Benech et traduit par lui-même en breton, je le revois dans sa fantastique participation dans la « comédie musicale » l’émir de Langoëlan. Le « vélodrame » composé par Gigi Bourdin et Jacky Molard…
Si cette rencontre avec Lors Jouin vous entraîne à découvrir de plus prêt cet artiste, alors, voilà une semaine qui commence bien !


Daniel Kahn & The Painted Bird

par Philippe Krümm

Daniel Kahn & The Painted Bird
Partisans & Parasites
Oriente Musik - RIENCD71


Alors voilà, je ne connais pas Daniel Kahn, mais son cas semble intéressant. Il est né à Detroit, aujourd’hui musée (vivant mort ?) de l’industrie automobile américaine. Après avoir fait des études d’acteur, de musique, de poésie, il a traîné a New York, la Nouvelle-Orléans. Il est resté peu de temps en 2005 à Berlin. Après avoir joué dans de nombreux groupes, il se concocte le sien avec une base de musiquekKlezmer. Ce multi-instrumentiste (accordéon, ukulélé, piano, harmonica), chanteur, auteur, compositeur semble vraiment un peu barré mais superbement créatif  Sa musique avec son groupe The Painted Bird sonne bien sûr klezmer mais aussi rock, country, avec un peu de folk. Les textes sont de sa composition. Il y a également d’anciens écrits, du style Radical Yiddish Song. Vous l’aurez compris, le jeune homme est (comme on dit) “politiquement incorrect”. Ses camarades jouent de la clarinette basse, du trombone, de la guitare électrique, du violon, de la trompette…. C’est de l’énergie, de la bonne humeur mais aussi des sentiments forts. Certains n’hésitent pas à classer sa musique comme du “klezmer punk”… Ah oui ! Je prends.

Et si Daniel Kahn & The Painted Bird passent dans la région, je vous le dirais. Vous avez compris, j’aime.

Ce disque est édité sur un label créé par des camarades qui, à une époque pas si lointaine, avaient sur Savigny Platz à Berlin l’une des premières et plus belles boutiques consacrées aux musiques du monde. Aujourd’hui, ils produisent — avec toutes les difficultés que l’on connaît — de splendides albums. Allez sur leur site où vous pouvez acheter beaucoup de disques les yeux fermés. Ils ont vraiment des perles, comme les deux CD de Pjotr Leschenko : “1935 Tangos, foxtrots & Romances” et “1931 Gipsy Songs and other Passions”. 

Procurez-vous son dernier album en cliquant sur Oriente Musik.

Rouler libre en pignon fixe !

par Philippe Krümm

 

Yvette Horner sur le tour de France pour commencer cette petite présentation car Yvette fut plusieurs année la Reine des 6 jours, la course mythique sur piste et justement, mon texte parle d'une sorte de détournement des velos de piste à pignon fixe.

Et aussi rapide et "dangereuse" qu'un fixie, Yvette Horner dans un redoutablemorceau titré "en glissant"


C’est beau, nostalgique, “tribu”, épuré, radical, libre… J’aime !



Des vélos dans mon blog !
La rubrique “aucun rapport, mais j’aime bien !” est là pour cela.

Mais là, en plus il y a un rapport. Car le vélo et l’accordéon ont toujours été liés, surtout à Paris durant la course historique et populaire des Six Jours (créée en 1913, copie de courses américaines, photo ci-dessous) au Vélodrome d’Hiver…


(On ne peut occulter un pan d’histoire parisienne de ce lieu : la rafle du Vel d'Hiv’. Les 16 et 17 juillet 1942, des milliers de Juifs y furent détenus avant leur déportation vers le camp  d’Auschwitz-Birkenau.)

Le Vélodrome fut détruit en 1959.

Je ne resiste pas à rajouter cette photo de Gus Viseur aux 6 jours de Montréal en 1966

 

Pourquoi je vous parle de tout cela ? Simplement parce qu’aujourd’hui, les vélos de piste reviennent là où on ne les attendaient pas : dans les rues de Paris, après Tokyo, New York et Londres où les “fixed gear bikes” se réunissent tous les mardis chez John Snow, un pub dans Soho. Dans la capitale anglaise, on les estime à plus de mille.

Mais comment cela est-il arrivé chez nous ?
Car en plus les “fixies” (fixed gear, pignon fixe…), comme on les nomme à Paris, sont non homologués pour rouler dans les rues des villes.

Description : prenez un vélo de piste équipé de boyaux (un peu plus musclés que ceux qui servent sur les pistes). Peignez le cadre avec des couleurs assez remarquables. Mettez un plateau un peu plus petit que ceux servant pour les pistards, une chaîne, un pignon fixe (aucune vitesse). Et c’est là que réside la folie et la force du “fixie”.


Vous ne pouvez jamais vous arrêter de pédaler. Vous pouvez pédaler dans les deux sens, avant, arrière… Et surtout pour vous arrêter, il faut bloquer la roue en arrêtant de pédaler et en résistant à la force d’inertie.
Pour les débutants, il est recommandé et toléré de munir la bête d’un frein avant, pendant l’initiation.

Chaque jeudi, place du Palais Royal, la meute des pignons fixes qui enfle chaque semaine se retrouve et  part souvent pour un “free ride” jusqu’à La Défense…
Après les skaters, voilà la harde bariolée et libre des pignons fixes. Étonnamment, ce ne sont pas que des petits jeunes. Quelques “vieux” nostalgiques (dont je suis) se glissent modestement dans ce peloton de drôles et sympathiques furieux.

La mode nous vient de Californie, plus précisément de San Francisco. Une série de vidéos : “Mash”.

Un club d’allumés souvent issus du skate ou du BMX, donnant libre cours à leurs figures, furent les déclencheurs de l’arrivée des vélos racés dans les rues. Il faut les voir se faufiler entre les voitures. Je reprécise : sans freins ! Et comme dit Manu sur un chat : « La vraie méthode, elle est simple (ah ah ah !) : il suffit de retenir le pédalage ! Et l'efficacité du freinage (enfin du ralentissement...) est proportionnel à la taille des cuisses du pilote ! »

Une pratique du hockey sur ces beaux engins est en train aussi de prospérer très vite et de s’organiser entre autres grâce au net. Un site :PIGNONFIXE.COM



Les prix : entre 300 et 600 € pour un premier engin de base . Mais les pros, en Angleterre, au Japon et aux Etats-Unis, sont souvent des “bike messengers” (coursiers à vélo). Et ils se “bâtissent” eux-mêmes leurs engins. Un cadre, deux roues, un plateau, une chaîne et un pignon fixe… Si vous vous montez le top des pièces, vous pouvez tranquillement sortir un billet de 2000 !


Le buzz parisien monte.
Je suis sûr qu’à Paris, le printemps 2009 sera “fixie”.
Les vélos à pignon fixe et au guidon souvent minimaliste étant quand même plus fun que les Vélib’…

Les boutiques fleurissent dans la capitale, beaucoup de “fixeurs” se créent leurs propres “fixed gear bikes”.



Pur plaisir !

par Philippe Krümm

Juste une petite photo pour bien commencer la semaine .

Pour ceux qui ne le savaient pas ...Et oui dans l'accordéon aussi on peut être ridicule.

Moi, ce qui me plait le plus, c'est le sourire du monsieur...Remarquez, quand vous avez ce type d'accordéon, il ne vous manque plus que la voiture de sport!


Le revendeur "Fiers" basé à Brugge très fier en présentant son plus gros et son plus petit accordéon réalisés par la formidable (à l'époque) fabrique Scandalli.

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