Archives pour: Avril 2009
La photo du lundi . Un p’tit 3 rangs Fratelli Crosio
par Philippe Krümm

L’année 2009 a vu la disparition d’une marque d’accordéon historique, celle des frères Crosio .
Sur cette photo, un jeune accordéoniste inconnu! Il est fier de poser avec son beau 3 rangs de la firme des frères Italiens. A l’époque Crosio était installé au 29 rue de la rue de Reuilly à Paris. Le bel instrument est enrichi de splendides incrustations de nacre.
C’était la grande époque du musette de l’accordéon à Paris…Le lundi, aujourd’hui, c’est nostalgie…
MADAGASCAR ALL STARS
par Philippe Krümm
Madagascar , la grande ile est un "continent de musiques" malheureusement les temps ne sont pas les plus beaux pour les malgaches . Leurs vies étaient déjà très difficiles avant cette lutte "des chefs" pour la tête du pays qui fait des morts et destabilise encore plus un pays déjà très fatigué.
Au milieu de ce chao, des musiciens viennent de produirent un disque qui parle de Madagascar, des femmes, des hommes, de la faune, de la flore, de l'écologie, simplement de ce que pourrait être la vie heureuse d'un peuple.
Bertrand Lavaine nous presente L'ALBUM !
- Un album Cinq planètes
- Distribution : L'Autre Distribution -

Avec les Madagascar All Stars, la Grande Île de l’océan Indien peut désormais compter sur une véritable dream team pour défendre ses couleurs sur les scènes du monde entier. Au sein de ce Cinq majeur, chacun possède déjà un sacré palmarès individuel : Régis Gizavo, Justin Vali, Fenoamby, Erick Manana et Dama du groupe Mahaleo font depuis longtemps partie des musiciens malgaches les plus réputés.
Madagascar All Stars est “une aventure humaine et musicale” qui a débuté en février 2003, lors d’une grande soirée destinée à promouvoir la destination Madagascar. L’agence de voyages organisatrice de l’événement avait eu l’idée de solliciter plusieurs chanteurs malgaches pour qu’ils représentent leur pays. S’il leur était arrivé de jouer les uns avec les autres au gré de leurs projets individuels, jamais les cinq artistes n’avaient été réunis pour une même performance. Ce soir-là, le plaisir qu’ils ont pris à s’accompagner “à la manière d’un groupe” était tel qu’ils sont tous tombés d’accord pour prolonger cette expérience, conscients à la fois du potentiel de la formule et que le moment était venu pour eux de se fédérer au nom de la terre de leurs ancêtres. Comme les enfants qui, une fois adultes, ont des adidy (“devoirs”, en malgache) envers leurs parents, il leur tenait à coeur de mettre au profit de leur patrie la notoriété qu’ils avaient acquises à l’étranger où ils sont devenus, chacun avec leur style, des ambassadeurs de Madagascar. L’envie aussi de donner une image positive de leur pays, de montrer qu’ils peuvent se respecter malgré leurs différences, trouver du temps pour collaborer malgré leurs engagements parallèles.
Pour être en phase avec leur démarche, les cinq Malgaches ont choisi d’aller enregistrer leur album à Antananarivo, la capitale de la Grande Île. Dans la chaleur lourde, humide du mois de janvier, ils se sont installés au studio Mars, une institution locale, aidés par l’ingé-son Emmanuel Gallet qui s’est chargé des prises et du mixage. Si le rythme de travail fut intense pendant ces dix jours, le programme n’était pas défini à l’avance, pour laisser de l’espace à la spontanéité et préserver cette ambiance bon enfant au sein du groupe, sans autre pression que leur propre motivation à donner le meilleur d’eux-mêmes. Chaque matin, ils décidaient des chansons à jouer. La plupart des titres, issus de leurs répertoires personnels, ont été réinventés afin que chacun puisse intervenir avec son instrument et sa voix. Au-delà de cette signature collective, il leur fallait également trouver un langage commun car ils viennent du sud, du nord et des hauts plateaux malgaches, trois régions aux identités culturelles très marquées, à l’image de ce vaste pays riche par sa diversité. Ils ont donc laissé leurs ego aux vestiaires et se sont attachés à rester fidèles à l’esprit de cet album, tourné vers leur pays. Les textes évoquent tour à tour les voleurs de zébus (Malaso), la forêt primaire en danger (Masoala) et plus généralement les ravages que l’homme cause à la nature (Tsunami, Tsy Miraharaha). Profitant de leur présence sur le sol malgache, les cinq chanteurs-musiciens ont invité leur compatriote Olombelo Ricky à interpréter sa chanson Soanali. Une façon de rappeler que Madagascar All Stars n’est en rien leur propriété mais un groupe ouvert, dont les effectifs pourraient tout naturellement évoluer à l’avenir.

Madagascar All Stars, l’équipe, de gauche à droite : Dama, Fenoamby, Justin Vali, Erick Manana, Régis Gizavo
Dama (chant, guitare, harmonica) :
Son groupe Mahaleo (“indépendant”, en malgache) est un phénomène transgénérationnel à Madagascar : depuis plus de 35 ans, pas un feu de camp sans que l’on fredonne ses chansons ! Si leur image reste liée à la grève de 1972 qui aboutit à la chute du régime pro-français en place depuis l’indépendance, ces songwriters influencés par le courant folk américain doivent aussi leur popularité à leurs textes socio-politiques. Ancien député, Dama a notamment enregistré en 1994 aux Etats-Unis un album avec son compatriote D’Gary, guitariste virtuose.
Fenoamby (chant, kabosy, percussions) :
Originaire de Diego Suarez, à l’extrême nord de Madagascar, Marius “Fenoamby” Fontaine monte son groupe en 1990 sur l’île voisine de La Réunion où il était parti étudier. Avec sa musique nourrie au salegy et au sega, il devient vite une sensation locale. Invité en 1995 au festival Africolor à Paris, Fenoamby démarre alors une carrière internationale. Vivant en France métropolitaine depuis onze ans, cet “ambianceur” sans pareil qui a publié cinq albums intervient très régulièrement lors des concerts et des fêtes de la communauté malgache.
Régis Gizavo (chant, accordéon) :
Aujourd’hui avec Christophe Maé ou Mano Solo, hier avec I Muvrini ou Cesaria Evora, l’accordéoniste natif de Tuléar (sud de Madagascar) est un sideman au talent reconnu mais aussi un artiste qui enregistre régulièrement sous son nom, avec son complice percussionniste David Mirandon et l’ingénieur du son Emmanuel Gallet qu’il a tous deux invités sur l’album des Madagascar All Stars. Après avoir obtenu le prix Découvertes de RFI en 1990 et s’être installé à Paris, Régis Gizavo avait déjà fait partie d’un “All stars” avec l’éphémère groupe Bohé Combo qui comptait dans ses rangs… Richard Bona, Sally Nyolo, Jean-Michel Pilc et Francis Lassus !
Erick Manana (chant, guitare) :
Marqué dans son enfance par les spectacles traditionnels malgaches, Erick Manana se fait d’abord connaître de ses compatriotes comme membre fondateur du groupe Lolo sy ny Tariny à la fin des années 70. Cet amateur de folk songs devient ensuite guitariste de Graeme Allwright, avant de créer Feo Gasy autour de Rakoto Frah, maître de la flûte traditionnelle. Prix Media Adami du concours Découvertes de RFI en 1994, Erick Manana a également été récompensé en 1997 par le Grand Prix du disque de l’académie Charles Cros 1997 pour son album Vakova.
Justin Vali (chant, valiha) :
Instrument emblématique des hauts plateaux de Madagascar, la valiha se fabrique et se joue de longue date dans la famille de Justin Vali dont les ancêtres étaient musiciens auprès de la cour royale malgache. Avec son trio fondé en 1991, il est devenu à son tour l’ambassadeur de cette harpe en bambou aux sonorités cristallines qu’il a pu faire entendre sur les scènes du monde entier. Après avoir enregistré notamment pour le label Real World de Peter Gabriel et le producteur Paddy Bush, Justin Vali a reçu en 2006 le Grand Prix de la musique traditionnelle décerné par la Sacem.
La photo du Lundi – Les Stars du dépliant !
par Philippe Krümm

Prise dans les années 1950, la photo d’un rassemblement de célébrités du monde de l’accordéon.
On y voit entre autres, Etienne Lorin, Emile Carrara, Raymond Siozade, Louis Ferrari, Tony Murena…
Au premier plan, André Verchuren et Aimable …
D’autres têtes dépassent (comme celle d’André Astier).
Et qui est cette petite fille ?
Si vous le savez ?
Si vous reconnaissez d’autres accordéonistes…
Un message me fera plaisir.
C'est quoi le Forro ?
par Philippe Krümm

Tatua et son trio

Petit bal nocturne dans de Sertao
En exlusivité : 26 mn d’un reportage filmé par Damien Chemin pour rencontrer quelques beaux musiciens accordéonistes de la province du Sertao dans le Nordeste du Brésil et pour rentrer un peu, et par une jolie porte dans le monde des vaqueieros et du forro.
La photo du lundi. Il y a 40 ans… !
par Philippe Krümm

Le 14 avril 1969 disparaissait Emile Vacher. Ce musicien d’exception, créateur du genre Musette fut enterré en solitaire !
4 personnes suivirent son enterrement. Un seul accordéoniste : Adolphe Deprince…On pouvait alors admirer la solidarité de la grande famille de l’accordéon…Tous avaient dans leurs répertoires de nombreux morceaux composés par Emile Vacher. Mais ce jour-là, ils étaient occupés, ou pas informés…Dirent-ils !
Un souhait : Beaucoup de rues sont rebaptisées ou crées à Paris et souvent nommées par des noms d'hommes politiques, ou de militaires ... Et pourquoi pas un nom de musicien. Une rue Emile Vacher car il fut quand même l’inventeur d’un genre musical, parfois galvaudé, mais toujours joué dans le monde entier. Paris, l'accordéon, le musette ! Une jolie image à travers le monde que l'on doit pour une bonne partie au musette d' Emile Vacher. Alors, Monsieur le maire de Paris...Osez !
Hommage au mélodica... Et a Augustus Pablo !
par Philippe Krümm
Il y a 10 ans Mourait Augustus Pablo,
son instrument de musique Le mélodica,
fête ses 50 ans. Hommage donc !
Dans les nombreux instruments à anche libre inventée en ce début du dix-neuvième siècle, certains sont restés à la postérité, soit par leur qualité de fabrication, soit par leur originalité. Certains ont connu un réel succès et ont donc été fabriqués à de très nombreux exemplaires. C’est le cas de l’harmonicor. Il fut inventé à Paris par Louis Julien Jaulin en 1861. Baptisé hautbois nouveau, il se voulait un substitut au hautbois ou au cor anglais dans l’orchestre !
Avec vingt-cinq pistons, l’instrument chromatique (2 octaves) est organisé en touches blanches et noires pour les demi-tons, à la manière d’un clavier de piano.

Harmonicor de Jaulin
Le piano éolien et de nombreux jouets souvent en forme de trompette ou de trombone vont adopter le même principe avec des anches libres métalliques et des pistons.


Une petite brochette de mélodicas de Monsieur Hohner !
Puis vint le mélodica, conçu et fabriqué par la firme Hohner en 1959. Quelques années plus tard, l’électra-mélodica (instrument électronique monophonique de Hohner), malgré sa modernité, fera un flop.
Devant le succès de l’instrument portable, simple et pas cher, la concurrence s’organise mais ne peut se servir du nom mélodica (ce dernier étant déposé par Hohner). Alors Yamaha crée le pianica, et Suzuki le mélodion.

Le mélodion de Suzuki
Plus tard, le modèle deviendra plus sophistiqué dans les mains du Manceau André Borel qui mit au point l’accordina.
L’idée trottait dans la tête du musicien dès les années 1930. Mais le brevet, pour le génial petit instrument, ne fut déposé qu’en décembre 1943.

Un accordina Boutons de Borel
La fabrique débuta réellement en 1950. Ce sera au travers des établissements Paul Beuscher que les accordinas seront commercialisés avec de nombreux modèles aux finitions différentes, à touches boutons et quelques-uns à touches pianos, jusqu’en 1970, arrêt de la fabrication.
La firme Soprani en produisit un certain nombre dans les années 1960.
Tombé un peu en désuétude dans les années 1980, il revient sur le devant de la scène depuis quelques années dans les mains expertes de Richard Galliano, Olivier Manoury, Roland Romanelli, Jacques Bolognesi ou Francis Jauvain… Et plus récemment au travers du souffle du Réunionnais René Lacaille qui ne quitte plus son petit instrument de facture moderne.
Car l’accordina de Borel a fait des émules avec ceux fabriqués par Laurent Jarry (La Boîte d’Accordéon) qui, grâce à des modèles redessinés, aida à son renouveau. Puis vinrent les instruments de Marcel Dreux et plus récemment ceux de Claude Labourdette. Mais un véritable accordina Borel est aujourd’hui très recherché par les amateurs accordéonistes ou souffleurs.

Maitre Pablo et son mélodica !
Pour illustrer le mélodica, un petit hommage au Jamaïcain Horace Swaby, plus connu sous son nom d’artiste Augustus Pablo (21 juin 1954 — 18 mai 1999). Ce musicien et producteur de reggae adopta très tôt le mélodica comme instrument soliste, comme signature originale et unique dans le monde du reggae.
Horace Swaby prend son pseudonyme d’Augustus Pablo en enregistrant à 15 ans son premier disque “Iggy Iggy” au piano pour Aquarius Records. Dans les années qui suivirent, malgré un incroyable travail de studio avec nombre d’artistes (Lee “Scratch” Perry, Bunny Lee, Paul Whiteman…), les affaires sont loin d’être florissantes. Il se lance alors dans la production. Il connaît son premier gros succès avec une reprise de jazz, Black Star Line par Fred Locks. Suivront des productions avec Jacob Miller, Horace Andy, Freddie Mc Gregor, Junior Delgado.
En 1986, il passe avec sa compagnie un accord avec Island Records pour la commercialisation de ses productions. Il entreprend une grande tournée internationale, d’où la sortie de son “Live In Tokyo”. Au moment où l’on redécouvre les pépites de ses catalogues, Augustus Pablo meurt le 18 mai 1999 des troubles nerveux qui l’assaillaient depuis des années.
Merci à Laurent Jarry et Jean Luc Matte
Denis Tuveri ...En souvenir d'un bel artiste .
par Philippe Krümm
Je viens d’apprendre le décès de Denis Tuveri à la suite d’une longue maladie, comme l’on dit pudiquement. Bien sûr, immédiatement, mes pensées vont vers sa femme Lina Bossati et l’ami Marcel Azzola. Denis est un formidable joueur de bandonéon et d’accordéon. Je me souviens entre autres d’un duo lors d’un bal a Ris-Orangis avec Denis et Didi Duprat le guitariste. Ce soir-là, je vis et entendis un vrai duo. Peu de mots. Que de la musique et une connivence unique.

Petit retour vers une belle carrière. De la belle musique pour le plaisir de tous…Merci Denis !
En solo, en duo ou aux côtés d’autres musiciens talentueux, Denis Tuvéri a une carrière exemplaire. En France ou à l’étranger, à l’accordéon comme au bandonéon, sa réputation n’est plus à faire.
Article paru dans Accordéon & Accordéonistes N° 68 (Octobre 2007) par Caroline Linant
Les yeux pétillants, la mine sympathique, à 83 ans, Denis continue de vibrer au son de la musique. Elle est sa vie. Influencé par un père sarde, jouant du diatonique comme bon nombre d’immigrés italiens, l’enfant est élevé dans cet écrin musical. « J’ai d’abord suivi les cours à Condé-sur-L’Escaut d’un professeur polonais, François Gwortz, qui en fait n’était pas beaucoup plus fort que moi. C’était dans le Nord de la France, à Condé-sur-L’Escaut. » Ses facilités encouragent son papa à payer les cours, tandis que Denis s’octroie les meilleurs places aux concours comme à celui qu’il remporte en 1937 à Liège (Belgique). Qu’il soit aux côtés de sa sœur à la batterie ou de ses amis Léon Cazin et Léo Bastino au banjo, le gamin se produit en tous lieux : kermesses, fêtes de village, bals ainsi qu’au dancing de Fresnes-sur-Escaut. « Comme l’accordéon n’ouvrait pas de portes à l’époque, et notamment celles du conservatoire de Valenciennes, j’ai appris la trompette. » Il en ressortira avec un 1er prix. Entre-temps, Denis perfectionne son jeu au piano. Il fallait répondre aux demandes des clients. Le guitariste prenait les commandes aux tables. « On avait parfois juste le temps de jouer que les refrains tellement il y avait de demande. »
Denis se met aussi à la composition. Ses mélodies inspirées et spontanées trouvent naturellement place sur les portées. Sa valse Soir d’inquiétude remporte rapidement un succès. Il joue dans plusieurs brasseries et dancings, dont l’Eldorado à Paris. Denis apprend le bandonéon pour jouer les tangos. Son frère René, déjà dans le Quinta Verdu, se débrouille pour lui procurer un instrument. Il se fait conseiller par un groupe d’Argentins, découvre le système chromatique et le diatonique. Des notions qu’il enseigne par la suite notamment à Albert Hamman, qui fut son élève. « Puis nous avons eu aussi une boutique de musiques du monde à Poissy. J’ai enseigné ici plusieurs instruments. Elle était fréquentée par tous les musiciens. J’étais aussi chef de musique d’une harmonie. » Son haut niveau d’études ne lui pose aucun problème pour écrire les arrangements en toutes clés. Un changement s’annonce pourtant. Aldo, le batteur de l’orchestre Denis Tuvéri, présente le couple Denis et Lina à l’accordéoniste et chef d’orchestre Marcel Azzola. « Il cherchait une chanteuse. Il est venu nous écouter à l’Ange Rouge, un cabaret parisien. Nous y jouions régulièrement. Il est revenu nous voir au Mimi Pinson. Nous y jouions depuis trois ans, en matinée et soirée. » Lina chante en plusieurs langues et joue du violon. Une polyvalence qui ne laisse pas indifférent Azzola. Ne pouvant les séparer, Marcel propose au duo de les recruter. Denis sera le second accordéon, et jouera aussi de la trompette et du bando. « Il y avait parfois sept accordéons sur scène, explique Marcel. Ils ont étoffé l’orchestre. Leur place était précieuse. Il chantait même en italien O sole mio ! » Ils reprennent aussi des standards du musette, pour satisfaire l’oreille du public : Indifférence, Germaine, Brise napolitaine, etc. Une nouvelle aventure commence pour Denis et Lina. Elle perdurera jusque 1982.
Une carrière internationale
Denis Tuveri ne renonce pas à sa carrière d’accompagnateur. Grâce à Marcel, il rencontre Marc Perrone en 1985. Cinq ans plus tard, un premier album où toute sa sensibilité et son savoir-faire est mis à l’honneur. « J’avais déjà enregistré auparavant quelques 45 et 78 tours. » Pasilio, La ducasse, Quai de Valmy… Les compositions se succèdent. La cadence de Marc Perrone s’adjoint naturellement à celle du Nordiste. Vigilant et fan de nouvelles aventures, il ne délaisse pas les œuvres classiques. Aux côtés de l’orchestre de la comédie française, Denis remplacera Richard Galliano dans Songe d’une nuit d’été écrit par Astor Piazzolla (un concerto pour bandonéon, guitare et cordes). « J'ai joué aussi le Carmina Burana au Cirque d’Hiver, dans Histoire de tango avec Christian Escoudé et Nelly Decamp. Et avec l’orchestre symphonique de Melun-Sénart dirigé par Marc Trautmann. » Brassant les générations et les genres, fort de sa solide formation, de ses qualités musicales et de son expérience, Denis a su renouveler son jeu, sachant s’adapter. À Douai, il se produit sur scène avec le musicien contemporain Pascal Contet.
Au théâtre dans la pièce “Faubourg passion” (avec notamment le comédien Philippe Besche) orchestrée par Catherine Azzola et créée en 1993, il fait partie des musiciens de l’orchestre et participe à toutes les représentations. « C’est une histoire de l’accordéon de 1914 à 1938 à Paname. » Musicien international, Denis a joué à Londres, animé le bal des Bretons à New York, donné un concert avec Marcel Azzola, Lina Bossati, Frédéric Guerouet au Japon. Une carrière toujours en évolution qui sera marquée par son album “Passez la monnaie”.
Harmoniflute où flutina polka ?
par Philippe Krümm

Un beau barbu, accoudé à un « petit harmonium » portable en Angleterre, dans les années 1880 !
l’instrument, est un harmoniflute. Instrument inventé par Mayer Marix à Paris en 1856. Marix développa de manière spectaculaire le commerce de cet instrument à anche libre, pliable et transportable dans toute l’Europe et même dans le monde !.
Si on gratte dans les brevets d’inventions, on constate que quelques années plus tôt le facteur d’accordéon C. Busson à Paris avait passé un brevet pour un flutina polka très proche de la future invention du grand "marchand" Mayer Marix.





26.04.09 23:57:53, 
Musique et cultures dans le Monde - magazine, actualités, artistes, mp3, agenda, forum || Le Grand Mix de la Planète