Accordéon & Accordéonistes


Archives pour: Septembre 2009

Simplement sympa !

par Philippe Krümm

 
 
 
 
 
Simplement une petite video musicale de 3 mn ! Ou quand la plomberie et les images virtuelles peuvent encore devenir drôles et séduisantes et nous faire rêver...On est loin de l'accordéon mais j'aime !
 

La photo du Lundi : A la tienne Mario !!!!!

par Philippe Krümm

Incroyable ! Mais pourquoi l’accordéon est-il tantraccroché à l’alcool ?

Cela ne semble pas dater d’hier… Regardez le beau Mario Capaldi qui dans les années 50, pour se payer sa carte promo avec une photo des Studios Star (78 Champs Elysées) il nous ventait le bonheur d’un petit St Raphaël !!!! Hips !!!

Si cette pub vous choque, ou vous plait ! Vous pouvez toujours téléphoner au sémillant Mario, Chef d’orchestre et Compositeur, comme le disait la pub. Ah oui son tel de l'époque : FLAndre 19-65 …. À Aubervilliers

Dany Maurice : Histoire d'ambianceur

par Philippe Krümm

L'artiste en 1964

 

Véritable observateur volant, le P’tit Clown est omniprésent sur le terrain de l’accordéon.

 

Sur la planète de la musique à bretelles, tout le monde connaît Dany Maurice. Et Dany connaît tout le monde. Ce curieux bonhomme n’arrête pas de rajeunir en prenant de la bouteille. Il arpente l’Hexagone de haut en bas et de long en large. On le voit partout où l’instrument étire son soufflet. Artiste multi facettes, il a fait carrière surtout au son de l’accordéon comme animateur-fantaisiste, de Charley Bazin à Marcel Azzola, mais aussi chez Jacques Hélian. Et il a eu son propre orchestre. Il n’est pas accordéoniste, mais a apporté beaucoup à la boîte à frissons. Ce bourlingueur né a écrit plusieurs ouvrages, dont quatre merveilleux bouquins sur l’accordéon. Ils totalisent près de deux mille pages et constituent une encyclopédie photographique unique dans ce domaine. Il est l’auteur de nombreux morceaux composés avec ses amis. Et en tant qu’auto-éditeur, on lui doit plus de vingt CDs. Dany ignore la retraite, la vie est sur le terrain. Entretien avec cet observateur averti à l’œil malicieux et au jugement pertinent.

Dany avec au centre Jacques Hélian et l'organisateur d'un festival à Valencia en 1959

 

Avez-vous une idée du nombre d’accordéonistes rencontrés à ce jour ?

Entre deux cents et deux cent cinquante depuis 1936. J’avais alors 10 ans. Cette année-là, Maurice Alexander se produisait au Vel d’Hiv de Paris, dont la Reine des Six Jours était La Houpa. En me voyant, il me dit : « Ça va, le môme ? » Ça commençait bien !

En plein "sketch du train" (Algérie 1960)

Quelles sont les rencontres qui vous ont le plus marqué ?

D’abord Charley Bazin, qui se produisait au Fantasio, rue de Belleville à Paris, rendez-vous des jeunes de l’époque. Il m’a appris le métier. Sans lui, je serais sans doute resté laveur de carreaux, broyeur de poivre, livreur à triporteur ou représentant en soutien-gorge. J’ai exercé ces métiers avant d’entrer dans le monde artistique. Après mon séjour chez Charley, j’ai été animateur volant chez Louis Corchia, Loulou Legrand, Bruno Lorenzoni, Maurice Vittenet, Jean Dinardo, Émile Carrara et bien d’autres, avant de rejoindre Jacques Hélian puis Marcel Azzola.

En 1965 Dany et son orchestre : Gilbert Dameme (Sax, clarinette, flute, chant), André Orsini (Guitare, chant), Georges Azoulay (piano, chant), Jean Lapasin (batterie, accordéon, bandonéon, chant), Guido giovanoli (flûte, clarinette, sax, violon, contrebasse et chant !!!!)

 

Vous travaillez beaucoup avec les accordéonistes pour la composition. Vous en êtes à combien de titres ?

Environ deux cent cinquante, et aussi vingt-trois albums autoproduits.

 

Quels titres “marchent” le mieux ?

Les pasos, les valses. Je citerai La grand-mère de Dolorès, Crystal of perlouzes, Banksters en col blanc, Le cha-cha des bisous, La dame aux yeux bleus, Parisi la sortie, Sombreros et menteurs, etc.

A la mutualité à Paris  Dany Maurice et Jacques Hélian et la belle "Miss Métro" 1958

 

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

On écrit les morceaux avec deux ou trois copains accordéonistes. C’est toujours moi qui donne le titre, ainsi que le fil conducteur du texte. Ensuite, on collabore et affine. L’inspiration vient de l’actualité, de choses qui font rire, etc.

 

Vos titres sont souvent à base de jeux de mots et de sous-entendus : Banksters en col blanc, Tango des t’as mal où, Parisi la sortie, Fox ça chauffe, Crystal of perlouzes, etc. Est-ce votre marque de fabrique ?

Oui, j’aime ça. Je m’amuse avec les jeux de mots et ça m’inspire.Par exemple, nous avons fait un tango pour Chantal Soulu, je l’ai intitulé Soulution ! Pour un ami prof de médecine, j’ai fait Arthrose of Picardie.

 

On vous voit dans les festivals et principaux galas. Vous en faites combien par an ?

Depuis 2000, j’ai fait à peu près tous les festivals en France, et quelquefois à l’étranger. Mais bien avant, j’en ai présenté beaucoup : Les Gets, Salles-Lavaeltte, Seynod… Je pars quasiment toutes les semaines. Là, je reviens du centenaire de la naissance d’Édouard Duleu près de Toulouse. Il y avait quarante-cinq accordéoniste et mille deux cents personnes. Formidable.

 

Allez-vous à l’étranger ?

Ça m’arrive. Notamment en Suisse (Payerne), Allemagne (Hambourg), Italie, etc.

 

Êtes-vous invité dans des émissions de radios ?

Beaucoup. J’ai été invité au moins par soixante stations pour des émissions qui durent une ou deux heures. Récemment, ce fut Sud Radio à Toulouse.

Vous avez connu plusieurs générations de musiciens. Selon vous, quelle est la différence marquante entre les vedettes d’hier et les jeunes d’aujourd’hui ?

J’ai connu quatre générations. C’est difficile de comparer. Les méthodes ne sont plus les mêmes, l’environnement non plus. Autrefois, il y avait peu de professeurs alors qu’il y en a beaucoup maintenant. Hier, c’était les bals musette. Aujourd’hui, c’est les bals populaires. Chaque génération a son style. Les anciens ont eu beaucoup de mérite et j’adore les jeunes qui sont formidables.

 

Comment voyez-vous l’avenir de l’accordéon ?

Ça fait vingt ans qu’on dit « c’est fini ». Et ça continue naturellement. L’histoire n’est pas terminée et n’est pas prête de s’arrêter. Je ne me fais pas de souci pour l’accordéon. C’est l’instrument populaire par excellence et il sera toujours là.

 

Outre Charley Bazin et Marcel Azzola, quels musiciens vous ont le plus impressionné ?

Comme je l’ai dit, Charley m’a appris le métier. Avec Marcel, je suis venu pour un gala, je suis resté dix ans. Chez Jacques Hélian, au début je passais pendant vingt minutes, et à la fin une heure vingt. Des accordéonistes qui m’ont impressionné, il y en a plein : Jo Privat, Gus Viseur, Tony Murena, Émile Prud’homme et tant d’autres.

À votre avis, quels jeunes sortent du lot ?

Je ne peux pas citer de noms. Les jeunes sont fantastiques, avec un talent époustouflant. Il y en a cent cinquante ou deux cents qui sont formidables et je les adore.

 

Que pensez-vous des concours et championnats qui jalonnent le monde de l’accordéon ?

Ce n’est pas trop mon truc. S’il y en a beaucoup, il y a sans doute une raison. C’est une récompense pour les jeunes, une source d’émulation. Je trouve ça bien.

 

Quels sont vos projets ?

Aller dans les festivals, voir les jeunes, revoir les anciens. Continuer à écrire des morceaux en espérant arriver à trois cents en fin d’année. Éditer des CDs avec des jaquettes que je personnalise à ma façon, etc.

 

Avez-vous un secret à dévoiler pour conserver la jeunesse d’esprit et le dynamisme qui vous caractérisent ?

Il n’y a pas de secret. J’ai 38 ans dans le désordre. Je n’aime ni la pêche, ni la chasse, ni le bricolage, ni les boules. Ma seule passion, c’est le monde de l’accordéon et ça me tient en forme. J’aime le contact avec les musiciens mais aussi avec le public. N’oublions pas que l’on n’est rien sans le public. Je ne pose pas de questions. Ça durera ce que ça durera. Je file tout droit. Je tiens à remercier à tous mes amis accordéonistes avec qui je travaille. Je ne peux hélas pas tous les citer, mais ils se reconnaîtront. Merci à eux, je leur témoigne toute mon amitié.

Propos recueillis par Robert Brillaud.

(Article paru dans Accordéon & Accordéonistes N°88)

 

 

Medard Ferrero : Le premier Maitre de l'accordéon

par Philippe Krümm

 

 

Médard Ferrero est l’exemple même des grands professeurs d’accordéon sans qui, peut-être, Marcel Azzola, Louis Corchia, Joë Rossi, Louis Ledrich, André Blot, Luc Harvet, Émile Decotty et Frédéric Guérouet ne seraient pas ce qu’ils sont devenus par la suite : des vedettes de l’accordéon. Cependant, cet incomparable virtuose et compositeur ne se tourna de façon définitive vers l’enseignement qu’en 1959, après une brillante carrière d’instrumentiste et de soliste. Au  cours de celle-ci, il enregistra beaucoup de disques que, fort heureusement, quelques collectionneurs ont eu la bonne fortune de conserver.

 

Médard Ferrero naît à Marseille le 7 avril 1906 de parents d’origine italienne. Très jeune, il est initié à l’accordéon par son père, lui-même musicien amateur qui “tâte” déjà fort bien du diatonique. Élève du réputé professeur Ruggero, Médard donne sa première audition devant le public du Palais de Cristal de Marseille où il obtient un vif succès. Il n’est alors âgé que de 6 ans. Peu de temps après, il effectue une tournée avec le chanteur fantaisiste Polin qui le mène à Lyon, puis à Turin, Gênes et Milan. C’est donc en Italie que la guerre de 1914 le surprend. Il rentre en France avec son père et se remet à travailler l’accordéon avec acharnement. À l’âge de 16 ans, en 1922, il débarque à Paris en pleine vogue des bals musette qui prolifèrent un peu partout. Il trouve du travail dans une brasserie d’Aubervilliers, puis aux Quatre Chemins à Pantin. Il se produit en fin au Bal des Familles, rue des Vertus à Paris, où il fait un malheur, tant est grande sa virtuosité.

 

 

Seulement, le style musette n’est pas très apprécié par le jeune Médard qui lui préfère le classique. Il a la trempe d’un grand concertiste mais il faut bien gagner sa vie. Alors il joue au Rat Mort, à La Lanterne et dans quelques autres établissements de ce genre. Il attire l’attention de M. Coulon, directeur à l’époque de la filiale française des établissements Hohner, fameuse marque allemande d’accordéons et d’harmonicas. Il signe un contrat avec elle et sera fidèle à cette marque jusqu’à la fin de sa vie. On lui confie l’école d’accordéon Hohner qui deviendra célèbre grâce à lui. On applaudit Médard Ferrero qui poursuit en parallèle sa carrière artistique. En 1930, il est le premier accordéoniste à attaquer le style classique en soliste. De ce fait, il devient l’une des vedettes de la T.S.F. qui ne s’appelait pas encore la radio. Il passe en attraction sur la scène du cinéma parisien Le Paramount puis sur le Pont d’Argent lors du “Bal des Petits Lits Blancs” à l’Opéra de Paris, enfin aux côtés de Lucienne Boyer, vedette de la chanson, dont il deviendra l’accompagnateur attitré pendant quelque temps.

Il est aussi l’accordéoniste vedette des Éditions Salabert qui lui font enregistrer des disques avec ses “Montparnos”, qui porteront ensuite le nom de “clochards”. Mais ceux-ci n’ont qu’un lointain rapport avec les vrais, ceux “de la Cloche”. En effet, la musique de Médard est empreinte d’un souffle puissant qui donne à l’accordéon ses véritables titres de noblesse. Car il n’y a qu’un Ferrero pour exécuter du Liszt, du Brahms ou du Rachmaninov !

 

En rencontrant Adolphe Deprince et Marceau, il formera avec eux un trio exceptionnel  qui fait sensation à Bourges dans une éblouissante interprétation de l’ouverture de Sémiramis. Le cinéma accapare aussi Médard Ferrero qui tourne dans plusieurs films, comme “Le roi des resquilleurs” avec Georges Milton et “La maternelle” avec Madeleine Renaud. C’est aussi l’époque de ses grandes compositions qui font toujours autorité actuellement et qui sont considérées comme de grands classiques de l’accordéon : Mazurka fantaisie, Fugitive, La rafale, etc. Il devient la vedette des disques Polydor et enregistre plusieurs titres avec un autre futur “grand” de l’accordéon : Gus Viseur.

Après la Seconde Guerre mondiale, Médard Ferrero consacre la majeure partie de son activité comme professeur chez Hohner où il forme les futures vedettes citées plus haut. De plus, il écrit plusieurs méthodes d’accordéon (aux éditions Hohner) qui sont un modèle du genre : “Première année”, “Degré moyen”, “Degré supérieur” et “Virtuosité”. Il ne faut pas oublier non plus que Médard Ferrero obtient à l’époque les plus grands prix dans les plus grands concours : 1er prix du festival de musique de Rouen ; hors concours à Bruxelles avec le titre de champion international, sans compter d’importants concours en Allemagne, Angleterre, Belgique, Italie et Suisse. En 1964, Francis Baxter réalise l’un des derniers enregistrements de Ferrero pour le remarquable album “Orly — Palmarès de l’accordéon” dans lequel Médard interprète ses deux plus grands succès : Fugitive et Mazurka-fantaisie.

Médard Ferrero décède en son domicile, dans la banlieue parisienne, le 19 novembre 1972. Ce jour-là, tous les grands noms de l’accordéon de l’époque jusqu’à ses élèves les plus modestes vinrent lui rendre un dernier et vibrant hommage. Il reste aujourd’hui de Médard Ferrero le souvenir du plus formidable professeur que le monde de l’accordéon ait connu.

Roland Manoury (article paru dans Accordéon & Accordéonistes N°89)

© Photos : D.R. (coll. Roland Manoury)

 

 

 

Seulement pour les fanatiques du Tango Par William Sabatier

par Philippe Krümm


 

 

Quel tanguero êtes-vous ? Un fin connaisseur du tango, un chasseur d’histoires et d’anecdotes rares ? Un boulimique qui dévore les vieux enregistrements pour en saisir toutes les essences ? Ce questionnaire vous identifiera suivant vos connaissances. C’est simple, chaque bonne réponse vaut 2 points et une mauvaise 0. À vous de jouer.

 

1 • En quelle année Carlos Gardel est-il mort ?

¨ a) 1935

¨ b) 1944

¨ c) 1939

¨ d) 1933

 

2 • Comment s’appelle le premier tango canción (chanson) ?

¨ a) A Media Luz

¨ b) La Cachila

¨ c) El Choclo

¨ d) Mi Noche Triste

 

3 • Quel célèbre bandonéoniste meurt à Paris en 1924 ?

¨ a) Vicente Greco

¨ b) Eduardo Arolas

¨ c) Pedro Laurenz

¨ d) Domingo Santa Cruz

 

4 • Quel bandonéoniste enregistre le disque “Don Bandoneon” en 1979 ?

¨ a) Juan José Mosalini

¨ b) César Stroscio

¨ c) Olivier Manoury

¨ d) Primo Corchia

 

5 • Qui est l’auteur du tango Recuerdo ?

¨ a) Osvaldo Pugliese

¨ b) Julio De Caro

¨ c) Fransico Canaro

¨ d) Carlos Di Sarli

 

6 • Quel célèbre fabricant de bandonéon à commercialisé le Doble A ?

¨ a) Ernest louis Arnold

¨ b) Alfred Arnold

¨ c) Fratelli Crosio

¨ d) Cavagnolo

 

 

7 • Parmi ces rythmes, lequel n’est pas lié au tango?

¨ a) Tango

¨ b) Milonga

¨ c) Candombe

¨ d) Chamame

 

8 • Dans laquelle de ces villes est né le bandonéon ?

¨ a) Carlsfeld

¨ b) Castelfidardo

¨ c Hambourg

¨ d Munich

 

9 • Comment surnomme-t-on le bandoneon ?

¨ a) El Chancho

¨ b) El Fueye

¨ c) El Pollo

¨ d) El Pato

 

10 • Avec qui Astor Piazzolla compose le tango S.V.P. ?

¨ a) Marcel Feijoo

¨ b) Anibal Troilo

¨ c) Horacio Ferrer

¨ d) Juan Carlos Cobian

 

11 • Qui fut le guitariste de l’Octeto Buenos Aires en 1956 ?

¨ a) Roberto Grela

¨ b) Cacho Tirao

¨ c) Oscar Lopez Ruiz

¨ d) Horacio Malvicino

 

12 • Qui est le guitariste qui collabora avec Anibal Troilo  de 1957 à 1963 ?

¨ a) Cacho Tirao

¨ b) Roberto Grela

¨ c) Unbaldo De Lio

¨ d) Django Reinhardt

 

13 • Quel fut le dernier orchestre de tango de La Coupole ?

¨ a) Marcel Feijoo

¨ b) Primo Corchia

¨ c) Tito Bachicha

¨ d) Quintin Verdu

 

 

14 • Quel est le chanteur argentin arrivé dans les années 1950 en France ?

¨ a) Ernesto Rondo

¨ b) Reynaldo Anselmi

¨ c) Carlos Gardel

¨ d) Jean Raphael

 

15 • Dans les années 1950, Astor Piazzolla enregistre à Paris un disque pour Vogue. Comment s’appelle t’il ?

¨ a) Révolution du tango

¨ b) Sinfonia de Tango

¨ c) Histoire du Tango

¨ d) La Muerte del tango

 

16 • Lequel de ces orchestres n’est jamais venu en France ?

¨ a) Julio de Caro

¨ b) Sexteto Mayor

¨ c) Francisco Canaro

¨ d) Juan D’Arienzo

 

17 • Avec quel orchestre Leopoldo Federico n’a-t-il jamais joué ?

¨ a) Horacio Salgan

¨ b) José Basso

¨ c) Carlos Di Sarli

¨ d) Osmar Maderna

 

18 • Lequel de ces accordéonistes célèbres n’a pas joué de bandonéon ?

¨ a) Jo Privat

¨ b) Tony Murena

¨ c) Marcel Azzola

¨ d) Gus Tatave Viseur

 

19 • Quel est le grand chanteur de tango mort tragiquement dans un accident de voiture en 1964 ?

¨ a) Hector Maure

¨ b) Julio Sosa

¨ c) Alberto Podesta

¨ d) Tito Reyes

 

20 • Parmi ces quatre titres, lequel Troilo n’a-t-il pas écrit ?

¨ a) Sur

¨ b) Mi Refugio

¨ c) Maria

¨ d) Pa’ Que Bailen Los Muchachos

 

21 • Quelle est la fila de bandoneones d’Osvaldo Pugliese qui interpréte Quejas de bandonéon ?

¨ a) Ruggiero - Lavallén - Plaza - Penón

¨ b) Penón - Mosalini - Binelli - Mederos

¨ c) Penón - Alvarez - Binelli - Adrover

¨ d) Penón - Binelli - Prevignano, Adrover

 

22 • Piazzolla a dit un jour : « L’amour rend aveugle, moi il m’a rendu sourd. » De qui parle-t-il ?

¨ a) Amelita Baltar

¨ b) Eladia Blaquez

¨ c) Nelly Vasquez

¨ d) Milva

 

23 • Parmi ces quatre bandonéonistes, lequel fut un des fondateurs du Sexteto Mayor en 1973 ?

¨ a) Luis Stazo

¨ b) Antonio Rios

¨ c) Leopoldo Federico

¨ d) Anibal Troilo

 

24 • Parmi ces quatre chanteurs, lequel n’a pas enregistré avec Anibal Troilo ?

¨ a) Miguel Montero

¨ b) Edmundo Rivero

¨ c) Tito Reyes

¨ d) Roberto Goyeneche

 

25 • Sous quel nom le bandonéoniste Yoshinori Yoneyama était-il plus connu ?

¨ a) Carlito

¨ b) Tanguito

¨ c) Gatito

¨ d) Chanchito

 

Résultats :

1-a • 2-d • 3-b • 4-a • 5-a • 6-b • 7-d • 8-a • 9-b • 10-a • 11-d • 12-b • 13-c • 14-a • 15-b • 16-d • 17-b • 18-d • 19-b • 20-b • 21-c • 22-a • 23-a • 24-a • 25-a.

 

• Si vous avez un score entre 0 et 20 :

Vous êtes un tanguero en devenir. Votre culture tanguera est encore fragile. Il vous manque des heures et des heures d’écoute. Vous avez certaines bases mais vous n’embrassez pas l’histoire du tango dans sa globalité. Il va falloir vous passionner un peu plus aux petites histoires, aux petites légendes et autres anecdotes.

 

• Si vous avez un score entre 20 et 40 :

Vous êtes un tanguero confirmé et déjà fin connaisseur. On sent que votre passion pour la culture porteña n’est pas à remettre en cause. Mais il vous manque encore ce petit côté obsessionnel qui vous pousse à vouloir tout connaître.

 

• Si vous avez un score entre 40 et 50 :

Là, on est face à un tanguero avec une expérience rare. Un obsessionnel méticuleux, qui ne laisse rien passer. Dont la mémoire regorges d’histoires précieuses, de légendes qui font la mythologie du tango, et d’anecdotes passionnantes.

L’accordéon ? Je l’aime, cet animal ! : ZAZA FOURNIER

par Philippe Krümm

 

Elle est originale, cette jeune fille à l’accordéon qui balance quelques airs de hip hop et de java avec un bel aplomb. Zaza Fournier, à la voix rauque, séduit et enlace de ses mots impertinents, doux et aigres à la fois.

© Hervé Leteneur

L’accordéon a t-il été votre premier instrument ? S’est-il imposé comme l’accompagnateur idéal de la rue à la scène ?

Rien ne fut prémédité. Tout cela m’a dépassé, car l’accordéon est entré dans ma vie comme par surprise, par enchantement. J’ai commencé par le violon pendant une dizaine d’années, mais je n’adhérais pas vraiment à cet instrument que je trouvais trop rigide, il ne me correspondait pas. Je ne parvenais pas à composer, alors que l’accordéon pouvait satisfaire mon désir de chanter. Et puis peut-être s’est-il imposé à moi grâce à ma tante Magalie Fournier qui chantait et s’accompagnait à l’accordéon. Adolescente, lorsque je passais du temps chez elle, j’étais fascinée, j’adorais l’écouter. Je pensais que la vie que je voulais, c’était la sienne. Aurait-elle joué de la cornemuse que j’aurais voulu moi aussi en jouer ! Et je me souviens que, lorsque j’allais la voir et l’accompagner avec mon violon, cela me donnait une furieuse envie de chanter. Mais avec le violon et cet archet trop raide, je me sentais frustrée. C’est pourquoi l’accordéon s’est alors imposée à moi. Je ne connaissais rien de lui au départ, si ce n’est cette vertu inouïe d’accompagnateur.

 

Qu’aimez-vous dans cet instrument ?

Ce qu’il me donne, c’est d’abord une sensation physique. On ne peut pas le nier, le zapper, il est très présent. Il est contre soi, on se bat avec, on est attaché, on ne peut pas le détourner. On l’aime ou on le déteste. Il a un son particulier, et son passif au final me plaît.

 

Vous avez chanté dans les rues, les bars. Ce fut une bonne formation ?

Je suis descendue dans la rue car je voulais commencer à gagner ma vie en faisant quelque chose qui me plairait, sans savoir néanmoins où cela me mènerait. Ma formation de comédienne me permettait aussi de me sentir à l’aise pour chanter dans les bistrots, n’importe où. Très vite, je me suis rendu compte que j’adorais ça.

 

Et puis, soudain il y a la scène, un album “Zaza Fournier” et de nombreux concerts…

Oui, c’est incroyable. Mais c’est aussi la chance d’avoir eu des amis qui ont cru en moi. Qui ont voulu m’aider. Rob et Jack Lahana aimaient mon travail, ils m’ont soutenu. Ils m’ont poussée, seule je n’aurais jamais imaginé me retrouver sur de telles scènes et d’avoir tout d’un coup un agenda bien rempli. 

 

C’est étrange de vous voir seule sur scène avec votre accordéon et cet orchestre virtuel qu’est votre iPod…

Oui, c’est quelque chose que je faisais déjà chez moi depuis quelque temps. Ce truc fait partie de moi, l’iPod me situe. Je n’ai que 24 ans, j’aime cette possibilité de rendre visible mon époque. Par exemple, je me souviens d’un concert de Mathieu Boogaerts qui utilisait un écran projetant des musiciens virtuels. Je trouvais cela très intéressant, même si je pense que la musique se fait avec de vrais gens.

 

Pensez-vous poursuivre l’aventure avec ce mini-orchestre ?

Bien sûr que non. J’aurais sans aucun doute envie de passer à autre chose. Peut-être même aurais-je le désir d’avoir une formation avec de Vrais Musiciens.

 

Vous situez-vous entre chanson réaliste et humoristique, un peu funk et java ?

Je ne me situe pas dans la chanson réaliste, même si j’ai chanté certaines chansons de Fréhel, Damia, Édith Piaf, etc. Je ne berce pas dans la nostalgie. Je me sers de mes références multiples et actuels : funk, hip hop, soul… J’écoute de tout, je prends toutes les musiques, je ne rentre pas dans telle ou telle catégorie. Par exemple, à propos de Mon slow, on est parti d’un titre d’Al Green réarrangé et saupoudré de perles de nacre de l’accordéon. Un clin d’œil, en quelque sorte. J’aime penser qu’il y a autant de Brigitte Fontaine, Otis Redding, Elvis Presley, Édith Piaf, autant de boîtes à rythmes que de flûtes. Et sinon, l’écriture reste le fil conducteur, au centre de mon travail.

 

Vous aimez soigner votre look avec ce côté années 1950 version 2009. Une nana à l’accordéon c’est rare, vous avez un petit air très Vegas (Jasmine) ?

En dehors du fait que je m’intéresse à la mode, je m’étais amusée à mettre des fleurs dans les cheveux et puis le style a suivi. Cela fonctionne bien. Oh, c’est vrai on m’a souvent parlé de cette chanteuse, Jasmine Vegas. Le côté décalé me plaît beaucoup. Il y a aussi Yoanna, j’aime bien ce qu’elle fait.

Le côté “femme et accordéon”, au début, ça me gavait que l’on associe tout le temps l’accordéon à la même rengaine, à quelque chose de rétro. J’ai l’impression qu’il est mal connu. Quand on me balance ces références, oui, cela m’énerve. Elles existent, mais il n’y a pas que cela.

 

Justement, quelles sont vos références en matière d’accordéon ?

Richard Galliano, que j’ai eu la chance de voir au festival jazz musette manouche des Puces de Saint-Ouen avec qui je partageais l’affiche. J’adore son album avec Michel Portal. L’accordéon s’apparente bien sûr à la chanson, j’ai beaucoup écouté Piaf, Brel, Barbara… Et puis Tom Waits, qui m’a permis de réaliser que l’accordéon était un instrument incroyable parce que hors normes. Qu’il pouvait se jouer de mille façons. Il y  a tellement de groupes : Java, Pigalle, Têtes Raides, La Rue Kétanou, etc.

 

Pensez-vous toujours garder auprès de vous l’accordéon ?

Je compose avec lui, j’en ai besoin. Mais il faut aussi que je m’y mette plus sérieusement. Je veux progresser, prendre des cours. Je ne suis pas du tout instrumentiste, mais je dois progresser, car je l’aime cet animal.

 

Depuis que vous entrez dans l’espace accordéon, les choses ont-elles changé ?

Oui, je découvre un monde nouveau. Je suis invitée à des festivals que je ne connaissais pas, “Wazemmes l’accordéon” par exemple. Je découvre des noms, des gens sensationnels qui se révèlent être des accordéonistes ou des passionnés de cet instrument. Jean Corti, Allain Leprest, Christian Olivier des Têtes Raides, Thomas Fersen… Récemment, j’ai croisé Marcel Loeffler qui travaillait avec Areski. Et je peux dire que j’ai pris une grosse raclée. Il a fait trois pistes, et j’ai pleuré à chaque fois, tellement c’était puissant. Il y avait une telle liberté… L’homme et l’instrument ne faisant plus qu’un. Marcel est un virtuose, son corps se transforme, c’est superbe.

 

Vous avez participé à l’album “Fiorina” de Jean Corti ?

C’est un honneur que d’avoir été invitée à jouer au concert de Jean Corti aux Bouffes du Nord pour célébrer l’album “Fiorina”. C’est un homme généreux, pas prétentieux du tout. J’ai eu la chance d’interpréter Les vieux, une de mes chansons préférées. Je me souviens de la première fois où je devais la chanter, j’étais très impressionnée. À un moment donné, je lui ai demandé : « Dites-moi si ça ne va pas, si je me suis plantée. » Il m’a répondu : « Ben non, c’est le pied ! » Je n’en revenais pas. Nous avons alors passé un moment simple et généreux. Puis je l’ai chantée aussi à l’Alhambra et Christian Olivier est venu se joindre à moi, c’était génial. Christian est un professionnel, il ne triche pas. Tous les invités de l’album “Fiorina” sont impressionnants de talent : Thomas Fersen que j’ai beaucoup écouté, Allain Leprest, auteur remarquable, Loïc Lantoine, du grand art. J’ai beaucoup de chance.

 

Parlez-nous de Mademoiselle

Au niveau musical, c’est un hommage à Tom Waits, dans ce qu’il y a de bancal, de cassé, dans la recherche des sons. Pour ce qui concerne, j’ai écrit cette chanson tout à fait par hasard. Je ne revendique pas la cause transexuelle, mais la question du genre m’intéresse. Avec l’un de mes professeurs Stephane Auvray-Naurois, metteur en scène et comédien qui a beaucoup compté pour moi, nous abordions souvent ce sujet. J’aime en effet le côté poétique et courageux du travestissement. Cet acte me touche, mais je n’avais pas conscience combien ce sujet était encore tabou. J’ai été bouleversée un jour par l’attitude de certaines personnes très agressives.  Il a fallu que je continue à la chanter plus fort encore, comme si je faisais un acte de revendication ou de rébellion.

 

Baiser d’un soir ?

C’est la première fois que j’écrivais pour quelqu’un. J’ai dépassé quelque chose, l’écriture s’est transformée. C’est un déclic personnel. Une chanson qui a déjà deux ans, presque trois. Je ne m’en lasse pas.

 

Sur scène, vous aimez rendre un hommage à Elvis ?

J’adore Elvis, le chanteur, et l’attitude qu’il a toujours eu sur scène. Il semblait jouer sur le second degré. Dans certaines de ses vidéos ou dans ses films, on voit beaucoup d’humour dans ses mimiques et ses grimaces, dans sa manière d’être sur scène. Il semble de ne pas se prendre au sérieux. Il sait utiliser son image, en joue à merveille et envoie de la joie. C’est cette joie  que j’espère aussi partager avec le public.

Propos recueillis par Françoise Jallot

 



 

La photo du lundi : Maugein l'accordéon qui fait aussi chaise !

par Philippe Krümm





Lors des nuits de nacre qui viennent de se terminer la firme Maugein fêtait ses 90 ans.

Et 2009 semble être une année importante pour la marque…Car comme pour de nombreuses entreprises, les temps sont durs ! Et pour Maugein, on parle du départ à la retraite et donc du remplacement de René Lacheze, le très emblématique dirigeant actuel de la firme de Tulle. Hors donc la petite photo est celle de l'orchestre de Robert Didier et son chromatique Maugein blanc, prise dans les années 60.

Vous remarquerez la très belle sono pour l'époque et surtout les guitares électriques aux profils profilés.

Bon anniversaire Maugein …Et longue vie !

Photo du lundi : Harmoniflute… Le bel accordéon de salon.

par Philippe Krümm


 

Être ou ne pas être joueur d’harmoniflute.

 

Le plus étonnant sur cette photo de la fin du 19 eme siècle, c’est qu’elle fut prise par « Morris Moss », photographe, au 487 George-St. South – Sydney, Australie !

 

Le plus connu, car le plus productif des fabricants d'harmoniflute le petit "harmonium pliable, fut Mayer Marix à Paris, qui passa un brevet pour cet instrument en 1856. Avant lui l’harmonium de Debain -Paris 1842- Le polka d’Alexandre -Paris1849- Ou le flutina-polka de Busson -Paris 1850- furent des cousins très proches de notre petit harmonium portatif.

 

 

 

PS : Quelques problèmes personnels sont la cause du peu de mise en place d’articles sur mon blog. Dans les prochains jours de nouvelles pages verront le jour.

 

Merci à tous…

 

Photo du lundi : orchestre de bal en Allemagne !

par Philippe Krümm

 

 

 

 

Ils ont des "tronches" ces musiciens du « D’Weana Fiaker-Schrammeln » !

Cette photo prise en 1928 nous montre : Nazi Furthner avec une très belle guitare lyre (guitare dite à basses volantes …), Toni André au violon et Ferry Schneider a l’accordéon de marque Medelstein & Maad ? . dans des textes, ils sont qualifiés d’un trio constitué de grands maîtres. Malheureusement, je n’ai jamais entendu la musique de ces trois personnages… Alors, si parfois vous qui venez sur ce blog, avez un peu de son, je suis bien évidemment preneur…

 

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