Black Summer Festival 2009

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One Magic Mirror Under a Groove

par Mondomix Team Email

Lundi 3 août, pour la clôture du Black Summer Festival, le Cabaret Sauvage s’est transformé, l’espace d’une nuit, en une planète régie par la loi du Supergroovalisticprosifunk !

 
En d’autres termes, et pour rester fidèle aux définitions de la Funkcyclopedia de Monsieur George Clinton, les missions que se sont assignés Anthony Joseph and The Spasm Band d’un côté, et George Clinton et Parliament/Funkadelic de l’autre, répondaient à la nécessité de donner aux gens ce qu’ils veulent, quand ils le veulent parce qu’ils le veulent en permanence.
 
Ainsi, le premier débarquement a été assumé par Anthony Joseph et le bien nommé Spasm Band. Ce chanteur anglais, natif de Trinidad, est aussi musicien, poète et romancier. Il est d’ailleurs considéré comme le leader de la littérature avant-garde noire en Grande-Bretagne.
 
Souvent comparé à Gil Scott Heron pour son attachement à la tradition pure du Spoken Word, Anthony Joseph a sorti son dernier album « Bird Head Son », surnom qu’on lui donnait quand il était enfant, en janvier dernier.
 
Son groupe The Spasm Band, composé de Andrew John « Mr Stone » à la basse, de Colin Webster au saxophone et à la flûte traversière, de Paul « Zulu India » Zimmerman au djembe et aux congas, de Craig « Cigar » Tamlin aux cloches, à la conque et à la quica, Christian Arcucci « The Rastaman » à la guitare et de Paul Brett à la caisse claire, tôle et cymbales, mêle avec brio afro-funk, free-jazz et dub vaudou.
 
Le tout donne un groupe ultra péchu et profondément funky, vraiment capable de provoquer des contractions involontaires et pathologiques affectant certains muscles. D’ailleurs, même le régisseur lumière, par son usage presque frénétique de la lumière stroboscopique, a dû être atteint. Le dernier tableau aurait fait pâlir le président de la république tant il ressemblait au bouquet final des feux d’artifice d’un 14 juillet, la mélodie en plus.  

Anthony Joseph au New Morning en avril 2009 :

 
23 heures : George Clinton
 
Nous y sommes. La scène est prête à recevoir le Godfather of Funk et ses formations Parliament et Funkadelic. Avant de relater l’hystérie collective que ce concert a provoquée, faisons le point sur l’histoire de ces légendes vivantes.
 
A la fin des années 50, à Plainfield dans le New Jersey, George Clinton, 15 ans, fonde « The Parliaments », un groupe de doo wop composé de cinq membres, Ray Davis, Fuzzy Haskins, Calvin Simon et Grady Thomas. L’idée de départ est de former un groupe de funk « mainstream », dominé par les voix soul et les cuivres. En 1964, George Clinton décide de créer un autre groupe pour le « musical backing » de The Parliaments. Il recrute alors Frankie Boyce, Richard Boyce et Langston Booth, en plus des cinq membres de The Parliaments. En 1966, alors que les Boyce et Langston Booth sont enrôlés dans l’armée et expédiés au Vietnam, le groupe s’agrandit avec l'arrivée du bassiste Billy Bass Nelson et du guitariste Eddie Hazel puis en 1967, du guitariste Tawl Ross et du batteur Tiki Fulwood.
 
En 1968, la maison de disques Revilot, qui avait acheté le nom The Parliaments, fait faillite et le groupe commence donc à jouer sous le nom « Funkadelic » et signe chez Westbound. La musique du groupe passe alors de la soul et doo wop originelles à un mélange de rock psychédélique, de soul et de funk, mené par des guitares électriques et hautement influencé par Jimi Hendrix et Sly Stone. Au début des années 70, Tawl Ross, Billy Bass Nelson et Eddie Hazel quittent le groupe et plusieurs musiciens et chanteurs sont alors recrutés dont des membres des J.B.’s, notamment Bootsy Collins et The Horny Horns. Funkadelic propose alors un funk plus expérimental, dominé par la guitare électrique. Avec l’arrivée en 1975 de Michael Hampton, prodigieux guitariste adolescent et l’album One Nation Under a Groove sorti chez Warner Brothers en 1978 et travaillé avec la collaboration de Walter « Junie » Morrison, l’ancien clavier des Ohio Players, Funkadelic connaît un succès considérable. Le titre "One Nation Under a Groove" reste numéro un des charts R&B pendant six semaines tandis que Parliament, nouveau nom donné en 1974 au groupe The Parliaments, est à peu près au même moment classé numéro un pour les titres Flash Light et Aqua Boogie.
 
En 1975, avec la sortie de l’album Mothership Connection signée Parliament, les deux formations fusionnent dans une tournée nommée « The P.Funk Earth Tour ». Ainsi commence l’aventure du Dr Funkenstein (AKA George Clinton) sur son vaisseau spatial, le Mothership, censé débarquer sur terre pour mettre en œuvre la « Big Bang Theory » selon laquelle le Funk est ce qui fait marcher l’univers, à travers le Cosmic Slop, « danser avec le diable pour payer ses factures », sans tomber dans le travers de la Pinocchio Theory, « si tu simules le Funk, ton nez s’allonge ».
 
Ainsi donc, ce beau monde a débarqué lundi 3 août pour un concert des plus surréalistes. Au delà des costumes des musiciens sur scène ou de leur nombre impressionnant, une vingtaine, les inventeurs du P Funk semblaient fraîchement débarquer des années 1970. Mr George Clinton ne s’est pas trop fait attendre. Au bout d’un quart d’heure et vêtu d’une espèce de djellaba aux couleurs des nations du monde, il rejoignait son groupe sur scène pour un chauffage de foule durant lequel tout le public était appelé à formuler son désir par une revendication claire, nette et concise : « We Want Funk ! »
 
Trois heures de show monstrueux au cours desquelles chacun savourait les grands classiques de ces Funk Masters, Shit got dam’ get off your ass and jam, Flashlight, One Nation Under a Groove, Knee Deep, Tear The Roof Off, Atomic Dog…
 
Ce qu’il y a de bien dans ce genre de concerts, c’est qu’en plus d’avoir la conscience de voir des artistes qu’on adule, on a la sensation de vivre un événement historique. Ce qu’il reste d’une soirée comme ça : du pur bonheur P Funk, des acouphènes et cette phrase qui, bien que grammaticalement subversive, revient comme un leitmotiv : « Ain’t no party like a P-Funk party cause a P-Funk party don’t stop ! »
 
Voilà, le Black Summer Festival est fini et on salue bien bas cette première édition qui a été un véritable succès.         

 Jihane Bensouda
 

Le meilleur remix hip-hop de Flashlight, avec Q-Tip, Busta Rhymes, Ol'Dirty Bastard

 

 

Georges Clinton ce soir au Cabaret Sauvage !!!!!

par Mondomix Team Email



Ce soir c'est le grand soir, Monsieur George Clinton, figure emblématique de la musique funk américaine, grand manitou des formations Parliament et Funkadelic (P-Funk), sera au Cabaret Sauvage à Paris pour clôturer l'excellent Black Summer Festival !

Pour patienter, un petit live glâné sur Youtube avec le titre "Atomic Dog" qui a fait, comme de nombreux titres de Clinton les belles heures hip hop US et de Snoop Dogg en particulier ! (ici c'est Busta Rhymes qui vient poser avec le père du P-Funk) :
 

Le myspace de George Clinton

Roy Ayers : la leçon de musique

par Mondomix Team Email

 

L’ineffable Roy Ayers nous a offert mercredi soir un concert à la hauteur de la légende qu’il représente. Car, et il faut remettre les choses dans leur contexte, on parle quand même de l’homme qui a composé 63 albums et qui a joué avec Herbie Mann, Fela Kuti, Stevie Wonder, Lonnie Linston Smith, Herbie Hancock, Stanley Clarke, Donald Byrd et puis tous les autres.
Pour rappel, Monsieur Roy Ayers est vibraphoniste et chanteur. Il touche à plusieurs styles musicaux dont le funk, la soul, le jazz qu’il a d’ailleurs aidé à développer, il est considéré comme le pionnier, aux côtés de Herbie Hancock, de l’acid jazz et il est le deuxième musicien le plus repris au monde après James Brown.
 
Avant d’évoquer le concert en lui-même, il convient de vous rendre compte de l’ambiance au Cabaret Sauvage ce soir là…Blindé ! Noir de monde ! Des gens partout partout…
Une première depuis le début du Black Summer, enfin à ma connaissance, un jeune homme monte sur scène pour nous présenter le concert en nous disant d’accueillir très chaleureusement Monsieur Roy Ayers et son groupe de musiciens New Yorkais. Evidemment tout le monde s’exécute en un « Big round of applause ! » et Mr Roy Ayers arrive.
 
 Il est 20h30 environ quand le groupe monte sur scène et se met à jouer le tube « Searching ». C’est avec bonheur et émotion que le public écoute la voix du chanteur qui, même à 68 ans, garde son timbre de velours. Sur scène, une basse, une batterie, des congas, des claviers, des cloches et… Mr Ray Gaskins, « Ray Ray » pour Roy Ayers et aussi pour le public le temps d’une ovation.
 
 
 
 
 
Ray Gaskins est le cousin de Jocelyn Brown et le neveu de Barbara Roy. Chanteur, saxophoniste et clarinettiste (entre autres), Ray Gaskins est un orchestre à lui tout seul. Enfant prodige, il se met à la clarinette à l’âge de 9 ans et au saxophone à 16 ans. On s’étonne à peine de voir le musicien souffler dans sa clarinette pendant qu’il joue du saxophone ou pianoter sur son clavier pendant qu’il joue de la clarinette. Un tueur…
 
 
Le groupe joue ensuite d’autres tubes, excusez la redondance du terme tube mais quand il s’agit d’un musicien comme Roy Ayers qui compte une soixantaine d’opus à son actif, il y a de fortes chances qu’il interprète exclusivement des tubes (et c’est aussi pour ça qu’on est là), comme « Love will bring us back together » et « Running away » dans lesquels on a l’opportunité d’entendre la voix hallucinante de John Pressley.
 
 
 
Ce chanteur soul est capable de monter en aigu et de tenir la note très longtemps.
                                       
 
Après quoi les musiciens proposent de jouer un morceau du maître Dizzy Gillespie. Quand des musiciens au talent incontestable revisitent le répertoire du trompettiste, ça donne un morceau de 35 minutes dans lequel chaque musicien présente un solo et un show à l’américaine, et franchement, on s’en est pris plein les yeux et les oreilles.
 
Solo spectaculaire de Donald Nicks, le bassiste qui jouait essentiellement en slappant et qui, presque en un tour de magie, a obtenu de sa basse un son de guimbarde. A la fin de son solo, les autres musiciens, d’un commun accord, ont fait mine de l’aérer avec des serviettes comme s’il était littéralement entré en combustion. A l’américaine ! Pendant le morceau, il nous a aussi été donné d’apprécier le solo du batteur, Lee Pearson, dont la force et l’énergie se ressentaient par les vibrations produites sous les pieds du public.
 
A la fin de ce morceau extraordinaire, qui ressemblait vraiment à une jam de musiciens très talentueux, instant de grâce : on entend l’introduction de « Everybody loves the sunshine », mais avortée parce qu’au même moment, Roy Ayers fait monter sur scène deux invités surprise. Il s’agit de deux jeunes danseurs qui présentent leur prestation, non sans rappeler le film « Bamboozled » de Spike Lee sorti en 2000 qui modifie la tradition théâtrale américaine du « Blackface », en mettant en scène deux personnages noirs, grimés en noir dont on ne voit finalement que la grande bouche rouge écarlate. Stéréotypés à l’extrême, les deux personnages font office de « black de service », l’idée de Spike Lee étant bien entendu de révéler le racisme flagrant et actuel d’une société qui se déculpabilise en croyant y retrouver une tradition théâtrale inscrite historiquement dans leur société. Si le show a bien été reçu par un public français, on est en droit de se questionner sur la réaction qu’il aurait pu provoquer face à un public noir américain.
 
Le temps d’un morceau disco funk, les deux jeunes danseurs ont finalement quitté la scène et on y a eu droit à notre « Everybody loves the sunshine », d’autant plus appréciable que, souvenez-vous, mercredi soir il pleuvait. Une nuit magique !
 
 
Petit bémol, enfin plutôt des doléances : quand on aime vraiment un artiste et son œuvre et qu’on aime particulièrement une composition qu’on a jusqu’ici entendu seulement sur CD, on se dit stupidement que l’artiste aurait pu la jouer, que ces choses là se font, mais non, pas ce coup-ci, Roy Ayers ne nous a pas offert « Life is just a moment » super tube de son album Mystic Voyage.
 
Le dernier morceau joué, un pur plaisir P Funk, avec à la clé une reprise de Knee Deep de Parliament au saxophone par Ray Ray, était une intro parfaite au concert de George Clinton du 3 août prochain en clôture du Black Summer Festival. A vos places !
 

 

Jihane Bensouda

Rock the Congo

par Mondomix Team Email

Mercredi 15 juillet, c’était LA soirée du festival Black Summer à ne pas manquer. Réunis sous le chapiteau du Cabaret Sauvage, les trois groupes congolais du label Crammed Discs nous ont offert des concerts électriques et éclectiques, alliant rumba congolaise classique et musiques régionales, dignité et inventivité.

 

Le premier groupe à se produire, les Kasaï All Stars, est né de la réunion entre les membres de plusieurs groupes originaires de la région du Kasaï, de cinq éthnies différentes qui poussés à émigrer à Kinshasa pour des raisons économiques, ont continué à faire évoluer leur musiques régionales, en gardant leurs instruments traditionnels mais en les amplifiant pour être entendus parmi les rumeurs de la ville. Avec son spectaculaire tambour Batétéla, un tambour à fente trapézoïdal produisant huit notes différentes et utilisé à l’origine pour les communications entre villages, le percussionniste Tandjolo marquait les appels de temps dynamiques, appuyés pas trois tambours à peaux à résonateurs et amplifiés de sorte que leurs sons saturés faisait sauter le sternum du public, qui n’a pas eu besoin de plus pour commencer à dodeliner gentiment de la tête. Ajoutez-y un likembe  - piano à pouce plus connu sous le nom de sanza - électrique, des guitares et des balafons, la voix de la chanteuse Muambuyi et celle du leader Hubert Mputu Ebondo, alias Mi-Amor, des danses suggestives qui avaient été auparavant interdites par les missionnaires catholiques et protestants, et vous obtenez un concert plein d’humour, à la limite du punk, saturé, intense, et séducteur.

 

Juste le temps d’aller chercher quelques victuailles, du genre chipo et bière, et le second concert démarrait déjà. Et parler de concert dans le cas des artistes qui ont succédé aux Kasaï Allstars, est un mot trop dérisoire. C’était l’évènement de la soirée. Les Staff Benda Bilili, c’était le groupe qu’il fallait voir et écouter ce soir-là. Au-delà des apparences, comme son nom l’indique, Staff Benda Bilili est un groupe qui, même s’il prend la parole pour faire sortir de l’ombre les malades de la poliomyélite, dont sont atteints la majorité des membres, ne prône en aucun cas le misérabilisme. Ovni musical, oscillant entre rumba traditionnelle, blues, son cubain, rock, et bricolage, le groupe est sorti de l’ombre grâce à deux cinéastes français, Florent de la Tullaye et Renaud Barret, qui les rencontrent dans les rues de Kinshasa, où ils vivent entourés des enfants des rues, et projettent de les filmer in-situ. S’en suit l’enregistrement de l'album « Très très fort », produit par Vincent Kennis qui est à l'origine de la compilation "congotronics2" et qui a enregistré Konono n°1, qui les propulse sur la scène internationale. Le succès est immédiat, tant et si bien qu’ils remporte l’artist award du WOMEX 2009.
Le concert en lui-même était magique. Accompagnés de Roger Landu, virtuose du satongé, monocorde fait d’un arc et d’une boite de conserve qu’il s’est fabriqué lui-même, ils ont réjoui un public qui affichait un sourire béat tout en bougeant tantôt lascivement, tantôt énergiquement aux sons des harmonies de ces chanteurs et musiciens hors pair.

 

Après Staff Benda Bilili, suivait le concert du ceux qui ont contribué à populariser la musique congolaise "tradi-moderne" au-delà de ses frontières: Konono n°1. Créé il y a 25 ans par des musiciens originaires de la région Bazombo qui ont, comme les Kasaï Allstars, migré vers la capitale et électrifié leurs instruments pour obtenir plus de puissance, Konono n°1 est une institution. Avec un son souvent comparé à celui de Kraftwerk, à la limite entre les musiques de transes propres aux Bazombo et le Krautrock, ce groupe, dont la grande particularité est celle donnée par le son de leurs likembes electrifiés, saturés, fait d'abord sauter nos tympans de surprise, avant d'entraîner nos pieds dans une danse folle.

 

 

Une soirée mémorable, sans doute une des plus originale de la programmation du Black Summer. Mais le festival ne s'arrête pas là!

A suivre, la soirée France Ô Folies et Dom Tom Folies. Ce week-end, on embarque pour les îles pour les scènes d'été : direction la Nouvelle Calédonie, la Réunion et la Martinique samedi avec SumaEle, Davy Sicard, Lindigo et dimanche avec Paul Wamo et Dédé Saint Prix. Et à ne pas manquer dans la semaine prochaine, du reggae avec Anthony B le 21, du groove avec, accorchez-vous bien, Roy Ayers le 22, une soirée pour chalouper avec Calypso Rose le 23. Prêts pour une semaine chargée? Et bien courez prendre vos places...

 

Perrine Beaufils

Ça groove sous le chapiteau

par Mondomix Team Email

Décidément le Black Summer Festival réserve bien des surprises. Vendredi 10 juillet dernier, celui qu'on surnomme « God of Rap », le New-yorkais Afu-Ra, se produisait sur la scène du Cabaret Sauvage avec une première partie orchestrée par le groupe parisien Push Up aussi étonnant qu’inattendu.

 

C’était la soirée du grand écart musical. De la funk au free jazz, du rock enragé au Hip Hop à l’ancienne de Afu-ra, le Black Summer se joue des contrastes et réunit dans une programmation qui fait sens le Big Bang parisien talentueux Push Up et le célèbre rappeur de Brooklyn.

 

La funk métissée et poétique de PushUp

 

Chapeaux bas, Push Up entre en scène. Le Big Band en impose. Le groupe est né d’un projet élaboré par un collectif de jazz parisien pour rendre hommage à la Black Music. Avec une mise en scène qui ressuscite les funkadelic des années 70, le spectacle raconte le quotidien et les états d’âmes d’un quidam, intitulé « The Great Day of Quincy Brown ». Un voyage intemporel et musical qui puise dans la richesse de tous les répertoires.

De la funk à la soul, du rock au jazz enragé, Push up rassemble les influences de George Clinton et des Clash, de James Brown et de Public Enemy, brillamment mises en scène par un bouquet d’artistes choisis de la scène groove parisienne. Sandra Nkaké, Karl The Voice, Allonymous, Jî Drû à la flûte accompagnés par Jean-Phi Dary au clavier, Matthieu Ouaki à la guitare, Toscano Jeanniard à la Bass et Nico Rajao , aux percus . Avec en prime, le pianiste mandingue Cheick Tidiane Seck en invité spécial.

Une scène explosive et un public conquis, transporté dans un film, dans un hommage efficace sous forme de comédie musicale qui assure un avenir très prometteur à cette formation.

 

Afu-ra : la voix de Brooklyn.

 

Changement de décor, lumière sombre, mise en scène minimaliste pour accueillir une icône originale du rap new-yorkais, le charismatique Afu-Ra. Un duo traditionnel DJ/MC pour une soirée Hip Hop 100% authentique. Une rupture avec la première partie qui souligne à la fois les influences et l’indépendance d’un style incarné par la star de Brooklyn.

 

En guise de petits clins d’œil au public français, le rappeur entre sur scène sur le son de NTM et sort le T-Shirt de Zidane. Un frisson parcourt le public qui se met à sauter au son de « Hip Hop », l’hymne de ce rebelle engagé et pacifiste. Le ton est donné. L’artiste déballe son flow vertigineux, serein et concentré, sur des instrus de guitares électriques et des scratchs bien placés. Sans pirouette, l’athlète offre un show convivial, sobre et attendu. Afu-ra impose le respect en toute simplicité, à l’image d’un rappeur parmi les plus sages de la côte est.

L.Servin

 

Le Black Summer continue.

Musique électronique et musiques africaines se rencontrent pour une soirée haute en couleurs, le mercredi 15 juillet avec Staff Benda Bilili , Konono n°1 et Kasaï All Stars. Le chapiteau s'ouvre aux jeunes talents des banlieues et des Dom Tom, vendredi, pour la soirée France Ô Folies et Dom Tom Folies. Ce week-end, on embarque pour les îles pour les scènes d'été : direction la Nouvelle Calédonie, la Réunion et la Martinique samedi avec  SumaEle, Davy Sicard, Lindigo et dimanche avec Paul Wamo et Dédé Saint Prix

 

 

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