Accordéon & Accordéonistes


Archives pour: Août 2009

Photo du Lundi : C’est la rentrée et pourquoi ne pas danser !

par Philippe Krümm

 

 

J’aime cette image du photographe Joël Brunerie, Prise lors du « plus grand bal du monde » à Paris en Juillet 1959. On y voit Emile Prud’homme en grande forme . Mylène Demongeot dansant avec un heureux spectateur. Et un petit Gitan proposant aux spectateurs, un beau tableau de « maître » …

 

Photo du lundi : Ah ! si Bouscatel était encore là !

par Philippe Krümm



Encore un peu de nostalgie, mais le lundi, j’aime bien…Mon bureau étant dans le 11eme je passe souvent rue de Lappe. Et toujours avec une grande tristesse quand on voit la lamentable évolution d’un quartier populaire et vivant en une rue de bistrots « branchés » sans âme mais pas sans chiffre d’affaires.Alors je me souviens qu’Antoine Bouscatel (né en 1867 a Lascelle dans le Cantal) y avait ouvert le premier bal où l’accordéon, celui de Charles Peguri se confronta avec bonheur à la cabrette du maître, ébauchant les prémices du bal musette…
La première affaire du chaudronnier Bouscatel fut le petit café d’un nommé Héritier au 13 rue de Lappe . l’endroit était minuscule. Et c’est la dans cet endroit confiné que le génial réparateur d’accordéon du 18 eme vint affronter le roi des cabrettaires. Il se sépare de son bal qui périclite un peu en 1910. Il le vend à M. Corniault qui lui supprime la cabrette mais garde le nom Bal Bousca et revend l’affaire a la famille Carcanague en 1919. Redoutable homme d’affaire Carcanague s’étend des 1930 Du 11 au 15 de la rue de Lappe. L’établissement possède la plus grande piste de danse de la rue de Lappe…(Voir la photo)   Les plus grands et plus beaux orchestres vont se produire dans le très prisé établissement.Après guerre le Bousca repart de plus belle avec deux salles deux orchestres deux ambiances…Les années soixante auront raison de la tradition « auvergnate »… Aujourd’hui un drôle d’immeuble trône à la place des bals…



 

La photo du lundi : «Yvette from Louisiana "

par Philippe Krümm




C’est les vacances. Alors pour sourire, mon camarade Jean Pierre Bruneau nous propose "La nouvelle Yvette" .
Cette Yvette est née à Breaux Bridge en louisiane, mais très vite, elle réside à Lafayette où elle deviendra « La reine du festival des écrevisses » !


Son grand Père, Lucien Landry faisait partie
entre 1930 et 1950 du « Bill Landry Orchestra and The Louisiana Six ».
Sa grand mère, Viola Herbert Landry était aussi musicienne et jouait avec ses frères  Wilton, Noah…
Après des études classiques au piano, Yvette se dirige franchement vers le rock et à la basse… Elle tourne aux Etats-Unis et en Europe. Elle fait aussi partie du groupe cajun « Bonsoir Catin »…

Sur les photos, elle joue au Mélodéon le tube cajun : « Amédée two step » !

"Chauffe Yvette !"

Cette été, elle se produisait aux Nuits Cajun de Saulieu.

Décès de Francis Carpentier !

par Philippe Krümm

 

Mercredi 12 aout, Francis Carpentier est décédé , lors d'un déplacement en Italie . Nous rendons à cet enthousiaste de l'accordéon un hommage . Une page de l'accordéon se tourne !

Francis Carpentier
Les accordéons d’un musicien

Francis Carpentier, qui vend des instruments à son nom, est accordéoniste depuis soixante-dix ans. La boutique de Verdun, la fabrication, l’entretien et les réparations d’instruments sont entrés doucement dans sa vie. Il reste musicien dans l’âme et anime toujours, quarante-cinq ans après sa création, l’Accordéon-Club de Verdun.

Francis Carpentier débute l'accordéon à 6 ans et demi. Ce natif de Calais dont les parents viennent habiter dans la région de Lens reçoit l’enseignement de divers profs : Roger Marceau, d’Hénin-Liétard ; Jean Usaï ; Jules Mansion, de la Symphonie Ouvrière de Sarreguemines ; Jean Carley, venu de Pologne qui travaille ensuite au Casino de Charbonnières-les-Bains ; enfin Raymond Cazave. Francis pratique plusieurs métiers. Il œuvre dans les orchestres professionnels de la moitié nord de la France, à l’accordéon, mais aussi au bandonéon, au saxophone et à la clarinette. Le saxo, il l’a appris au conservatoire de Lille. Il joue avec un pianiste, Jean Renard (l'un des compositeurs de Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Jane Manson…). L’Orchestre Francis Carpentier se produit longtemps. Mais la boutique, quelques pianos-bars, l’enseignement et les bals ou galas, tout cela est trop. En 1973, Francis entreprend de mettre un terme à l’activité de son ensemble, qui aujourd’hui ne tourne presque plus.
Entre-temps, Francis s’est perfectionné. Il participe à un concours avec Gilbert Roussel, à Avion (Pas-de-Calais) en 1949. Il suit des cours de direction auprès de Désiré Dondaine (il devient ensuite directeur stagiaire de l’harmonie de Caen et Lisieux), et auprès du Colonel Dupont, à l’harmonie des Houillères du Nord-Pas-de-Calais.

La voie de l’entreprise
Pour s’initier aux travaux d’entretien et de réparation, le jeune Francis s’adresse à Armand Bramante, arrivé à Nancy à l’âge de 6 ans, avec son père. Un artisan qui fait tout à la main, fabricant par ailleurs. Francis va travailler à Paris chez Bramante. Une collaboration, depuis les années 1960, d’une quarantaine d’années. « On réparait tout, se souvient Francis, toutes les marques. À cette époque, tous les instruments étaient bons, montés à la main. La reprise des usines par des non-musiciens a fait baisser la qualité d’ensemble ; c’est contre cela notamment que je me suis rebellé ! » L’idée de départ de la boutique a plus de deux décennies. « L’accordéon est cher, poursuit Francis. Aussi l’idée de tirer les prix au maximum m’est venue, permettant aux jeunes accordéonistes de se multiplier. » Depuis 1958, l’Accordéon Club de Verdun, grand prix d’honneur du ministère de la Culture, rend compte localement de cette expansion. Mais les nouvelles matières, notamment les plastiques, rendaient les instruments difficiles à toujours réparer. Habitant l’Italie trois ou quatre mois par an depuis 1964, Francis a alors l’idée d’aller voir des fabricants italiens, dans la région d’Ancône. « On travaille avec vous, leur dit-il. Et si on travaillait ensemble ! Y compris pour le service après-vente ? » Le résultat, c’est 230 instruments écoulés par an, toujours du haut de gamme. Certains marchés, autant pour les fournitures que pour la vente, n'attirent pas Francis, comme la Chine, où il s’est rendu avec sa femme, ou bien l’Europe Centrale. « On travaille en France, en Italie, un peu aux États-Unis, au Canada, au Luxembourg, en Belgique, Allemagne, Portugal… »

Le souci du musicien
Les instruments sont montés à la main, contrôlés un à un par le personnel. Francis va passer une semaine, de temps à autre, à l’usine en Italie. L’effort est mis sur l’originalité également : par exemple, la gamme essaie de s’écarter des couleurs pratiquées par les concurrents. Une position unique du clavier de main droite permet de diminuer la fatigue du poignet. « La concurrence, précise Francis, doit surtout motiver un plus large choix et non être, le moins du monde, un affrontement ; les petites frictions ne m’intéressent pas. » L’attention se porte notamment sur la compression des soufflets, parfois un peu dure, pour éviter la période de “rodage”, avec un clavier assoupli. On peut ainsi baisser ou monter la course des touches, selon les goûts des musiciens, et obtenir des sensations plus percutantes ou plus souples. Un effort est fait pour stabiliser les mécaniques de main gauche. Les caisses, bien qu’en bois durs, sont légères, avec des séchages d’un minimum de cinq ans. Les soufflets ont souvent plus de plis que de coutume, ce qui est utile pour certains phrasés. « Je suis probablement l'un des seuls à proposer un tel aménagement, dit Francis, ce qui s’explique certainement par le fait que je suis musicien. Je joue tous les doigtés belges, piano ou traditionnels italiens. » La gamme couvre tous les modèles, du diatonique trois rangs à l’instrument de concert, avec basses chromatiques à déclencheurs.

L’équipe de Verdun
Aujourd’hui, avec ses nouveaux ateliers, le nouveau magasin de Verdun possède un stock permanent de 250 accordéons, occupe cinq personnes, avec un jeune de plus à la rentrée. Tout l’entretien se fait ici. Panne, vol ou casse ? Un prêt immédiat permet au musicien d’honorer ses contrats, il est dépanné rapidement, y compris par un envoi postal, ou un dépannage, même le dimanche (la maison est attenante à l’atelier, Francis est toujours disponible). Le département de la Meuse a 200 000 habitants seulement, mais le chiffre d’affaires est réalisé sur toute la France et l’Europe. Beaucoup de touches pianos, qui sonnent souvent aussi bien que les petits “musettes”. Boîtes de résonance et anches sont montées a mano, ou tipo a mano. Les musiciens “maison”, à part Francis lui-même, sont, par exemple, Pascal Haas, Frédéric Balda, Delphine Lemoine, Virgynie Hus, Patrick Sengers, Sylvie Maubert, Patrick Thuillier, Jean-Pierre Sauray, René Grant, Gérard Rauscher, Jacques Besset, Claude Taied, Christian Gauchy, Jim-David Cayrol…
La société est bien ancrée en Italie, pour la fabrication, ainsi qu'en France pour la vente et l’entretien-réparation. « On a les reins solides », dit Francis. L’activité à Verdun est multiple : les vendeurs jouent bien sûr, ils pratiquent l’informatique et les petits entretiens ; une vingtaine d’élèves suivent des cours particuliers à la maison. Céline Pirlot s’occupe d’informatique, de cours de musique et de réparations, Lise Philippe, qui vient d’être embauchée, connaît l’anglais, le droit les diatoniques, et étudie en alternance à l’Itemm (Institut technologique européen des métiers de la musique) au Mans, dans la Sarthe. Arnold Weirig (rappelez-vous son excellent ouvrage sur l’entretien et la réparation), a un statut original, Francis faisant appel à ses services pour des travaux haut de gamme, comme les montages MIDI (mais Arnold travaille également pour toutes les marques).
Les petits élèves de Francis passeront bientôt à la télé, sur France 2, sélectionnés par Éric Bouvelle. Mais ses accordéons ou lui-même sont souvent à l’honneur sur France 3 Lorraine.
Sociétaire de la Sacem depuis une quarantaine d’années, Francis Carpentier voit certaines de ses compositions régulièrement jouées. Ainsi, dernièrement, il a reçu un article de L’Indépendant de Perpignan signalant que, pour la quatrième année, l’ensemble campanaire des trois carillonneurs locaux avait à son répertoire la Marche des accordéonistes verdunois. Francis, lui, joue plutôt moderne, un peu jazz, avec des accords modernes, asséchés. Il se souvient de l’époque où il se produisait avec Jean Renard dans les clubs américains, où l’on aimait juste un peu l’accordéon, des slows, des boléros, du swing, etc. « Sinon, dit-il, je joue ce que les gens aiment bien. » Francis met en avant la sympathie, l’ouverture dont il veut faire preuve. « Je suis copain avec tout le monde, dit-il, même si les gens ne jouent pas sur Carpentier. J’aime les recevoir dans cette soirée régulièrement organisée à Verdun, les Larcange, Pruvot, Emorine, Verchuren… On n’est pas sectaire et, je l’espère, toujours généreux. »
Claude Ribouillault

Article paru dans Accordéon & Accordéonistes

 

Tu veux du diato ? Et bien en v'la !!!!!!!

par Philippe Krümm


Ils étaient "tous" à Ars (Berry) aux rencontres internationales des luthiers et maîtres sonneurs…..
Chez les « fabricants » d’accordéons il y a un grand secret. Une chose dont on ne parle pas ….Tout le monde fabrique !!!!

Alors qu’évidement toutes les anches et les soufflets viennent d’Italie et que pour beaucoup, ils ont « choisi » les caisses et les claviers dans des usines italiennes…..pour certain parfois chinoises.
Je serais donc « pour rire », aussi langue de bois que tout le monde !!!
A vous de découvrir qui fabrique et qui fait fabriquer….Et dites le moi !


Bertrand Gaillard
44 - La Chapelle-sur-Erdre
02 28 01 20 92


TRaccordeons
Tania Rutkowski
63 – Vernet la Varenne
04 73 89 68 14
www.myspace.com/valsesapleintemps

Excelsior
Castelfidardo – Italie
0039 071 7820982
www.excelsior-accordions.com

G.Verde
Leini – Italie
0039 011 9988016
www.verdepro.com

Saltarelle
03 80 51 18 24
www.saltarelle.com



B.Loffet
56-Caudan
02 97 05 68 92
http://diato.org


Cartmeleon
88 – Chatillon sur Saone
03 29 09 14 51
www.cartmeleon.com

Mestre Arnaud

34400 Lunel

atdarnaud.monsite.orange.fr

Accordéons du Marais
85 – Fontenay le Comte
02 51 51 26 34
www.accordeons-du-marais.com

Maugein Frères
19 – Tulle
05 55 20 08 89
www.maugein.fr

Castagnari
Recanati – Italie
www.castagnari.fr

Le représentant historique de la marque en France
La maison de l’Accordéon – 35 – Rennes – 02 99 67 30 31

Borelli
89 – Villemer
03 86 39 46 99

Le piano à bretelles - Stelvio

35000 rennes

02 99 63 39 07

www.pianoabretelles.fr


La boîte à Frissons
31 – Portet sur Garonne
05 62 48 98 32
la-baf.com

Et la maison Hohner

www.hohner.eu

La photo du lundi : Go Est !

par Philippe Krümm






GK ! d’où vient cet orchestre ?
La photo a été prise à Toulouse. On y voit une belle balalaïka contrebasse. Un "jâse", à la grosse-caisse impressionnante.

2 balalaïkas. Un banjo mandoline !!!! un peu égaré, et 3 domras - instrument soliste par excellence...

En haut à gauche, la seule femme du groupe. Peut-être la chanteuse.

Et l’accordéoniste piano certainement le chef de l’orchestre. Pas de marque sur l’accordéon caisse carrée. Le chef comme tous les musiciens est en tenue impeccable…Pas un poil ne dépasse…

Vous aurez compris : l’enquête est ouverte. Si vous avez la moindre idée, le moindre renseignement, n’hésitez pas à nous les communiquer…

La photo du lundi : Nouvelles têtes… Attention, Grands Talents

par Philippe Krümm



Ce lundi, envie de vous présenter deux jeunes incroyables accordéonistes : un sur accordéon touche piano le Néo-zélandais
Grayson Masefield et le Serbe sur bouton Petar Maric...

Il y a quelques semaines, ils se sont affrontés au grand concours du Festival D’Ikaalinen en Finlande : Le Sata-Häme Soi. Concours diffusé en direct sur la télévision nationale…Cela fait rêver !!!! (ou les photos ont été prises)…Grayson fut le grand gagnant et le charismatique Petar : 2e .

Ils manquent certainement d’un peu d’épaisseur, de vécu, mais la technique et les sentiments sont déjà là …Juste impressionnants. Retenez leurs noms. Et j’espère que vous pourrez les entendre, un jour !

                                    Après le concours, à gauche Petar et son habit de lumière et à droite Greyson !

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