One Magic Mirror Under a Groove
Lundi 3 août, pour la clôture du Black Summer Festival, le Cabaret Sauvage s’est transformé, l’espace d’une nuit, en une planète régie par la loi du Supergroovalisticprosifunk !
Souvent comparé à Gil Scott Heron pour son attachement à la tradition pure du Spoken Word, Anthony Joseph a sorti son dernier album « Bird Head Son », surnom qu’on lui donnait quand il était enfant, en janvier dernier.
Anthony Joseph au New Morning en avril 2009 :
Ainsi donc, ce beau monde a débarqué lundi 3 août pour un concert des plus surréalistes. Au delà des costumes des musiciens sur scène ou de leur nombre impressionnant, une vingtaine, les inventeurs du P Funk semblaient fraîchement débarquer des années 1970. Mr George Clinton ne s’est pas trop fait attendre. Au bout d’un quart d’heure et vêtu d’une espèce de djellaba aux couleurs des nations du monde, il rejoignait son groupe sur scène pour un chauffage de foule durant lequel tout le public était appelé à formuler son désir par une revendication claire, nette et concise : « We Want Funk ! » Jihane Bensouda
Le meilleur remix hip-hop de Flashlight, avec Q-Tip, Busta Rhymes, Ol'Dirty Bastard
Georges Clinton ce soir au Cabaret Sauvage !!!!!

Ce soir c'est le grand soir, Monsieur George Clinton, figure emblématique de la musique funk américaine, grand manitou des formations Parliament et Funkadelic (P-Funk), sera au Cabaret Sauvage à Paris pour clôturer l'excellent Black Summer Festival !
Pour patienter, un petit live glâné sur Youtube avec le titre "Atomic Dog" qui a fait, comme de nombreux titres de Clinton les belles heures hip hop US et de Snoop Dogg en particulier ! (ici c'est Busta Rhymes qui vient poser avec le père du P-Funk) :
Roy Ayers : la leçon de musique



Jihane Bensouda
Rock the Congo
Mercredi 15 juillet, c’était LA soirée du festival Black Summer à ne pas manquer. Réunis sous le chapiteau du Cabaret Sauvage, les trois groupes congolais du label Crammed Discs nous ont offert des concerts électriques et éclectiques, alliant rumba congolaise classique et musiques régionales, dignité et inventivité.
Le premier groupe à se produire, les Kasaï All Stars, est né de la réunion entre les membres de plusieurs groupes originaires de la région du Kasaï, de cinq éthnies différentes qui poussés à émigrer à Kinshasa pour des raisons économiques, ont continué à faire évoluer leur musiques régionales, en gardant leurs instruments traditionnels mais en les amplifiant pour être entendus parmi les rumeurs de
Juste le temps d’aller chercher quelques victuailles, du genre chipo et bière, et le second concert démarrait déjà. Et parler de concert dans le cas des artistes qui ont succédé aux Kasaï Allstars, est un mot trop dérisoire. C’était l’évènement de
Le concert en lui-même était magique. Accompagnés de Roger Landu, virtuose du satongé, monocorde fait d’un arc et d’une boite de conserve qu’il s’est fabriqué lui-même, ils ont réjoui un public qui affichait un sourire béat tout en bougeant tantôt lascivement, tantôt énergiquement aux sons des harmonies de ces chanteurs et musiciens hors pair.
Après Staff Benda Bilili, suivait le concert du ceux qui ont contribué à populariser la musique congolaise "tradi-moderne" au-delà de ses frontières: Konono n°1. Créé il y a 25 ans par des musiciens originaires de la région Bazombo qui ont, comme les Kasaï Allstars, migré vers la capitale et électrifié leurs instruments pour obtenir plus de puissance, Konono n°1 est une institution. Avec un son souvent comparé à celui de Kraftwerk, à la limite entre les musiques de transes propres aux Bazombo et le Krautrock, ce groupe, dont la grande particularité est celle donnée par le son de leurs likembes electrifiés, saturés, fait d'abord sauter nos tympans de surprise, avant d'entraîner nos pieds dans une danse folle.
Une soirée mémorable, sans doute une des plus originale de la programmation du Black Summer. Mais le festival ne s'arrête pas là!
A suivre, la soirée France Ô Folies et Dom Tom Folies. Ce week-end, on embarque pour les îles pour les scènes d'été : direction la Nouvelle Calédonie, la Réunion et la Martinique samedi avec SumaEle, Davy Sicard, Lindigo et dimanche avec Paul Wamo et Dédé Saint Prix. Et à ne pas manquer dans la semaine prochaine, du reggae avec Anthony B le 21, du groove avec, accorchez-vous bien, Roy Ayers le 22, une soirée pour chalouper avec Calypso Rose le 23. Prêts pour une semaine chargée? Et bien courez prendre vos places...
Perrine Beaufils
Ça groove sous le chapiteau
|
|
|
|
Décidément le Black Summer Festival réserve bien des surprises. Vendredi 10 juillet dernier, celui qu'on surnomme « God of Rap », le New-yorkais Afu-Ra, se produisait sur la scène du Cabaret Sauvage avec une première partie orchestrée par le groupe parisien Push Up aussi étonnant qu’inattendu. |
|
|
C’était la soirée du grand écart musical. De la funk au free jazz, du rock enragé au Hip Hop à l’ancienne de Afu-ra, le Black Summer se joue des contrastes et réunit dans une programmation qui fait sens le Big Bang parisien talentueux Push Up et le célèbre rappeur de Brooklyn. |
|
|
La funk métissée et poétique de PushUp |
|
|
|
Chapeaux bas, Push Up entre en scène. Le Big Band en impose. Le groupe est né d’un projet élaboré par un collectif de jazz parisien pour rendre hommage à la Black Music. Avec une mise en scène qui ressuscite les funkadelic des années 70, le spectacle raconte le quotidien et les états d’âmes d’un quidam, intitulé « The Great Day of Quincy Brown ». Un voyage intemporel et musical qui puise dans la richesse de tous les répertoires. |
|
De la funk à la soul, du rock au jazz enragé, Push up rassemble les influences de George Clinton et des Clash, de James Brown et de Public Enemy, brillamment mises en scène par un bouquet d’artistes choisis de la scène groove parisienne. Sandra Nkaké, Karl The Voice, Allonymous, Jî Drû à la flûte accompagnés par Jean-Phi Dary au clavier, Matthieu Ouaki à la guitare, Toscano Jeanniard à la Bass et Nico Rajao , aux percus . Avec en prime, le pianiste mandingue Cheick Tidiane Seck en invité spécial. |
|
|
Une scène explosive et un public conquis, transporté dans un film, dans un hommage efficace sous forme de comédie musicale qui assure un avenir très prometteur à cette formation. |
|
|
Afu-ra : la voix de Brooklyn. |
|
|
Changement de décor, lumière sombre, mise en scène minimaliste pour accueillir une icône originale du rap new-yorkais, le charismatique Afu-Ra. Un duo traditionnel DJ/MC pour une soirée Hip Hop 100% authentique. Une rupture avec la première partie qui souligne à la fois les influences et l’indépendance d’un style incarné par la star de Brooklyn.
En guise de petits clins d’œil au public français, le rappeur entre sur scène sur le son de NTM et sort le T-Shirt de Zidane. Un frisson parcourt le public qui se met à sauter au son de « Hip Hop », l’hymne de ce rebelle engagé et pacifiste. Le ton est donné. L’artiste déballe son flow vertigineux, serein et concentré, sur des instrus de guitares électriques et des scratchs bien placés. Sans pirouette, l’athlète offre un show convivial, sobre et attendu. Afu-ra impose le respect en toute simplicité, à l’image d’un rappeur parmi les plus sages de la côte est. L.Servin |
|
|
|
|
|
Le Black Summer continue. |
|
|
Musique électronique et musiques africaines se rencontrent pour une soirée haute en couleurs, le mercredi 15 juillet avec Staff Benda Bilili , Konono n°1 et Kasaï All Stars. Le chapiteau s'ouvre aux jeunes talents des banlieues et des Dom Tom, vendredi, pour la soirée France Ô Folies et Dom Tom Folies. Ce week-end, on embarque pour les îles pour les scènes d'été : direction la Nouvelle Calédonie, la Réunion et la Martinique samedi avec SumaEle, Davy Sicard, Lindigo et dimanche avec Paul Wamo et Dédé Saint Prix. |
|
|
|
|



05.08.09 16:41:01, 




