Accordéon & Accordéonistes


Archives pour: Février 2009, 02

L'âme du Khène et le Khène au service de Lam

par Philippe Krümm

Les mokhènes (joueurs de khène) et les molams (chanteurs) vont faire résonner leurs arts dans le cadre du festival de l’imaginaire  à la Maison des Cultures du Monde à Paris  les 10 et 11 mars et au théâtre municipal de Rezé le 15 mars.

Les traditions bougent très vite. Grâce où à cause des antennes paraboliques et d’Internet la vision des musiques proposées par la maison des cultures du monde est elle une réalité ou un monde rêvé…

N’oubliez jamais d’être critique et de refuser tout angélisme…

Parfois les discours des ethnomusicologues sont un peu dépassés par les événements . Et quand vous entendez parler de vrai,de pure musique du monde …Méfiance .

Les hommes sont vivants et c’est tant mieux …Peut-être pas pour les thèses et le travail de « terrain » des ethnos . Mais que cela ne vous empêche pas d'écouter les musiques des peuples du monde, toutes les musiques…
Le khène, l’orgue à bouche des lao, peut être joué en solo avec toute une gestuelle, mais souvent il accompagne des chanteurs souvent improvisateurs et séducteurs, les molams.
Pour vous donner un avant goût des concerts et de l’instrument à anche libre arrière grand père de notre accordéon, deux vidéos :
 Une « classique » avec un Molam des plus séducteur et une autre qui montre que la tradition évolue vite et que les remix sont au goût du jour au Laos.  L’ancestral Khène tient toujours sa place au milieu des « beat les plus hype ».

Pour le peuple Lao les traditions évoluent…ah bon !

Une belle rencontre

par Philippe Krümm

Deux personnages importants dans mon histoire de l’accordéon : Ambrose Thibodeaux et Helmut Hohner.

Ambrose fut un célèbre accordéoniste cajun. C’est certainement grâce à lui que je découvris la Louisiane et le monde de l’accordéon diatonique. Il jouait sur un très beau Monarch (un tit noir en ré), la marque allemande mythique des accordéonistes de Louisiane.
Ambrose ne fut peut-être pas le plus grand joueur de mélodéon, mais son style clair et efficace ainsi que son répertoire historique le rendaient attachant. Il fut une merveilleuse porte d’entrée pour la découverte des musiques cajuns.

L’autre personnage, Helmut Hohner — qui, malgré son nom, n’avait aucune parenté avec la famille Hohner de la marque — était réparateur/accordeur chez Hohner France (rue Van Loo dans le 16e à Paris). Sans lui, je pense que l’accordéon diatonique n’aurait pas connu un tel essor en France. Nous avons été nombreux à aller l’embêter dans son atelier pour lui demander des réglages ou des pièces détachées. Son accent et sa gentillesse restent pour moi un beau souvenir de mes débuts au diatonique dans les années 70. Aujourd’hui à la retraite, il reste un passionné d’accordéon.



La photo à été prise par Daniel Rouiller au festival de Ris-Orangis.

par Philippe Krümm

Simplement une photo souvenir pour penser à un vieux camarade : Didier Roussin (1949-1996), surnommé Buffalo par Jo Privat .

Il fut un pilier du renouveau de l’accordéon en France. Guitariste, banjoïste, il était un vrai du swing au service de l’accordéon.

 

Photo avec le Dénécheau jazz musette : Didier Roussin : banjo, Daniel Dénécheau : accordéon , Robert Santiago: Jâse

Deux ouvrages de Didier à posséder absolument !
Histoires de l’Accordéon ( Climats-Ina Paris 1991) écrit avec François Billard.
L’argot des musiciens avec Madeleine Juteau et Alain Bouchaux ( Climats Paris 1992)


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