Clôture du festival : Jazz-Fusion et Jazz-Groove
16heures : Création originale avec le « Fes Label Jeunes Musiciens 2009 »

16heures30 : Interlude « place à la fanfare » Zéphyrologie

17heures : Jazz Flamenco avec « Kader Fahem Hispanica Trio »
Le guitariste compositeur Kader Fahem est à raison reconnu comme l’héritier de Paco de Lucia. Sa précision, sa technique et sa sensibilité mélodique légitiment sans conteste la comparaison avec l’un des meilleurs guitaristes du monde.20heures30 : « Musicology , thy name is woman »
Laissant la place aux femmes, le concert de clôture du festival était assuré par la sublime organiste Rhoda Scott et son « Lady Quartet ». Surnommée « l’organiste aux pieds nus » et ceci est véridique, Madame joue sans chaussure Rhoda Scott a obtenu l’an dernier le prix le plus prestigieux du jazz, « le DjangodOr Franck Hagège » (du nom de son fondateur) qui consacre l’ensemble d’une carrière.
Métis Jazz au Palais Batha




Ouverture du "Fes, Jazz in riad festival"

La capitale Idrisside et première cité du Maroc détient en son sein une magie que l’on pourrait attribuer tout à la fois à son rôle de berceau du soufisme, à son expansion culturelle originelle ou à son caractère insaisissable.
La sixième édition du Fes, jazz in riad festival, œuvre séduisante de la fondation Esprit de Fes dont la direction artistique revient à Monsieur Mohamed Kabbaj, sonne comme une mise en abîme de la ville elle-même. Les rencontres de différents styles de jazz incarnés par divers musiciens répondent en écho aux rencontres culturelles qui marquent l’histoire de cette ville. La soirée d’ouverture du festival, vendredi 9 octobre, s’ancrait dans la célébration et le scellement de sa labellisation Django d’Or – Trophées Internationaux du jazz en accueillant le David Reinhardt Trio.
Dans le splendide jardin arabo-andalou du Palais Batha, « Musée des Arts et Traditions populaires », sous le mysticisme d’un chêne géant et multi-centenaire, David Reinhardt, petit-fils de Django, muni de sa guitare, ouvrait le bal.
Accompagné de l’organiste Florent Gac et du batteur Yoann Serra, le trio a inauguré cette sixième édition en offrant d’abord au public quelques classiques de jazz comme le fameux morceau « Here, that’s a rainy day » (1959) de Jimmy Van Heusen et Johnny Burke. 
Une fois le ton donné et la conquête du public assurée, la scène s’est agrandie pour accueillir deux autres musiciens de renom, Jean-Marc Jafet à la basse et Olivier Temime au saxophone. Le Quintet nouvellement constitué, véritable extase mélodique, parsemait d’un ballet de fleurs musicales le jardin aux allures de riad.
Si l’héritage familial d’une tradition musicale n’est pas toujours chose facile à gérer tant par l’impression d’un devoir de dépassement de l’autre que par un besoin naturel d’une émancipation créatrice d’unicité, la manière dont David Reinhardt caresse sa guitare relève à la fois d’un « Reinhardtisme » à l’état pur et d’une originalité que nul ne peut lui contester.

Ainsi, pour paraphraser Jean le Rond d’Alembert, le David Reinhardt Trio et le Festival de Jazz de Fes ont d’emblée su répondre à la question « Qu’est-ce qu’une ouverture ? ». C’est la pièce de musique qui commence un festival et qui doit préparer l’auditeur à ce qu’il va entendre.
Rencontre avec David Reinhardt :
23heures : After-Show au Majestic
Le concert a pris fin aux alentours de 22 heures 30 et c’est une petite heure plus tard, à l’intérieur du grand restaurant "Le Majestic" que le groupe Zéphyrologie proposait un After-Show musical. Composé de dix musiciens, sections cuivres et percussions, la musique de Zéphyrologie est à 35% funky, 35% jazzy, 30% rock et 100% festive. Nous aurons la merveilleuse occasion de les suivre à travers leurs déambulations dans la Médina, mais pour l’heure, nous nous préparons au concert « Métis-jazz » de Tangora dont nous vous donnerons des nouvelles très vite.

Jihane Bensouda



12.10.09 14:11:24, 