Centre des Musiques Noires

Centro de Música Negra

Archives pour: Septembre 2010, 20

Le parcours

par Centro de Música Negra Email

L’exposition permanente du Centre des Musiques Noires développera sur près de 1000 m2 l’incroyable odyssée e la musique noire mondiale. Le parti pris adopté est celui d’un parcours thématique prenant en compte la géographie et l’histoire au travers de milliers de styles musicaux, de documents sonores et audiovisuels, de films, de photographies composant plus d’une centaine d’interfaces interactives, spectaculaires et sensorielles.

Le parcours représentera la diversité des Musiques Noires dans le monde : Afrobeat, Rumba, Blues africain, Musique Gnawa, Ragtime, Be-bop, Blues, Jazz, Gospel, Reggae, Funk, Rock, Samba, Samba-Reggae, Zouk, Calyspo, Musique Populaire Brésilienne, Jazz, Créole, Salsa, Bachata, Merengue, Cumbia, Apartheid songs, Hip-Hop, Musiques sacrées, Ska, Slam, Disco, Zouglou.

Vous êtes invités à suivre un parcours organisé en cinq grands chapitres découpés en quatorze séquences thématiques : Les Monuments Sacrés des musiques noires, Mama Africa, la Nef, Les Amériques Noires, le Global Mix.

 

 

 

 

 

1 / Les « MONUMENTS SACRES » des Musiques Noires

 



Musiciens, artistes engagés, créateurs libres, chefs naturels, et figures charismatiques, l’impact de leur oeuvre a fait d’eux des icônes, façonnant notre culture populaire, nourrissant notre imaginaire, parfois notre compréhension du monde et des hommes.

Les 40 plus grands artistes noirs du monde, les légendes, les mythes, les idoles de la Musique Noire dans le monde. Un air de Louis Armstrong, un refrain de Stevie Wonder, les chansons de Prince, Jimi Hendrix, Angelique Kidjo, Salif Keita, Miriam Makeba, Aretha Franklin, Michaël Jackson, Billie Holiday, Ray Charles, James Brown, Miles Davis, Marvin Gaye, Baaba Maal, Cartola, Oum Kalthoum, Gilberto Gil, Ali Farka Touré, Public Enemy… Les légendaires Bob Marley et Fela Kuti.

 

 



2 / MAMA AFRICA / La Mère Afrique

 



Un hommage à la Mère Afrique. Une profusion de rythmes traditionnels et de chants de libération, ancestraux et contemporains, du Caire à Johannesburg et de Dakar à Zanzibar.

L’Afrique : continent mystère et galaxie de légendes, de langues et ethnies. De syncrétismes et traditions rythmiques d’une richesse inouïe. Alors que depuis les années 50, la pulsation noire était aux fondations des musiques populaires contemporaines, de Bamako à Lagos une modernité frénétique s’inventait. Avec elle, des artistes immenses surgissaient.
Tombée sous leur charme, l’Europe créa un concept large : la « sono mondiale ».

 

 



3 / La NEF L’expression musicale de l’effroyable

traversée des
esclaves

Le chemin de la transition, de la souffrance à la renaissance: en face de l’abomination la déportation et l’esclavage, les artistes chantaient la douleur et l’espoir.

La Traversée
La traite négrière dura 400 ans. Organisée par les Européens entre le XVe et le XVIIIe siècle, elle déporta vers les rivages d’Amérique 30 millions d’Africains. Là, dans des conditions concentrationnaires, les esclaves contribuèrent à battir la fortune du Nouveau Monde.
 

Rites et rythmes sacrés
Plongés dans la nuit de l’esclavage, les captifs africains firent acte de résistance. Au christianisme, ils mélèrent leurs panthéons animistes. Au puritanisme outré, leurs traditions rythmiques. Vodou, candomblé ou gospel naquirent dans le secret. Contribuèrent à maintenir l’espoir. Et à conserver un lien spirituel avec la mère Afrique.

 

 

 


4 / Les Amériques Noires Voyage musical dans les

Amériques
Noires

Les musiques Noires se sont développées sur le continent Américain : Etats-Unis, Cuba, Caraïbes, Brésil. De New-York à Rio de Janeiro, une multitude de genres musicaux apparurent : Blues, Jazz, Salsa cubaine, Merengue, Cumbia, musiques Afro-brésiliennes, musiques de résistance contre les discriminations...

 


La musique afro brésilienne


C’est une nation boulimique. De rythmes, de swing et carambolages artistiques. De contrastes. De Bahia à Rio, rutilances
du carnaval et impressionnisme bossa nova se cotoient. Racines africaines et modernité se mêlent. Traditions et innovations se téléscopent. Le Brésil est une métisse. Son caractère est audacieux. Son patrimoine éternel.

 


L’odyssée du Blues et du Jazz


Le blues est l’élément fondateur de l’âme noire américaine. Le jazz, l’expression culturelle des Etats-Unis par excellence. Nés au carrefour des identités américaines, ces arts issus du désespoir et de l’urbanité exprimèrent le voeu de liberté des Noirs américains. Et bouleversèrent en profondeur la musique populaire du XXe siècle.




Rhythm’n’blues, soul, funk – la marche des droits civiques


Non pas un genre en soi. Plutôt l’expression musicale populaire de l ’Amérique noire contemporaine. A l’instar du blues, le rhythm’n’blues est une matrice. Depuis son sein, une myriade de styles devaient se développer. Et accompagner, sinon documenter, l’expérience contemporaine noire aux Etats-Unis.



Caraïbes

Les Caraïbes. Une mosaïque. De rythmes, cultures et ethnies issues de l’esclavage. Mais aussi d’échanges culturels entre Africains et Européens. De ces télescopages, des genres musicaux originaux devaient se développer aux confins d’îles aux airs de colonies. Et pour certains durablement séduire l’Occident.



 


Salsa et Cuba

Cuba : un carrefour. D’influences culturelles issues d’Europe, des Etats-Unis et des Caraïbes. Mère du son, de la rumba, berceau d’artistes de premier plan, l’île influença également l’élaboration de la salsa fondée par les diasporas latines à New York au cours des années 60.



 


Apartheid

La loi ségrégationniste fut imposée en Afrique du Sud en 1948. Les musiciens noirs entrèrent alors en résistance. En exile forcée, pour certains. Leur south african jazz pour arme et tribune, Miriam Makeba ou Hugh Masakel promirent la mort de l’apartheid. Ils furent exaucés en 1991. Trois ans plus tard Mandela embrassait son destin.



5 / Le GLOBAL MIX Les Musiques Noires sont planétaires


Du reggae au rock, du disco au hip-hop, la dernière salle est consacrée aux racines Noires des mouvements planétaires. Diasporas, panafricanisme et mondialisation, les Musiques Noires se propagent de Kingston jusqu’aux grandes mégalopoles.


Reggae et musiques jamaicaines


Île de légendes, terre de musiques, berceau d’icônes contemporaines et de fantasmes d’une Afrique mythologique, la Jamaïque
développa son art le regard braqué vers le jazz d’Amérique. Passionnée, impétueuse, novatrice, son influence sur les genres apparus en Occident au cours des dernières décennies fut décisive.


L’aventure mondiale du Hip Hop


À la fois culture de rue, folklore urbain afroaméricain, chronique des ghettos, mode de vie et mouvement artistique, le hip hop est devenu en trois décennies l’expression artistique privilégiée d’une jeunesse mondiale défavorisée. De Brooklyn à Dares Salaam, d’Alger à Jo’Burg, le hip hop se conjugue entre hardiesse et poésie.


Black Music Machine

De tradition musicale séculaire, la pulsation noire est devenue virus. Fièvre. Au cours du XXe siècle, son pouls s’est inscrit aux fondations des musiques de danse parmi les plus populaires. Qu’il s’agisse de styles électriques (rock, etc.) ou de genres liés à l’évolution des technologies de studio (techno ou kwaïto).


Producteurs & passeurs


Sans ces acteurs de l’ombre, des artistes, parfois des courants musicaux, n’auraient pu toucher le grand public occidental. Sans leur contribution, aussi, des témoignages d’un monde menacé par la modernité n’auraient pu nous parvenir. Sans leur concours, enfin, l’odyssée des « musiques noires » eut été incomplète.

 

 

1 2 >>

Pour que l'aventure Mondomix continue, partagez-la encore plus avec nous.

Soutenez Mondomix