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A MAN & A MACHINE vol.3 (Cd2)
par pat shanga
# Warm Side
< 01 >> suicide « Diamond, fur Coat, champagne ».jpeg)
Plus chaud, plus glamour, « Diamonds » est une croonerie electro-disco où Vega affirme toute sa superbe en déclinant les valeurs bling bling du yuppisme américain.
< 02 >> cabaret voltaire « warm ».jpeg)


Originaire de Sheffield, bastion sidérurgique du Nord de l’Angleterre, Cabaret Voltaire est composé de Richard H. Kirk et Stephen Mallinder. Empruntant son nom au café dadaïste de Zurich (1916), ce duo électronique s’inscrit dans la mouvance Cold Wave industrielle à l’instar d’autres groupes british comme SPK, Throbbing Gristle ou Test Department. Très actif entre 1978 et 1986, Cabaret Voltaire signe de nombreux albums et maxis qui résonnent comme de véritables manifestes politiques et artistiques.
Warm préfigure tout le son dance électronique, à la fois minimaliste, complexe et orgasmique, qui déferlera en Angleterre à l’aube des nineties, sous l’oriflamme des Rave Parties.
Révérés par la scène électronique actuelle, les deux protagonistes de Cabaret Voltaire, désormais séparés, s’affichent aujourd’hui dans de très rares prestations de Vjaying ou Djaying.
< 03 >> OMD « Bunker soldiers ».jpeg)


Dansant et dynamique, Bunker Soldiers s’inscrit dans la veine synthétique et enjouée des débuts (« Electricity », « No Lege »…). Of All The Things We’ve Made est extrait de l’album – éponyme - le plus expérimental d’OMD (sous-titré « A Cyberspace Tribute to OMD ») qui mixe sons digitaux et samples radio. Une pure merveille d’électro-pop mélancolique où une guitare chorus se fond sur un piano intimiste et larmoyant.
< 04 >> drinking electricity « discord dance »
(1982)


Trio post punk d’Edimbourg composé d’Anne-Marie Heighway (voix), David Rome (guitare, voix) et Paul Edgley (basse). Ce n’est pas par hasard si leur premier single fut une cover d’un des plus grands titres du rock : Shake Some Action, des légendaires Flamin’Groovies. Un hymne à l’action scandé plus tard par les punks. Mettant en application cette volonté d’agir, le trio écossais créera son propre label au nom évocateur « Survival Records » qui deviendra un des labels référents de la minimal techno des années 80 avec des artistes comme Richard Bone ou Tik and Tok.
Simplicité des mélodies et des lignes musicales, séquences épurées, les bottines noires peuvent frémir à nouveau sous les pantalons straight. Le sentier du rebelle mène à la piste de danse. Impossible de résister à la flamboyance pop-disco de cette Discord Dance contenue sur le premier et unique album de Drinking Electricity. Collector.
< 05 >> chris & cosey « driving blind »
(1984)


Emanation de Throbbing Gristle formé à Londres en 1981 composé d’un homme au nom d’espion - Chris Carter - et d’une femme aux yeux bleus immenses dont le nom est inspiré d’un opéra de Mozart « Cosi fan tutte » (Elles font toutes ainsi). Cosey Fanny Tutti quant à elle, ne fait rien comme les autres. Artiste polymorphe, transgressive et radicale, son art est sa vie et sa vie est son art.
Annie Lennox, Dave Stewart et le génial Robert Wyatt (Soft Machine) ont collaboré avec ces pionniers de l’électro-pop moderne et de la glaciation des sentiments. Un Soft Cell version hétéro-sado-maso.
< 06 >> E.M.A.K. (elektronische musik aus koln)« film music »
(1982)


Ce collectif fondé en 1981 autour de Matthias Becker et de son petit studio 8-pistes, se mue en un label qui va éditer les morceaux de l’E.M.A.K..
Ces artistes underground sont aujourd'hui considérés comme un chaînon entre la scène Allemande des années 70 et des groupes comme Tangerine Dream et l’Electro-Pop.
Les membres composant tous séparément, E.M.A.K. explore différents genres musicaux dans une totale indépendance vis-à-vis des modes.
< 07 >> neu « dänzig »
(1986)



Illustre groupe de rock allemand issu d’une scission de la première formation de Kraftwerk, Neu! fût particulièrement actif entre 1971 et 1975. Dans Neu! à l’inverse du futur Kraftwerk les bruits des machines sont faits par l’homme. Frappe hypnotique de Klaus Dinger à la batterie sur laquelle Michael Rother pose ses boucles de guitares séquentielles et ses envolées. Une musique véritablement expérimentale et futuriste fusionnant toutes les avant-gardes, adulée par les punks mais également idolâtrée par les pionniers de la musique électronique et industrielle. Définitivement inclassable…
Dänzig est une ode électro-pop dansante, incroyablement enjouée, qui devait faire partie du dernier album du groupe, enregistré en 1986 mais qui sortit plus de vingt ans plus tard, lorsque la mort de Klaus Dinger (2008) mit fin à une bataille judiciaire sans précédent opposant les membres du groupe au sujet de leurs droits d’auteur.
< 08 >> indoor life « voodoo »
(1981)


Formé en 1980, Indoor Life se fait connaître en évoluant dans la scène musicale avant-gardiste de San Francisco, animée principalement par les protagonistes du label Ralph Records (The Residents, Snakefinger, Tuxedomoon). Issus aussi du monde de l’art contemporain, les quatre membres du groupe décident de bousculer les codes en réduisant à néant le rôle de la guitare. Joe Sabella électronifie sa batterie et ses percussions ethniques, J.A Deane joue du trombone traité par des effets électroniques, et Bob Heffnar privilégie une basse fretless. Quant à Jorge Socarras, son approche du chant s’apparente à celle, obsédante et incantatoire, des gourous en transe.
Le titre Voodoo est la quintessence du langage musical singulier d’Indoor Life. Un long manifeste électro-dada de treize minutes où la voix de Jorge, fragile et envoûtante, à la limite de l’asphyxie, est transcendée par une rythmique élastique et des coups de cuivre déchaîné en rut. L’extase absolue.
Indoor Life - Voodoo by CelluloidRecords
< 09 >> los microwaves « tv in my eye »
(1981)


Des intonations de voix qui ne sont pas sans rappeler celles de B 52, de DEVO ou encore de Wall of Voodoo. Dissonances, bruits, fusion techno-punk et désarticulation du corps sur la piste de danse sont leur marque de fabrique.
Un groupe culte pour les groupes cultes. Un No Future version post punk ou new wave déjantée et des interrogations comme « Y’a-t-il une vie après le petit déjeuner ? ».
Dans l’enthousiasme économique des années 80, Los Microwaves ne voient qu’abrutissement des masses, aliénation par le travail et vies qui se consument à consommer.
< 10 >> the flying lizards « steam away »
(1981)
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Sous la houlette du producteur et ingénieur du son David Cunningham, le combo anglais électro-barjot The Flying Lizards se forme en 1979 autour d’un line-up à géométrie variable composé de Steve Beresford et David Toop pour la musique et de Patti Palladin, Deborah Evans et Vivien Goldman pour les voix.
Les deux premiers albums du groupe, l’éponyme The Flying Lizards (1979) et Fourth Wall (1980) affichent le même concept : un délicieux mélange de covers, de standards du rock et de la soul (Money, Summertime Blues d’Eddie Cochran, Move on up de Curtis Mayfield, etc…) et de titres originaux à dominante minimaliste et robotique.
Extrait du deuxième opus, Steam away est un instrumental entre bruitisme jovial et groove discoïd. The Flying Lizards se crashent en 1984.
< 11 >> Bene gesserit « kidnapping »
(1982)



Leur nom est un emprunt à l’ordre Bene Gesserit des cycles de romans Dune de Frank Herbert. Leur line-up est un couple à la ville comme à la scène : B.Ghola alias Alain Neffe (musique) et Benedict G., alias Nadine Bal (voix).
Leur style est singulier, inimitable : une electro-pop ludique et spontanée, laissant une grande place à l’improvisation et à l’humour, fabriquée à partir de petits synthés casios et de jouets.
Joyeux et dansant, Kidnapping s’inscrit dans la mouvance electro-hip-hop smurfisante new-yorkaise. C’est du Tom Tom Club au pays de la Leffe. BeNe GeSSeRiT est sans conteste une des grandes découvertes de ce troisième volume.
< 12 >> the dance « looking for the world »
(1982)



James White, devenu à la scène James Chance, avait décloisonné à la hache avec un titre comme « Contort Yourself », fusionnant No Wave/Funk/Free Jazz et Dance. Cette fusion ouvrira la voie à d’autres artistes et The Dance en fait incontestablement partie. Une chanteuse ultra-sexy, des rythmes provenant de différents genres musicaux, l’heure est à nouveau venue de se contorsionner sur la piste de danse.
Looking for the World fait partie de la bande son du film de Claire Danhier sur la No Wave, « Blank City ».
< 13 >> yukihiro takahashi « taxman »
(1994)


A la fin des années 70, le pays du soleil levant dévore économiquement l’hypermarché mondial en l’inondant d’électronique de loisirs.
A la froideur teutonne d’un Kraftwerk où les hommes deviennent des machines vient s’opposer une cinglante réponse japonaise : Yellow Magic Orchestra, réponse du pays de la technologie où les hommes aiment les machines.
De ce groupe émergera le génial Ryūichi Sakamoto mais également Yukihiro Takahashi qui nous rappelle ici son amour pour les Beatles. Cover de George Harisson, Taxman est publié sur l’album Mr YT en 1994.
!! pas de video - ni lien pour le titre "taxman", alors un petit titre de 1985 >> walk to the beat
< 14 >> the android sisters « robots are coming »
(1984)



Au début des années 80, des millions de personnes aux USA écoutent un petit feuilleton radiophonique de trois minutes diffusé quand les gens vont ou reviennent du travail. Ruby: Adventures of A Galactic Gumshoe est produit par une organisation à but non lucratif créée par Tom Lopez dont le but affiché est d’éveiller la conscience des auditeurs à travers un moment de divertissement laissant de vraies questions à méditer. Ruby sera diffusé dans plus de vingt-trois pays. Les Androïd Sisters, créatures musicales de Tom Lopez et Tim Clark, sont allées chercher leur nom dans la nouvelle de Philipp K. Dick qui inspira Blade Runner.
Les Android Sisters sont aussi avant-gardistes qu’une Laurie Anderson qui ne se serait pas prise au sérieux tout en délivrant une intelligente critique sociale. Star Trek épouse Groucho Marx. Avec Robots Are Coming, laissez-vous emmener par une des plus belles intro de la musique électronique. Un chaînon manquant entre Kraftwerk et Yellow Magic Orchestra.
< 15 >> moebius & plank « nordÖstliches gefühl »
(1981)


Conny Plank, mentor de Kraftwerk, et de Dieter Moebius, le co-fondateur de Kluster. L’apport de Conny Plank à la production musicale est colossal. Chef d’orchestre du studio capable de faire dialoguer les machines en intervenant manuellement de manière musicale. Bowie, Eno, Echo & the Bunnymen, Les Rita Mitsouko, Einstürzende Neubauten, Ástor Piazzolla, The Damned, Psychotic Tanks, DAF et Nina Hagen pour n’en citer que quelques uns feront appel à ses services. La musique de Moebius & Plank, joyau intemporel, atteint le sublime par son génie technologique absolu. Conny Plank est mort en 1987 à l’âge de quarante-quatre ans. Dieter Moebius continue sa carrière en solo.
MODE IDÉALE
par pat shanga
// Séduction éléctronique
# MODERNE


Moderne est un groupe Français fondée en 1979 à Tours
Pour le premier album "Moderne" en 1980, le groupe est formé de Gérard Lévy (compositeur et producteur), Thierry Teyssou (textes et producteur), Bernard Guimond (chanteur) et Patrick Millerioux (Artist vidéaste)

>> moderne "Vers l'Est" 1980 (Arabella)
Pour leur deuxième album "L'espionne aimait la musique" en 1981, Bernard Guimond est remplacé par Dominique Marchetti.


>> moderne "Switch on Bach" 1981 (Arabella)
>> moderne "Jodo-O-Dojo" 1981 (Arabella)
>> moderne "Jodo-O-Dojo" 1981 (Arabella)



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