Catégorie: Atlas
Cartographie musicale de la planète 2.
Pour compléter un premier post consacré aux "cartes musicales de la planète". Voici quatre nouvelles cartes collaboratives:
*Télérama.fr est à l'origine de deux initiatives intéressantes:
1. La carte de France en chansons:
"Un coin de rue, un monument ou tout simplement une ville : on connaît tous une chanson qui raconte ou simplement mentionne un lieu. Dutronc, NTM, Nougaro, Zebda et de nombreux autres ont chanté leur région d'origine. Et si on les répertoriait ?" [passage tiré du site du magazine]
Une carte collaborative proposée par Télérama.fr. La carte de France des chansons
2. Mondo Sono- Télérama.fr
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* Enfin, en parallèle à l'histgeobox (dont la carte est consultable ici), nous nous avons inauguré une nouvelle rubrique intitulée Loca virosque cano. Nous vous y présentons des titres évoquant directement ou non, différents lieux dans le monde.
Afficher Loca virosque cano sur une carte plus grande
Déjà sur l'histgeobox :
- The Beatles : "Penny Lane" et "Strawberry Fields" (1967) pour Liverpool (Royaume-Uni) : par vservat
- Gilbert Bécaud : "Nathalie" (1964), la Place Rouge à Moscou par Aug
- David Bowie : "Heroes" (1977) pour Berlin (Allemagne) : par vservat
- Jay-Z (Feat. Alicia Keys) : "Empire State of Mind" (2009) pour New York (NY-Etats-Unis) par Aug
- U2 : "Where the streets have no name" (1987) pour Belfast (Irlande du Nord) par vservat
- Bruce Springsteen, "American Land", (2006), pour Ellis Island, (NY-Etats-Unis) par vservat
- The Clash, "Guns Of Brixton" (1979), pour Brixton (Londres, Royaume-Uni) par vservat.
- U2 : "Zoo Station" (1991) pour Berlin, Allemagne, par vservat.
- Jacques Douai : "Au port du Havre" (1978), pour le Havre, France, par vservat.
- Anis: "Cergy", pour Cergy (95), France, par Blot.
* Sans lien cette fois avec la musique, Pierre Sérisier propose sur son blog une carte des séries américaines.
"Où se passent vos séries favorites ? Dans les grandes villes pour la plupart. Avec une sur-représentation de Los Angeles et de New York, bien que depuis quelques années Chicago et Miami semblent attirer les scénaristes. Bien sûr, les fictions ne sont pas tournées in situ, mais il est intéressant de voir le choix des localités." [tiré du blog de PS]
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Une carte des séries américaines proposée par Pierre Sérisier sur son blog.
Petite histoire de la Nouvelle-Orléans (1) La fondation

Au début du XVIIIème siècle, la France est théoriquement souveraine en Amérique sur un vaste espace qui va de l’embouchure du Saint-Laurent au Nord-Est du continent jusqu’au Delta du Mississippi au Sud.
Aujourd’hui encore, les toponymes (rues, bâtiments comme noms de villes) reflètent cette présence française ou francophone. Ainsi, dans le paysage de Chicago et de la Nouvelle-Orléans, il n'est pas rare de croiser les noms de La Salle, Marquette ou Joliet. Ces noms évoquent l’exploration des territoires situés à l’Ouest du Canada français et des colonies britanniques.

Jean-Baptiste Louis Franquelin, Carte de l'Amérique septentrionale, 1688 [source]
Aux origines de la Louisiane
Sans rentrer dans les détails, rappelons que le père Jacques Marquette et Louis Jolliet, partis du Canada, sont les premiers à explorer le haut bassin du Mississippi, jusqu'à la confluence avec l'Ohio, en 1673. Cavelier de La Salle joue un rôle important en descendant le Mississippi jusqu'à son embouchure entre 1679 et
1682. Le 9 avril 1682, il prend possession de tout le bassin du fleuve et nomme ce vaste territoire Louisiane en l'honneur du roi Louis XIV. Mais une deuxième expédition, entamée en 1684, se termine tragiquement puisqu'il est tué par un de ses hommes en 1687 [source de la Carte ci-contre]. La Louisiane française couvre donc théoriquement (les querelles sont nombreuses) l'espace délimité à l'Ouest par les Rocheuses , à l'Est par les Appalaches, au Nord par les Grands Lacs et au Sud par le Golfe du Mexique. Elle est donc bien plus vaste que l'Etat de Louisiane actuel.
Après l'échec de La Salle, une famille canadienne d'origine normande, les Lemoyne se distingue dans la région. C'est d'abord Pierre d'Iberville qui explore les environs du delta du Mississipi à la fin du siècle et fonde le fort Maurepas (du nom du Ministre de la Marine, responsable des colonies). C'est l'origine de ce qui devient ensuite la ville de Biloxi (nom d'une tribu indienne). Il établit également un établissement permanent à La Mobile, un peu plus à l'Ouest. Le fort Saint-Louis y est construit. Son frère, Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville, né en 1680, est sans doute l'homme le plus important dans l'histoire de la région pour la première moitié du XVIIIème siècle. Sa connaissance des Indiens et du terrain en font un militaire indispensable. C'est probablement lui qui, à la suite des observations de son frère, choisit le site de la Nouvelle-Orléans. Mais faisons un détour par Paris avant de revenir en Louisiane...
Quel statut pour la colonie ?
En 1664, à l'imitation des Anglais et des Hollandais, Colbert avait créé deux sociétés par actions, la Compagnie des Indes orientales et celle des Indes occidentales. Ces compagnies se voyaient confier une autorité complète sur les territoires et les populations. La Compagnie des Indes Occidentales devait ainsi s'occuper des colonies américaines. Mais ces compagnies ne devaient pas commercer avec des pays étrangers (contrairement à leurs équivalentes anglaises et hollandaises). Ce "colbertisme" exclusif réduisait donc les colonies au rôle de comptoirs et entravait leur approvisionnement, trop dépendant des navires venus de La Rochelle et de Lorient (devenu progressivement le port de la Compagnie). Ces Compagnies ont donc un succès mesuré et s'éteignent progressivement, d'autres sont créées couvrant des espaces plus réduits (Guinée, Sénégal), les noms changent régulièrement.
Des financiers, y voyant le moyen de s'enrichir, se voient alors confier l'exclusivité du commerce sur certaines colonies. C'est ainsi le cas en 1712 d'Antoine Crozat. Le Roi lui concède le privilègedu commerce en Louisiane pour quinze ans. En Louisiane vont donc exister deux pouvoirs à la fois séparés et étroitement liés : celui de la Compagnie et celui du Roi. Le Ministre de la Marine Pontchartrain (Iberville a nommé le lac proche de la côte en son honneur) nomme gouverneur La Mothe-Cadillac, auparavant basé à Détroit. Mais il semble peu à la hauteur et les querelles se multiplient, la mise en valeur de la colonie restant très superficielle. D'ailleurs Antoine Crozat, motivé par des intérêts financiers et qui n'a jamais mis les pieds en Amérique, restitue ses droits dès 1717. Peu de Français sont prêts à partir pour la Louisiane. Cela témoigne de l'incapacité des Français à exploiter ou mettre en valeur durablement leurs territoires en Amérique.
Dès lors, le sort de la Louisiane est lié pendant quelques années à un personnage fascinant, l'Ecossais John Law. Féru de mathématiques, il parcourt l'Europe en réussissant partout à gagner des sommes importantes aux jeux de "hasard". Il commence à élaborer un système qu'il propose dans différents pays, très inspiré par le modèle de la Banque d'Angleterre, créée en 1694. Il parvient à convaincre le Régent de France Philippe d'Orléans, d'accepter ce système. Philippe est l'oncle du tout jeune Louis XV et assure la régence du Royaume depuis la mort de Louis XIV en 1715. Suite aux nombreuses guerres menées par Louis XIV, l'Etat est considérablement endetté. Law propose de convertir les créances de dettes en actions de la Compagnie d'Occident (appelée également "du Mississippi"). Sa banque, qui devient ensuite la banque royale, émet des billets en grand nombre avec l'objectif déclaré d'augmenter la masse monétaire. Basée sur une "publicité mensongère" avant l'heure, la spéculation bat son plein. Les actions de la Compagnie s'arrachent rue Quincampoix à Paris (comme le montre la gravure ci-contre). Les espoirs d'enrichissement sont sans commune mesure avec la réalité de la Louisiane qui n'a à offrir que ses maladies tropicales.

Exemple de billet émis en 1718 par la banque de John Law
En 1717, la Compagnie d’Occident (fondée en 1716 et dirigée par Law) obtient le monopole du commerce pour la Louisiane et l’Illinois pour 25 ans puis absorbe les compagnies d’Orient, du Sénégal, d’Inde, de Chine, de Saint-Domingue et de Guinée. Elle devient alors la Compagnie des Indes en 1718. Law se trouve ainsi à la tête des finances aussi bien que d'une grande partie du commerce français. Cela ne va pas durer pusique son système s'écroule en 1720. Mais revenons en Louisiane et aux projets de la Compagnie.
Une capitale pour la Lousiane
La Compagnie décide de construire une ville en Louisiane pour en faire sa capitale.
Le nom de la ville est choisi en l'honneur du Régent. Le site aurait donc été repéré par Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville [portrait ci-contre : Rudolph Bohunek, portrait de Jean-Baptiste Lemoyne, Sieur de Bienville, Louisiana State Museum]. En mars 1718 commence le déblayage des arbres sur le site.
La situation est exceptionnelle. La Nouvelle-Orléans se trouve au débouché de l’axe du Mississippi, drainant un vaste bassin qui couvre une grande partie de l’Amérique du Nord. Situé à plus de 150 kilomètres de la mer, la Nouvelle-Orléans n’en est pas moins idéalement placée au fond du Golfe du Mexique. C’est donc une interface entre le continent, le Golfe, les Caraïbes, et l’Europe.
Le site est en revanche beaucoup plus compliqué. La ville est construite sur des marais. L’instabilité du sol oblige donc à construire des fondations sans cesse plus profondes, d'autant plus que la subsidence est importante (l’enfoncement progressif de la ville au fil du temps…). Ajoutons à cela que la ville se situe sous le niveau de la mer. Assez vite, des levées sont donc établies pour pallier aux crues importantes du fleuve, probablement dès 1724. Autre inconvénient du site, la récurrence des catastrophes naturelles dans cette zone subtropicale. Les ouragans frappent régulièrement la ville. L’histoire de la ville est dès le début marquée par des catastrophes naturelles. En 1721 et de nouveau en septembre 1722, des ouragans frappent la région, détruisant les derniers bâtiments en bois datant d’avant la fondation de la ville. La catastrophe est aussi parfois l’occasion de faire table rase... Pas moins de sept ouragans touchent ainsi la ville entre 1717 et 1750.
« J’ai été détaché pour aller à la Nouvelle-Orléans tracer [le plan] d’une ville régulière, qui doit être la capitale de ce pays » Pauger (1720)

Le plan de la ville est tracé par l’ingénieur Adrien de Pauger. Il s’agit d’un plan en damier (ou hippodamien) épousant la courbe du Mississippi en forme de croissant (Crescent City est l’un des nombreux surnoms de la ville). Ces plans géométriques ne sont pas rares à l’époque, aussi bien en Amérique (la traza espagnole ou le plan de Louisbourg, ville fondée au Canada à la même époque par les Français) qu’en Europe. On songe par exemple au plan établi à Rochefort dans la deuxième moitié du XVIIème siècle, à celui de Neuf-Brisach en Alsace ou à celui de la ville-neuve de Nancy sous Charles III (fin XVIème). Ce modèle est donc conforme à la tradition de cette époque, perpétuée par les ingénieurs militaires dans la lignée de ce qui se fait en Europe, au moins depuis les réalisations italiennes de la Renaissance.
L’extension maximale prévue est de 88ha (contre 60 à Rochefort, la plus grande des villes nouvelles d'alors en France). La ville est découpée en 66 îlots qui devront être bâtis progressivement (le « Vieux Carré » ou French Quarter actuel). Chaque ilôt est cerné par un fossé permettant l'écoulement de l'eau et des ponts sont mis en place aux carrefours.
Le cœur de la ville n'est pas au centre, mais au bord du Mississippi (un temps appelé Fleuve Saint-Louis), il s'agît de la Place d’Armes (aujourd’hui Jackson Square). La place était relativement petite, comparée par exemple à la Place des Vosges à Paris qui a pu lui servir de modèle. Mais elle s'ouvrait d'un côté sur le Mississippi ce qui élargissait la perspective avant que la hauteur de plus en plus grande des levées ne vienne la boucher...Sur cette place se retrouvent les différents pouvoirs de la ville : le religieux d'abord avec l'Eglise Saint-Louis (par Pauger lui-même), le Presbytère face au fleuve et le couvent des Ursulines (arrivées en 1727). Le pouvoir adminsitratif ensuite avec les résidences du gouverneur et de l'intendant se faisant face. Le militaire ensuite avec les deux grandes casernes construites sur les quais dans les années 1730 pour remplacer les casernes de la périphérie abîmées par un ouragan. Les magasins et l'hôpital se trouvaient également sur les quais.
La construction est lente et difficile en raison du manque d'hommes et de matériau. Il faut quelques années pour que le plan conçu par Pauger prenne réellement forme. Les nouveaux arrivants s'installent dans un premier temps dans le Nouveau Biloxi. L'ordre d'installation officiel ne date que du 26 mai 1720. La ville se construit alors peu à peu. C'est Pauger lui-même qui donne aux premières rues le nom qu'elles ont conservé jusqu'à aujourd'hui : Bourbon, Orléans, Saint-Louis, Iberville, Royale, Chartres.
Des aménagements sont réalisés pour permettre aux navires de haute-mer de venir décharger et charger sur les quais de la ville. Le chenal est aménagé et un fort est établi dans le delta, à La Balise. L'avancée du Delta oblige au déplacement permanent de cette structure. Des pilotes y attendent les navires pour les emmener jusqu'au port en évitant les bancs de sable.
La fonction première de la ville, outres son rôle de capitale, est donc la fonction portuaire. C’est une ville-entrepôt qui tire parti de sa situation exceptionnelle.
Trouver des habitants....
On dit de la ville des débuts qu'elle est peuplée de déshérités, d’indigents, de filles légères. Les premiers habitants sont des Canadiens parmi lesquels on trouve beaucoup de coureurs des bois, des artisans de la Compagnie, mais aussi des gens venus d'horizons différents, de France pour les soldats, les condamnés, les prostituées et les pauvres, d'Afrique, des Antilles ou des environs pour les esclaves.

En 1722, la ville devient la capitale de la Louisiane. Elle compte environ 1250 habitants dont « 293 hommes, 140 femmes, 96 enfants, 155 domestiques français, 514 esclaves nègres, 51 esclaves sauvages, 231 bêtes à cornes, 28 chevaux » (document ci-contre). Des campagnes faisant la promotion de la Louisiane sont organisées. Elles ont peu de succès. Suite à ces campagnes, des Allemands s’installent dans la région, un peu à l’ouest de la Nouvelle-Orélans. Des Suisses (en particulier des militaires) et des Piémontains viennent aussi.
Pour le reste, il faut contraindre des personnes à venir s'installer en Louisiane. Et si les colons dans l'intérieur n'hésitent pas à prendre femme chez les Indiens, le manque de femmes se fait cruellement sentir en ville. Entre 1718 et 1720, plus de 7000 personnes sont ainsi envoyées de gré ou de force vers la Louisiane. Outre celles et ceux qui sont tirés des prisons et des "hopitaux" (au sens de l'époque), les hommes de la compagnie parcourent la France et enlèvent des "indésirables". Cette sorte de milice se distinguait par le port d'une bandoulière. La population les surnomme donc les "bandouliers". Sur dénonciation (souvent abusive), sur une intuition, ils arrêtent et embarquent au moins 5000 personnes entre 1717 et 1720. Le Régent met un frein à ces pratiques en les faisant encadrer par des officiers.
La Compagnie tente donc d'organiser l'arrivée de femmes mais cet objectif se heurte à de nombreux obstacles. Une partie des personnes qui viennent de gré ou de force meurrent au cours de la traversée ou dans les premiers temps de leur arrivée en raison des nombreuses maladies (fièvre jaune, malaria,...).
C'est dans ce cadre que l'Abbé Prévost situe son roman Manon Lescaut publié en 17
31. Il raconte l'histoire d'une jeune fille contrainte de partir et suivie par son amoureux. Le roman a un succès fou mais ne fait pas vraiment de la réclame pour la Louisiane...
Et puis il y bien sûr les esclaves. Au départ, ce sont surtout des Indiens puis, rapidement, les noirs déportés d'Afrique sont les plus nombreux. Cette arrivée est d'autant plus aisée que la Compagnie possède le monopole sur la Traite, aussi bien française qu'espagnole (asiento). A la Nouvelle-Orléans, sur la rive droite (actuellement West Bank), un camp est spécialement aménagé pour accueillir les esclaves. Ils ne doivent en effet pas habiter avec les blancs. Le Code Noir s'applique à la Louisiane à partir de 1724.
La population de la ville est donc dès le départ extrêment variée : blancs, noirs, Indiens, Français nés en France, Canadiens, Créoles, esclaves, ...
Pour encadrer religieusement cette population, la Compagnie passe des accords avec différents ordres. En 1722, les Jésuites (expulsés par la suite) et les Capucins s’installent à la Nouvelle-Orléans. Des Ursulines arrivent à partir de 1727.
Malgré la faillite de Law en 1720, la Compagnie continue à fonctionner pendant une dizaine d’années.
Mais les guerres reprennent contre les Indiens des environs (Natchez en particulier), facilitées par les manœuvres des colons britanniques et l’arrogance de certains militaires français. Un document saisissant montre les effets de la guerre contre les Indiens sur la Nouvelle-Orléans et ses environs. Toutes les concessions sur lesquelles figure la lettre "a" sont abandonnées. On reconnait la ville en haut du document [source]. Malgré les punitions infligées aux Indiens, la Louisiane perd, outre sa tranquilité,le peu d’attraction qu’elle suscitait. en France. La Monarchie reprend les choses en main en 1731.

Louis XV met fin au monopole de la Compagnie et prend le contrôle de la colonie. Bienville, seulement gouverneur militaire auparavant, devient le gouverneur de la Louisiane. Il parvient à lutter efficacement contre les Espagnols et les Anglais mais connaît des difficultés contre les Indiens plus au Nord (guerre contre les Chicachas).
Au final, si la Compagnie a réussi, tant bien que mal, à créer et développer une capitale pour favoriser l'expansion de la Louisiane, la croissance démographique et économique de la Nouvelle-Orléans reste modeste. A la fin de la période française, la ville ne compte encore que quelques milliers d'habitants. D'autres populations françaises ou francophones allaient gagner la ville au cours de ce siècle. Il s'agit des Acadiens, venus du Canada après le "Grand Dérangement" de 1755 et, à partir des années 1790, des créoles français fuyant la Révolution en cours à Saint-Domingue. Mais ceci est une autre histoire...
Je vous propose de découvrir dans cette vidéo des plans et cartes de la ville de la Nouvelle-Orléans lors du premier siècle de son histoire, de 1722 à 1819 :
Bibliographie
- Maurice Denuzière, Au pays des Bayous (I) Je te nomme Louisiane, Denoël, 1990 (Fayard, 2003). Le "Roman vrai" de la Louisiane franaçaise. Une documentation très riche et rigoureuse.
- Ned Sublette, The World That Made New Orleans, From Spanish Silver to Congo Square, Chicago, Lawrence Hill Books, 2009. Une merveilleuse plongée dans ce qui a fait la Nouvelle-Orléans, en particulier sur le plan musical.
- Michel Thiébaut, Le chemin de l'Atchafalaya, Autour de La petite fille Bois-Caïman de François Bourgeon, 12bis, 2010. Michel Thiébaut a travaillé avec l'auteur de BD François Bourgeon sur la documentation de sa série Les passagers du vent, entamée dans les années 1980 et achevée en 2010. Les deux derniers tomes se déroulent en partie à la Nouvelle-Orléans et en Louisiane. Dans cet album, Thiébaut évoque les faits qui servent de toile de fond à la BD. Extrêmement précieux !
- Gilles Havard et Cécile Vidal, Histoire de l'Amérique Française, Flammarion, 2003. L'ouvrage de référence le plus récent.
- Encyclopedia Britannica
Sitographie
- Un site remarquable réalisé lors du bicentenaire de l'achat de la Louisiane par les Etats-Unis, beaucoup de documents originaux.
- Jolliet et La Salle, des Français en Louisiane. Site canadien très complet sur les explorateurs.
- L'université Laval de Québec propose un site très riche sur l'histoire de la Louisiane française.
- Le Musée virtuel de la Nouvelle-France.
- De nombreuses cartes historiques de la Louisiane et de la Nouvelle-Orléans sur le site de la Louisiana Digital Map Library et sur celui de l'Université du Texas à Austin.

- Blacksad : un privé à la Nouvelle Orléans
- Katrina, 2005 : Entretien avec Romain Huret
- Treme, Nola après Katrina
- Le rap de La Nouvelle-Orléans : Entretien avec Jean-Pierre Labarthe
- Faire de la musique après Katrina (à venir)
- La Nouvelle-Orléans dans la BD francophone
- Le Funk de la Nouvelle-Orléans (à venir)
- Petite histoire de la Nouvelle-Orléans :
- La fondation (1718-1763)
- De l'ère espagnole à la vente (1763-1803)
- Le XIXème siècle (1803-1865)
- Reconstruction et ségrégation (1865-1965)
- Entre déclin et catastrophes (1965-2011)
Comprendre les mafias
- Le contrôle d'un territoire, que ce territoire soit un secteur économique ou un espace géographique. 70 % des Napolitains ont ainsi affirmé dans un sondage que la Camorra contrôlait la ville... Ce contrôle ne permet aucune contestation, même de la part de l'Etat.
- Une capacité d'ordre et de domination : "Une mafia représente un ordre juridique alternatif, parallèle et concurrent de celui de l'Etat"
- La hiérarchie et l'obéissance : "L'individu disparaît derrière l'organisation"
- L'ethnie et la "Famille" : chaque mafieux appartient à cette nouvelle "famille" que constitue la mafia et ses liens sont plus forts que les liens du sang. Le recrutement des mafias se fait dans un même groupe ethnique, gage de sécurité et de confiance.
- La poly-criminalité : Les mafias ne sont pas spécialisées dans une activité criminelle mais s'investissent dans les activités criminelles de leur époque. Racket d'activités légales; trafic de drogues, de cigarettes, d'êtres humains, d'organes, d'armes; usure; jeu; contrefaçon; industrie du sexe (prostitution, proxénétisme, pornographie).
- Les mythes et les légendes : Les mafias s'inventent un récit fondateur, "un passé glorieux de patriotisme, de résistance à l'oppression et de pratiques chevaleresques" pour se légitimer.
- L'ancienneté et la pérennité : Il s'agit de sa capacité à survivre quelles que soient les conditions économiques et les pouvoirs en place (démocratie, régime autoritaire, fascisme,...).
- Le secret et l'initiation : Silence, codes entre mafieux, rites initiatiques empreints de religiosité font parite de l'univers mafieux.
En dehors de ce G9, de nombreux groupes criminels organisés ont des points communs avec ces mafias sans pour autant en avoir toutes les caractéristiques (maras d'Amérique centrale, groupes criminels russes, colombiens, balkaniques, nigérians, albanais...).



Des livres :
- Toutes ces informations et les citations viennent de l'excellent ouvrage du commissaire Jean-François Gayraud, aujourd'hui disponible en poche : Le monde des mafias, Géopolitique du crime organisé, paru chez Odile Jacob en 2008.
- Pour comprendre l'origine de ces entités criminelles, il faut lire le livre de John Dickie, Cosa Nostra. La mafia sicilienne de 1860 à nos jours, paru en poche dans la collection Tempus chez Perrin en 2007.
- Un Atlas des mafias est paru fin 2009 chez Autrement. Ecrit par le géographe Fabrizio Maccaglia et l'historienne de l'Italie Marie-Anne Matard-Bonucci. Grand amateur des atlas Autrement, j'attendais avec impatience cet ouvrage. Pourtant, je dois avouer que je suis un peu déçu. Le livre parle plus de la criminalité transnationale organisée et de la face sombre et illégale de la mondialisation que des mafias elles-même. Les cartes en particulier me semblent décevantes dans leur forme comme par les thèmes qu'elles traitent. On ne perçoit pas vraiment la dimension locale de contrôle d'un territoire.


- Pour suivre l'implantation de Cosa Nostra aux Etats-Unis, je vous recommande la série de BD de Chauvel, Le Saëc et Scarlett intitulée Ce qui est à nous (ce qui est une manière de traduire Cosa Nostra), publiée chez Delcourt dans la collection Sang Froid depuis 2003. 10 tomes sont parus. Ils sont prolongés par la série Mafia Story depuis 2007.
- Un Américain d'origine chinoise, John Chinaman, tente d'échapper aux Triades de Hong Kong en Californie. L'occasion pour nous de retracer l'importance de l'imigration chinoise au moment de l'essor de la côte Pacifique des Etats-Unis, à partir de la ruée vers l'or de 1849.
Deux chansons sur l'histgeobox pour approfondir l'histoire de la mafia en Sicile et aux Etats-Unis :
- Pour avoir un aperçu rapide mais pertinent de l'histoire de Cosa Nostra, écoutez "La Cosca" d'Akhenaton. Je vous en parle en détail sur l'histgeobox où vous pourrez l'écouter.
- 98. Prince Buster : "Al Capone" Sur les traces du parrain de Chicago dans les années de la prohibition...
Des films :
- Ne ratez pas le film Gomorra de Matteo Garrone. C'est une plongée passionnante dans la cité des Vele à Scampia dans la banlieue déshéritée de Naples, rongée par la drogue et la Camorra. Le film suit quelques uns des personnages du livre du même nom , écrit par Roberto Saviano. Saviano, originaire de Scampia, a écrit un livre magistral qui permet de comprendre les logiques économiques au coeur du fonctionnement de la Camorra. Il vit aujourd'hui sous protection policière. Voyez cet entretien qu'il a accordé à l'émission Métropolis sur Arte :
Une première version de cet article avait été publiée en 2008.
"Les fils de la terre" : au coeur du Japon rural
Le Japon est aujourd'hui associé à la frénésie des villes de la Mégalopole. A juste titre puisque l'essentiel de la population japonaise (70% soit 90 millions) y réside. Pourtant, il y a un siècle, le pays était encore essentiellement rural. Une grande partie de l'identité et des traditions nippones (religieuses, culturelles,...) puise ses racines dans les campagnes.
C'est surtout après la défaite de 1945 que les campagnes se sont profondément transformées. Avec la réforme agraire voulue par la puissance occupante, les Etats-Unis. L'objectif : dans le contexte de guerre froide, éviter que les paysans adoptent une posture révolutionnaire en protestant contre la concentration des terres aux mains de quelques uns. Deux millions d'hectares ont alors été redistribués.
Un million et demi de propriétaires fonciers (jinushi) doivent ainsi vendre à l'Etat qui les revend à quatre millions de paysans. Cet épisode est évoqué dans le manga Ayako d'Osamu Tezuka. La famille d'Ayako était proriétaire de nombreuses terres et doit se résigner à les céder (image ci-contre). La conséquence de cette réforme est d'émietter la propriété et de réduire la taille des exploitations. Accompagnée de la mécanisation et de l'utilisation d'engrais, cet émiettement a poussé de nombreux paysans à l'exode rural vers les villes et l'emploi industriel, souvent plus rémunérateur. Les années de la Haute-croissance (1955-1975) ont ainsi vu la population urbaine devenir majoritaire. Dès la première moitié des années 1950, les urbains étaient plus nombreux que les ruraux.
L'agriculture japonaise se modernise et engage une course à la productivité comme dans les autres pays du Nord (la PAC européenne date de 1963). Comme ailleurs, le nombre d'agriculteurs baisse. Entre 1950 et 2005, le nombre d'exploitations passe de 6 à moins de 3 millions. La population agricole a été divisée par 3 (37 millions en 1950, 13,5 en 2000). C'est une population vieillissante. la part de l'agriculture dans le PIB passe de 8,8% en 1960 à 1% en 2000. En parallèle, les agriculteurs sont de plus en plus endettés et dépendants des fluctuations du marché.
[source : DF]
Pourtant, contrairement à ce qui se passe en Europe et aux Etats-Unis, le Japon n'est pas une puissance agricole. La surface agricole diminue et l'autosuffisance alimentaire recule passant de 90% en 1960 à 40% en 2000. Seule la riziculture échappe à cette dépendance croissante des importations, en particulier chinoises.

Au début du manga Les fils de la terre, c'est cette situation préoccupante de dépendance qui semble inquiéter le Premier Ministre japonais, au point qu'il organise un conseil des ministres sur ce sujet. Un jeune fonctionnaire du ministère de la culture et de l'éducation (en charge des lycées agricoles), Natsume, est envoyé dans une région agricole pour remédier à la crise des vocations. Même s'il ne s'agit pour les ministres et le premier d'entre eux (dont la coiffure rappelle celle du libéral et très populiste Junichiro Koizumi du PLD) que de s'attirer temporairement la sympathie d'une clientèle électorale, Natsume va prendre sa mission très à coeur.

En se rendant dans ce lycée et sa région, il va se heurter au scepticisme des premiers concernés, à savoir les agriculteurs et les habitants des campagnes. Mais sa naïveté et sa créativité débordante vont être de précieux atouts. Je n'en dis pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de la lecture. Ses recettes, faire appel à cette entraide paysanne (yui) et ne pas hésiter à mettre en place un Chisan-chisho, c'est-à-dire un système dans lequel la population locale consomme la plus grande partie des produits agricoles locaux. Voilà pour la leçon de japonais...
On aurait pu craindre d'un tel livre qu'il soit quelque peu manichéen en prônant une forme de retour à la terre contre les villes où les valeurs se perdent, bref qu'il ait quelques relents de pétainisme ("la terre, elle ne ment pas"...). Mais il n'en est rien. C'est un manga plein d'optimisme. Finalement, il s'inscrit assez bien dans un projet de reconquête de leur propre destin par les paysans. A défaut de convertir le Japon tout entier à leur système, ils décident de commencer par agir localement. Bref, un éloge de la transformation par le bas en vue d'un Mura-Okoshi (réveil des villages).
- Jinpachi Môri (scénario) et Hideaki Hataji (dessin), Les fils de la terre, (3 tomes), Delcourt, coll. Akata, 2007
- Osamu Tezuka, Ayako, Delcourt, coll. Akata, 2003
- Les chiffres concernant l'évolution de l'agriculture et des campagnes japonaises proviennent de l'excellent Atlas du Japon de Philippe Pelletier paru chez Autrement en 2008.
Journal intime d'un marchand de canons

Le commerce des armes est en effet toujours sur le fil du rasoir entre intérêts publics et privés (voir le schéma ci-dessous), entre commerce légal et illégal. Il comporte une partie immergée qui n'apparaît que rarement au grand jour.
C'est tout le mérite du journaliste Philippe Vasset de nous restituer cette ambigüité en écrivant un récit de fiction à la première personne. Il nous livre les tranches de vie d'un "marchand de canons" spécialisé dans les missiles et l'armement naval qui se lit d'une traite. Si le personnage est fictif, les faits abordés sont tous réels et l'on navigue dans ce nouvel ordre mondial post-guerre froide où les marchands d'armes sont comme des poissons dans l'eau. On sent d'ailleurs de la fascination pour cet univers chez Philippe Vasset ,qui est rédacteur-en-chef du site Intelligence Online. Le film Lord Of War jouait déjà sur cette identification au personnage principal joué par Nicolas Cage, un héros fictif inspiré par deux véritables marchands d'armes aujourd'hui arrêtés, l'Ukrainien Leonid Minin et le Russe Viktor Bout. L'heure du jugement sonne en effet souvent pour ceux qui sortent du cadre légal fixé aux échelons nationaux et internationaux. C'est le moment où notre "héros", porté par son narcissisme, souhaite conserver toutes les traces de son passé d'aventures. La perspective d'être arrêté et de fournir lui-même les preuves de sa culpablité n'étant pas toujours une motivation suffisante pour détruire
ces dernières.
"Cette capacité à vendre à un belligérant, puis à l'autre, voire aux deux en même temps, était à mes yeux la marque d'une vie même d'aventures." (p. 118)
Avec le narrateur, nous nous rendons ainsi en Irak pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988) au cours de laquelle occidentaux et Soviétiques, pour une fois d'acoord contre la République Islamique d'Iran, soutiennent activement et militairement Saddam Hussein. Autres pays visités en compagnie du marchand, le Vénézuéla d'Hugo Chavez surveillé de près par les Etats-Unis, la Géorgie que menace Moscou, l'Afrique du Sud pendant et après l'Apartheid, la Libye de Khadafi réintégrant le "concert des nations" et suscitant un afflux de marchands de toutes nationalités lors de la levée de l'embargo.
Je vous ai choisi une citation qui nous explique en partie pourquoi rien ne change...
"Acte I, le soupçon : un quotidien annonce l'ouverture d'une information judiciaire. La rumeur s'affole, les protagonistes s'inquiètent. Acte II, l'infamie : les interrogatoires se succèdent, les photographes campent devant le pôle financier du Palais de justice, la presse publie le dossier d'instruction. Cerains inculpés craquent, d'autres trahissent. Acte III, le mur : l'Etat oppose le secret-défense aux investigations du juge. l'opposition s'étrangle, les accusés relèvent la tête. Acte IV, le grand sommeil : l'enquête piétine pendant de longues années et se clôt honteusement par un non-lieu. Personne ou presque n'en fait mention." (p.169)
Voici quelques documents pour prolonger cette lecture et repérer les principaux acteurs du secteur de l'armement :
[source : Atlas du Monde Diplomatique]
Sans compter les armes légères non comptabilisées.... 70 millions d'AK-K7 (la fameuse Kalachnikov) sont ainsi en circulation dans le monde.
Les principaux fournisseurs
On les trouve parmi les membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU, à commencer par les Etats-Unis et la Russie (essentiellement vers la Chine et l'Inde). Viennent ensuite le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne. Les principales firmes produisant des armes sont donc logiquement issues de ces pays (les Américaines Lockheed-Martin, Boeing et Northrop-Gruman, la Britannique BAEs, l'Européenne EADS et la Française Thalès).

Les principaux acheteurs
Les montants sont bien sûrs très variables d'une années sur l'autre en foncti
on des contrats signés. La carte ci-dessus nous montre ainsi les achats pour l'année 2004 uniquement. Pour bien mesurer, il faut comparer les achats sur plusieurs années. Si l'on prend la période 2001-2005, le premier acheteur est l'Arabie Saoudite avec 19 milliards de $, suivi de la Chine (9,5), des Emirats Arabes Unis (6), de l'Inde (6,6), de l'Egypte (5,8), d'Israël (4,4), de Taïwan (4,1), de la Corée du Sud (2,5), du Pakistan et de la Malaisie (1).
Si l'on regarde les achats par région, le Proche et le Moyen Orient constituent la première région avec 41 milliards de $ (dont plus de la moitié aux Etats-Unis) suivie de l'Asie avec (31,4 en Russie en majorité), de l'Amérique latine (3,8, Europe et Etats-Unis essentiellement) et de l'Afrique (2,9, Europe).
Bien sûr, si l'on regarde l'ensemble des dépenses militaires, la hiérarchie est différente. Les chiffres ci-dessus ne concernent que les échanges entre pays, pas la production.
Les pays sous embargo
Certains pays sont soumis à des embargos par les Etats-Unis, l'Union Européenne ou même l'ONU. On trouve dans cette dernière liste des pays comme la Côte d'Ivoire, la Corée du Nord, la RD Congo, l'Irak, le Liban, le Libéria, la Somalie et le Soudan. En revanche, la Chine, le Myanmar, le Sierra Leone, l'Ouzbekistan et le Zimbabwe ne sont pas sous embargo de l'ONU. Seule l'UE les a placés sur sa liste.
L'exemple chinois

La Chine n'est pas évoquée par Philippe Vasset. La carte ci-dessus nous montre les achats et les ventes d'armes conventionnelles effectués par ce pays entre 2002 et 2006. On y constate que 95% des achats sont effectués en Russie (qui lui vend 45 % de ses armes).
Biblio
- Atlas Géostratégique 2008 publié par la revue Dilpomatie (HS n°3)
- Philippe Vasset, Journal intime d'un marchand de canons, Fayard, 2009
- A propos de l'Angolagate sur Rue 89
- L'arrestation de Viktor Bout sur le blog de Richard Tribouilloy
Samarra aux Etats-Unis

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- Rammellzee (1960-2010) Pionnier du Graffiti Hip-Hop
- Histoire des Afro-américains en musique (1) : gospel et work songs.
- Histoire des Afro-américains en musique (2) : le blues.
- Histoire des Afro-américains en musique (3) : blues et folk-blues
- Histoire des Afro-américains (4) : blues et folk.
- Histoire des Afro-américains en musique (5): les racines noires du rock'n'roll.
- Le détournement d'hymnes nationaux (1) Hendrix
- Gimme shelter : le cauchemar d'Altamont
- Disparition de deux géants de la soul et du funk : Issac Hayes et Norman Whitfield
- Wattstax
- Les Protest songs avec "2000 ans d'histoire".
- La musique au temps des Black Panthers.
- Le festival de Woodstock (1)
- le festival de Woodstock (2) Retour sur les principaux concerts
- "Why the king of love is dead ?"
- Martin Luther King : une lutte en musique.
- juin 1967 : le festival de Monterey et l'apogée du rock psychédélique
- Hippies et summer of love
- Chansons anti-guerre du Vietnam.
- Quand la soul s'engage.
- La lutte pour les droits civiques en musique (1955-1964)
- Odetta (1930-2008)
- Connaissez-vous bien la Motown? (playlist, blindtest et quizz)
- Motown : Les raisons du succès
- La Motown fête ses 50 ans
- Obama : Inauguration en musique
- Eddie Bo (1930-2009)
- Tuli Kupferberg du groupe The Fugs (1923-2010)
- When You're Strange nous ouvre les portes de la fin des 60's aux Etats-Unis. Autour du groupe The Doors.
- Guru (1966-2010)
- Treme, Nola après Katrina
- Le rap de La Nouvelle-Orléans : Entretien avec Jean-Pierre Labarthe

Sur le bues :
- Les pionniers du blues 10 : Leadbelly
- Les pionniers du blues 9 : Blind Gary Davis
- Les pionniers du blues 8 : Blind Willie McTell
- Les pionniers du blues 7 : Blind Willie Johnson
- Les pionniers du blues 6 : Blind Lemon Jefferson
- Les pionniers du blues 5 : Blind Blake
- Les pionniers du blues 4 : Son House
- Les pionniers du blues 3 : Mississippi John Hurt
- Les pionniers du blues 2 : Skip James
- Les pionniers du blues 1 : Charley Patton.
- Les grandes figures du blues 1: Sonny Terry et Brownie McGhee
- Les grandes figures du blues 2: Jimmy Reed

- 2 J.B. Lenoir:"Alabama blues".Blues sur le racisme qui gangrène le Sud profond.
- 3 Billie Holiday:"Strange fruit". Retour sur les lynchages dont furent victimes de très nombreux Afro-américains.
- 9. Nina Simone:"Why the king of love is dead?".Hommage en musique à Martin Luther King.
- 15. Bob Dylan:"Oxford town".Sur la difficile déségrégation scolaire aux Etats-Unis.
- 16. Bob Dylan: "Emmet Till".Un des cas de lynchage les plus tristement célèbre.
- 17 Betty Fikes:"Back of the bus".Chanson d'espoir dénonçant la ségrégation dans les transports en commun.
- 19. Charles Mingus:"Fable of Faubus".Dénonciation du gouverneur de l'Arkansas, qui empêche la déségrégation scolaire dans son état (Little Rock).
- 23. John Coltrane:"Alabama".Charge contre ce bastion du racisme dans les années 1960.
- 24. Nina Simone: "Mississippi goddam".Chronique du racisme ordinaire dans le Mississippi.
- 27. The temptations: "Message from a black man".Ode à la black pride revendiquée.
- 76. Pete Seeger: "Where have all the flowers gone?Chanson pacifiste, dénonçant les horreurs de la guerre.
- 73. Marlena Shaw:"Woman of the ghetto"Une chanson d'espoir consacrée aux femmes du ghetto.
- 71. Sam Cooke:"A change is gonna come"Le chanteur sent poindre un changement d'état d'esprit à l'endroit du "problème noir" aux Etats-Unis.
- 70. Freedom singers: "In the Mississippi river".Sur les crimes dont sont victimes les Noirs dans le Sud des Etats-Unis.
- 69. J.B. Lenoir:"Vietnam blues (1966).Blues dénonçant le conflit au Vietnam.
- 65. Nina Simone:"Backlash blues".
- 42. Bob Dylan:"The time they're A-Changin'".Sur le fossé qui sépare la jeunesse américaine de ses aînés.
- 41. Phil Ochs:"Freedom riders". (1962)Les tentatives mouvementées pour faire cesser la ségrégation dans les bus inter-états aux EU.
- 40: Earl Sixteen: "Malcom X".Hommage à cette grande figure américaine.
- 39. George Perkins & The Silver Stars - Cryin' in ...Sur le désespoir qui s'empare de ceux qui apprennent la mort du dr King (avril 1968).
- 37. Bob Dylan:"Blowin' in the wind". Sur les attentes de changements immenses de la jeunesse américaine.
- 48. Gil Scott Heron:"Klan". Dénonciation cette secte raciste qui fit régner trop longtemps la terreur.
- 84. Johnny Cash: "The ballad of Ira Hayes Un cas emblématique du racisme dont sont victimes les Native Americans.
- 87. Edwin Starr:"War".Une charge contre la guerre du Vietnam.
- 90. Bob Dylan: "masters of war".Dénonciation des profiteurs de guerre: les marchands de canon et le complexe militaro-industriel.
- 94. Grandmaster Flash & The Furious Five : "The Message. Plongée dans le quotidien sinistre des ghettos sous l'ère reaganienne.
- 96. The fugs: "kill for peace." Violente satire contre les guerres, celle du Vietnam en particulier.
- 95. West Side Story :"America" Un grand classique qui revient sous la forme d'un dialogue sur les atouts et les défauts du modèle américain
- 98. Prince Buster:"Al Capone".
- 100. Nineteen, retour au Vietnam en 1985
- 101. Archie Shepp:"Attica blues".
- 102. Bob Dylan:"With god on our side".
- 107. Nina Simone:"I wish I knew how it would feel ...
- 108. Joan Baez: "Here's to you."
- 110. Creedence Clearwater Revival: "Fortunate son"...
- 111. Phil Ochs:"Too many martyrs".
- 113. Big Bill Broonzy: "Black, brown and white".
- 115. Crosby, Stills, Nash and Young : "Ohio" : Une chanson écrite après le massacre de 4 étudiants à Kent State en 1970.
- 117. Bob Dylan: "Only a pawn in their game". (1963)
- 116. Roland Alphonso: "Jack Ruby".
- 118. Bruce Springsteen : "Born In The USA" (1984). Les vétérans du Vietnam rentrent désabusés et méprisés au pays. Histoire d'une chanson engagée prise à tort pour un hymne patriotique.
- 119. Randy Newman: "Sail away". (1972) Dans la peau d'un marchand d'esclaves.
- 126. Skatalites:"Malcom X"
- 128. Barry Sadler:"Ballad of the green berets" (1965) Une chanson à la gloire des soldats américains au Vietnam
- 129. Bob Dylan: "Talkin' John Birch Paranoid Blues". Dylan se moque gentiment des conservateurs
- 137. Randy Newman:"Louisiana 1927". (1974) Les inondations du Mississippi de 1927 à Katrina
- 147. Emmanuel Jal : "Ninth Ward" (2008). L'ancien enfant-soldat du Soudan devenu rappeur parle des ravages de Katrina dans le Lower Ninth Ward de la Nouvelle-Orléans.
- 148. Clash : "Washington bullets". Le groupe de Punk britannique dénonce l'impérialisme des Etats-Unis en Amérique latine.
- 222. Leadbelly: "Scottsboro boys".
- Loca Virosque Cano (5) "Empire State of Mind" : Quand Jay-Z et Alicia Keys nous font visiter New York
- Loca Virosque Cano (6) Bruce Springsteen, "American Land", (2006), pour Ellis Island, (NY-Etats-Unis)
Retrouvez également sur les Etats-Unis nos dossiers sur :
L'histoire et la géographie du Rap
La lutte pour les droits civiques des noirs américains
Quelle est cette ville ? (1)
Petite devinette, il s'agit d'identifier une ville d'après une représentation ancienne.
Cette image a été réalisée en 1575 par deux Allemands Georg Braun et Franz Hogenberg. Elle fait partie d'un Atlas des villes du monde.
Un indice, l'île au large du port a "accueilli" un prisonnier célèbre, au moins en littérature....





23.01.12 20:59:28, 



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