Les rendez vous au Cine de la Villette
Le cinéma en plein air continue au parc de la Villette, et cette semaine, mercredi 29 juillet au soir, on ne pourra résister à traverser les océans à bord du Pequod, le célèbre navire du Capitaine Achab à la poursuite de Moby Dick. Ce long métrage de 2007 de Philippe Ramos décline un thème devenu classique au cinéma, l'adaptation du célèbre roman de Hermann Melville. Mais dans cette version, le réalisateur offre une interprétation plus personnelle, une variation autour du personnage d'Achab, tiraillé par la haine et l'amour. La quête d'une vie, qui se traduit par la poursuite d'un cétacé, le désir de vengeance et le fantasme de la baleine, le corps de la femme aimée. P.Ramos , à la manière de H. Melville, propose une traversée symbolique sur les océans : une grande aventure pour une épopée intérieure, la quête de soi.
Les séances explorent ce thème des traversées, le fil conducteur du festival cette année. Vendredi 31, Broken Flowers de Jim Jarmush, met en scène la recherche de la paternité. Une enquête bien ficelée sur un passé refoulé tandis que le secret de Brokeback Mountain, d'Ang Lee, samedi 1er août, donne à voir l'homosexualité de deux jeunes cow boys avec pudeur et poésie. Un drame dérangeant qui invite à s'accepter soi même malgré les clichés et les préjugés de la société.
La connaissance de soi, de son identité, c'est aussi le thème d'une petite perle du Burkina Faso, « Buud Yam » le long métrage de Gaston J.M. Kaboré, réalisé en 1997. Une rareté à découvrir absolument dimanche 2 août.
« Buud » en mooré signifie les ancêtres tandis que « Yam » pourrait se traduire par l'esprit. Le film raconte l'histoire de Wend Kuuni , "Don de Dieu", un jeune homme de vingt ans, qui est contraint de partir à la recherche d'un guérisseur pour sauver sa sœur adorée Pughneere, frappée d'un mal inconnu.
« Buud Yam » est une quête, la quête d'une reconnaissance et d'une identité, racontée à la manière d'un conte initiatique et traditionnel. Gaston Kaboré explique, « C'est un peu comme ça que je vois mon rôle de cinéaste, comme celui d'un conteur d'histoires, des histoires qui finissent par avoir une signification particulière pour les vivants d'aujourd'hui ». Un conte dans sa dimension universelle et un récit qui décrit la réalité, avec la notion de respect du « temps social » chère au réalisateur. Le temps qui lie les hommes au monde dans une temporalité historique et sociale. « Un miroir de la réalité à un moment donné.», ajoute le cinéaste.
L'histoire se déroule au bord du fleuve Niger au début du XIXème siècle. Wend Kuuni est orphelin. Au village, il reste un étranger et la maladie de sa sœur le désigne comme celui qui porte malheur à sa famille adoptive. Animé par le désir de reconnaissance et d'intégration dans la communauté, le jeune homme se lance dans un grand périple à la recherche de lui même. « Un film qui baigne dans l'univers où j'ai été élevé. » avoue G. Kaboré. Un cinéma sur l'enfance, mais un conte sur la vie et sur la tolérance.
Lucie Servin
Les Accords du Vide
Sur un air de Tango, les corps accordés s'envolent accrochés à leur corde, pour un moment magique, un ballet aérien et poétique, en plein Paris. Le spectacle « Vide accordé » de la Compagnie Retouramont prend ses quartiers d'été dans la capitale. Hier à Bercy, ils seront en banlieue à partir de ce soir.
La pluie était au rendez vous. Sur la place, une armée de parapluies remplit le village de Bercy. Entre les immeubles, les trois grâces commencent leur ronde du vide, suspendues à un fil, projetant leurs ombres noires dans le ciel de la ville. Les passants s'arrêtent pour profiter du spectacle, hypnotisés par ces funambules impassibles qui défient les nuages.
La compagnie Retouramont tisse sa toile entre les tours et construit une architecture délicate et immatérielle, qui met les corps en apesanteur. Les tracés fragiles de cette danse éphémère écrivent un curieux langage dans le ciel. Des mots faits de silhouettes et d'apparitions lointaines. Ce décor onirique imprègne l'air de douceur et la lenteur des gestes évoque une apparente facilité, l'aisance de ces danseuses, qui font corps avec le vide. Un spectacle magnifique et itinérant, qui résonne comme un poème dans la ville.
Vide Accordé Paris Quartier d'été
envoyé par karriebouh.
Texte et Vidéo : Lucie Servin
Scénographes et chorégraphes : Fabrice Guillot avec le regard complice de : Geneviève Mazin
Dramaturge : Jean-Philippe Lucas Rubio
Créateur Lumière : Serge Derouault
Compositeur : Franck Gervais
Musiciens : René Michel (accordéon) & Bruno le Rouzic (cornemuse) Musicien Live : Bruno le Rouzic (cornemuse) Interprètes : Francisca Alvarez, Olivia Cubero, Isabelle Pinon
Avec le regard de : l’architecte urbaniste Stéphane Lemoine
Régie générale : Olivier Penel
Place Victor Hugo
93200 Saint-Denis
19h
Terrain Sarrail
92200 Bagneux
19h
Champigny - Mail Rodin
94500
18h
OY Division! Les folies Klezmer de Tel Aviv
Oy division fait le tour des parcs dans le cadre du Festival Paris d'été. Le groupe a choisi son nom en hommage à Joy division, le groupe mythique de Manchester dans la fin des années 70, malgré la différence de style. Ce quintet original composé de musiciens israëliens avec Eyal Talmudi à la clarinette, Gershon Lezerson au violon, Noam Enbar, à l'accordéon et aux percus, Assaf Talmudi, à l'accordéon et au Badkhn et Avichay Tuchman à la contrebasse, recompose sans nostalgie les chants traditionnels Klezmer, les musiques juives ashkénazes d'Europe de l'Est.
21 juillet 2009 à 17h30 - La Courneuve - Plage (93)
22 juillet 2009 à 19h - Jardin d'Eole (18e)
23 juillet 2009 à 19h - Parc de Belleville (20e)
24 juillet 2009 à 18h - Jardin du Luxembourg (6e)
25 juillet 2009 à 19h - Parc Georges Brassens (15e)
26 juillet 2009 à 18h - Parc de la Butte du Chapeau Rouge (19e)
Accès libre
Sortir à Paris
Pensée du jour :
Pas à pas,
tu ris à Paris,
d'un pas souriant .
ne ris pas à Paris
j'te parie que tu vas sourire en sortant ...
Ça me dit de sortir samedi.
Nathalie Picard
De nombreux touristes réalisent un rêve en visitant Paris, mais pour les parisiens qui n'ont pas de vacances, il est parfois difficile d'imaginer sa ville comme une destination paradisiaque. Et pourtant. En levant la tête et en arrêtant de regarder ses pieds, on peut vite se rendre compte des richesses étalées devant nos yeux, à demi-cachées par une routine grise et ennuyeuse. Les festivals se multiplient, les journées longues et les chaudes soirées offrent une multitude d'opportunités pour jeter un regard nouveau sur le quotidien.. C'est l'été dans la capitale, laissez vous tenter....
L.S.
Les séances en plein air de la Villette.
Finie la contribution de 2euros pour piqueniquer sur la pelouse, l'année dernière le festival avait atteint le taux le plus bas de son histoire en terme de fréquentation.
Lucie Servin



28.07.09 15:52:31,
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