Archives pour: Mars 2010, 28
Médicis : Madagascar. Disparition d’un merveilleux accordéoniste
par Philippe Krümm
La photo du lundi sort avec un peu d'avance. Malheureusement elle est vraiment très triste .
Médicis mort d'un superbe musicien.

Vendredi 27 Mars 2010, on apprenait la disparition dans un accident de voiture (suivant le peu d’information que je possède....aujourd'hui nous en savons plus il fut tué par des voleurs lire l'article de l'express de Madagascar ci-dessous) de l’accordéoniste gaucher connu sous le superbe nom de Médicis. De son vrai nom Jean Maryse Rabesiaka il avait créé son groupe en 1999, spécialiste des rythmes et des musiques du sud de la grande île, le Tsapike, le renitra ou le masikoro . Après avoir gagné quelques concours à Madagascar, il commençait à séduire les amateurs de musiques du monde dans de nombreux pays. On avait apprécié son style, il y a deux ans dans sur différentes scènes françaises comme au festival du grand soufflet à Rennes. Quand on lui demandait sa particularité ce qui faisait son succès lors de ses quelques passages à l’étranger, il disait « Ce qui nous différencie aussi d’autres groupes, c’est l’accordéon qui est la base de ma musique. Les étrangers ne pensaient pas qu’on pouvait jouer des morceaux rythmés avec cet instrument. Ils considèrent toujours cet instrument destiné à la valse ou au tango ! »
Médicis poignardé en poursuivant des voleurs
Le milieu artistique malgache est scandalisé par la mort du chanteur-accordéoniste Médicis. Ce dernier âgé de 34 ans a été assassiné vendredi soir à la sortie d’un concert.
Un drame terrible frappe le monde artistique. Le chanteur et virtuose-accordéoniste Médicis a violemment trouvé la mort, vendredi soir, suite à un coup de poignard reçu dans le dos. L'artiste venait d'assister au concert du groupe français Shoppings au Bus avec sa compagne française Sandra, avec qui il a déjà un enfant.
« Le couple habite à Ankadifotsy, pas loin du Bus. Sur le chemin du retour, à pied vers 22 heures, deux malfaiteurs ont pris d'assaut le sac de Sandra et pris la fuite. Médicis a tenté de récupérer le sac en poursuivant les bandits, mais ces derniers ont pris le large. Résigné, le chanteur a fait demi-tour pour rejoindre sa compagne. Mais à la surprise du couple, les malfrats sont revenus en courant pour poignarder le malheureux dans le dos », confie un proche de la famille, en rapportant le récit de Sandra. Bousculée par terre, celle-ci a une légère blessure au genou et sur la figure.
Samedi matin, l'atmosphère a été lourde à la morgue de l'hôpital militaire de Soavinandriana. La tristesse et la révolte se lisent sur les visages des proches et amis qui se sont recueillis devant le corps de l'accordéoniste. À titre personnel, en tant que fils du Sud, le premier ministre Camille Vital y est venu vers midi.
Mais quelles mains crapuleuses ont-elles pu infliger la mort à un jeune artiste, à l'avenir aussi flamboyant que l'était Médicis? Les connaisseurs le considèrent comme un digne successeur à l'accordéoniste tuléarois mondialement connu Régis-Gizavo. L'ascension de sa carrière a comme indice ses nombreuses participations dans plusieurs festivals internationaux , ces dernières années.
Tournée internationale
«Médicis et moi ,attendons la confirmation de la chanteuse Razia Saïd pour l'accompagner dans sa tournée internationale prévue en avril. Nous devrions partir incessamment», confie le guitariste Miary Lepiera.
« Médicis a porté haut le flambeau de la culture de notre région. C'est bien triste qu'il perde la vie dans une circonstance aussi dramatique alors qu'il n'a fait aucun mal. Mais cela nous oblige à reconnaître que la sécurité demeure fragile actuellement », déclare le ministre Maharante Jean de Dieu, venu à la morgue, en tant qu'oncle du défunt.
« Cela montre que personne n'est à l'abri du danger criminel à l'heure actuelle. On ne sait plus jusqu'où notre prudence peut-elle assurer notre vie », s'écrie le chanteur Théo Rakotovao du groupe Mikea. « C'est triste que cela arrive à une personne aussi gentille que lui », regrette Agnès Clausse qui, en sa qualité de chef du projet franco-malgache Art-Mada, a eu l'occasion de connaître l'artiste de son vivant.
« C'est gratuit de l'avoir achevé alors qu'il a déjà abandonné la poursuite des malfaiteurs. L'agissement des tueurs porte à croire qu'ils pourraient bien être des mecs du quartier et ils ont eu peur d'être identifiés », analyse le plasticien haïtien Michel Doxis, ayant déjà collaboré avec Médicis lors de la célébration de la fête de la musique en 2008. « Selon Sandra, il y avait à peine Ar 60 000 dans son sac, plus ses papiers qu'elle a tout perdus », rapporte Mamy Gotso, proche ami du couple victime.
Dans la soirée du samedi, la dépouille du chanteur a été transférée à la caserne de la gendarmerie à Mahazoarivo, après que les artistes aient négocié vainement l'autorisation des responsables pour une veillée au CEMDLAC ou à l'Espace Rado, en vue d'un digne hommage populaire. Une veillée à la très « festive » tradition funèbre antandroy a eu lieu toute la nuit , avant le départ du cortège vers Toliara, dimanche matin.
Le virtuose gaucher
Médicis ou Jean Maryse Rabesiaka de son vrai nom est originaire de Toliara. Il a commencé à jouer de l'accordéon à l'âge de 7 ans. Il a créé son groupe Médicis en 1999, à l'issue d'un concours organisé par l'Alliance française de Toliara duquel il a été le lauréat.
Si à Madagascar, il n'est connu que par un public averti, à l'étranger, Médicis est sollicité de partout. Il accompagne Razia Said lors de ses représentations à Madagascar. Habitué des grands festivals de l'accordéon en France, l'année dernière, il a participé au Festival Akkordeonale en Allemagne. Du festival de Belfort au Grand Soufflet de Rennes en passant par le festival de la Francophonie, Médicis et son accordéon ont toujours su séduire le public.
Aux côtés de Régis Gizavo et Lego, Médicis fut l'un des personnages clés de l'accordéon malgache. Distiller les rythmes du Sud avec de l'accordéon a toujours été son fort. Dans une interview accordée au site sobika.com, il a souligné que le succès de sa musique réside dans sa façon de faire découvrir cette autre facette de l'accordéon.
Depuis quelques temps, Médicis a commencé à se faire connaître au niveau local. Il a été aperçu aux côtés de Stéphanie dans le clip intitulé « Fihavanana » du groupe Tsakarao.
Domoina Ratsara et Hernan Rivelo
Date : 30-03-2010 l’express de Madagascar on line
« Le couple habite à Ankadifotsy, pas loin du Bus. Sur le chemin du retour, à pied vers 22 heures, deux malfaiteurs ont pris d'assaut le sac de Sandra et pris la fuite. Médicis a tenté de récupérer le sac en poursuivant les bandits, mais ces derniers ont pris le large. Résigné, le chanteur a fait demi-tour pour rejoindre sa compagne. Mais à la surprise du couple, les malfrats sont revenus en courant pour poignarder le malheureux dans le dos », confie un proche de la famille, en rapportant le récit de Sandra. Bousculée par terre, celle-ci a une légère blessure au genou et sur la figure.
Samedi matin, l'atmosphère a été lourde à la morgue de l'hôpital militaire de Soavinandriana. La tristesse et la révolte se lisent sur les visages des proches et amis qui se sont recueillis devant le corps de l'accordéoniste. À titre personnel, en tant que fils du Sud, le premier ministre Camille Vital y est venu vers midi.
Mais quelles mains crapuleuses ont-elles pu infliger la mort à un jeune artiste, à l'avenir aussi flamboyant que l'était Médicis? Les connaisseurs le considèrent comme un digne successeur à l'accordéoniste tuléarois mondialement connu Régis-Gizavo. L'ascension de sa carrière a comme indice ses nombreuses participations dans plusieurs festivals internationaux , ces dernières années.
Tournée internationale
«Médicis et moi ,attendons la confirmation de la chanteuse Razia Saïd pour l'accompagner dans sa tournée internationale prévue en avril. Nous devrions partir incessamment», confie le guitariste Miary Lepiera.
« Médicis a porté haut le flambeau de la culture de notre région. C'est bien triste qu'il perde la vie dans une circonstance aussi dramatique alors qu'il n'a fait aucun mal. Mais cela nous oblige à reconnaître que la sécurité demeure fragile actuellement », déclare le ministre Maharante Jean de Dieu, venu à la morgue, en tant qu'oncle du défunt.
« Cela montre que personne n'est à l'abri du danger criminel à l'heure actuelle. On ne sait plus jusqu'où notre prudence peut-elle assurer notre vie », s'écrie le chanteur Théo Rakotovao du groupe Mikea. « C'est triste que cela arrive à une personne aussi gentille que lui », regrette Agnès Clausse qui, en sa qualité de chef du projet franco-malgache Art-Mada, a eu l'occasion de connaître l'artiste de son vivant.
« C'est gratuit de l'avoir achevé alors qu'il a déjà abandonné la poursuite des malfaiteurs. L'agissement des tueurs porte à croire qu'ils pourraient bien être des mecs du quartier et ils ont eu peur d'être identifiés », analyse le plasticien haïtien Michel Doxis, ayant déjà collaboré avec Médicis lors de la célébration de la fête de la musique en 2008. « Selon Sandra, il y avait à peine Ar 60 000 dans son sac, plus ses papiers qu'elle a tout perdus », rapporte Mamy Gotso, proche ami du couple victime.
Dans la soirée du samedi, la dépouille du chanteur a été transférée à la caserne de la gendarmerie à Mahazoarivo, après que les artistes aient négocié vainement l'autorisation des responsables pour une veillée au CEMDLAC ou à l'Espace Rado, en vue d'un digne hommage populaire. Une veillée à la très « festive » tradition funèbre antandroy a eu lieu toute la nuit , avant le départ du cortège vers Toliara, dimanche matin.
Le virtuose gaucher
Médicis ou Jean Maryse Rabesiaka de son vrai nom est originaire de Toliara. Il a commencé à jouer de l'accordéon à l'âge de 7 ans. Il a créé son groupe Médicis en 1999, à l'issue d'un concours organisé par l'Alliance française de Toliara duquel il a été le lauréat.
Si à Madagascar, il n'est connu que par un public averti, à l'étranger, Médicis est sollicité de partout. Il accompagne Razia Said lors de ses représentations à Madagascar. Habitué des grands festivals de l'accordéon en France, l'année dernière, il a participé au Festival Akkordeonale en Allemagne. Du festival de Belfort au Grand Soufflet de Rennes en passant par le festival de la Francophonie, Médicis et son accordéon ont toujours su séduire le public.
Aux côtés de Régis Gizavo et Lego, Médicis fut l'un des personnages clés de l'accordéon malgache. Distiller les rythmes du Sud avec de l'accordéon a toujours été son fort. Dans une interview accordée au site sobika.com, il a souligné que le succès de sa musique réside dans sa façon de faire découvrir cette autre facette de l'accordéon.
Depuis quelques temps, Médicis a commencé à se faire connaître au niveau local. Il a été aperçu aux côtés de Stéphanie dans le clip intitulé « Fihavanana » du groupe Tsakarao.
Domoina Ratsara et Hernan Rivelo
Date : 30-03-2010 l’express de Madagascar on line






28.03.10 11:12:14, 
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