Catégorie: Histgeobox
A lire sur l'histgeobox: printemps 2012.

Cartographie musicale de la planète 2.
Pour compléter un premier post consacré aux "cartes musicales de la planète". Voici quatre nouvelles cartes collaboratives:
*Télérama.fr est à l'origine de deux initiatives intéressantes:
1. La carte de France en chansons:
"Un coin de rue, un monument ou tout simplement une ville : on connaît tous une chanson qui raconte ou simplement mentionne un lieu. Dutronc, NTM, Nougaro, Zebda et de nombreux autres ont chanté leur région d'origine. Et si on les répertoriait ?" [passage tiré du site du magazine]
Une carte collaborative proposée par Télérama.fr. La carte de France des chansons
2. Mondo Sono- Télérama.fr
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* Enfin, en parallèle à l'histgeobox (dont la carte est consultable ici), nous nous avons inauguré une nouvelle rubrique intitulée Loca virosque cano. Nous vous y présentons des titres évoquant directement ou non, différents lieux dans le monde.
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Déjà sur l'histgeobox :
- The Beatles : "Penny Lane" et "Strawberry Fields" (1967) pour Liverpool (Royaume-Uni) : par vservat
- Gilbert Bécaud : "Nathalie" (1964), la Place Rouge à Moscou par Aug
- David Bowie : "Heroes" (1977) pour Berlin (Allemagne) : par vservat
- Jay-Z (Feat. Alicia Keys) : "Empire State of Mind" (2009) pour New York (NY-Etats-Unis) par Aug
- U2 : "Where the streets have no name" (1987) pour Belfast (Irlande du Nord) par vservat
- Bruce Springsteen, "American Land", (2006), pour Ellis Island, (NY-Etats-Unis) par vservat
- The Clash, "Guns Of Brixton" (1979), pour Brixton (Londres, Royaume-Uni) par vservat.
- U2 : "Zoo Station" (1991) pour Berlin, Allemagne, par vservat.
- Jacques Douai : "Au port du Havre" (1978), pour le Havre, France, par vservat.
- Anis: "Cergy", pour Cergy (95), France, par Blot.
* Sans lien cette fois avec la musique, Pierre Sérisier propose sur son blog une carte des séries américaines.
"Où se passent vos séries favorites ? Dans les grandes villes pour la plupart. Avec une sur-représentation de Los Angeles et de New York, bien que depuis quelques années Chicago et Miami semblent attirer les scénaristes. Bien sûr, les fictions ne sont pas tournées in situ, mais il est intéressant de voir le choix des localités." [tiré du blog de PS]
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Une carte des séries américaines proposée par Pierre Sérisier sur son blog.
Ce trimestre sur l'histgeobox

Le cap des 250 chansons a été franchi sur l'histgeobox ! Pour ceux qui auraient râté les derniers articles publiés depuis septembre, voici un petit récapitulatif avec les liens :
- 253. Chico Buarque et Gilberto Gil: "Cálice" (1973) Les musiciens brésiliens se révoltent contre la dictaure militaire.
- Loca virosque cano (9) : "Au port du Havre" Jacques Douai (1978) Une visite de la ville du Havre et de son port après la reconstruction.
- 252. Marcel Dambrine: "Les Croix de feu" (1934) Evocation d'une des ligues d'extrême-droite des années 1930.
- 251. Yvonneck: "La gueuse" (1909) Les adversaires de la IIIème République en chanson.
- Loca Virosque Cano (8) : La "Zoo Station" de U2 à Berlin Une visite de Berlin par les 4 de Dublin.
- 250. Chostakovitch: "Leningrad" (1942) Une symphonie pour un retour en grâce d'un compositeur critiqué par Staline et pour évoquer le terrible siège de la ville pendant la Seconde Guerre mondiale.
- 249. Doctor Clayton: "Pearl Harbor Blues" Le traumatisme du 7 décembre 1941 pour les Américains.
- 248. Oscar Brown Jr: "Forty Acres And a Mule" (1965) Les déceptions de la Reconstruction après la Guerre de Sécession.
- 247. African Jazz: "Table ronde" (1960) L'année des Indépendances en Afrique : espoirs et déceptions.
- 246. Serge Gainsbourg: "SS in Uruguay" (1975) Que sont devenus les anciens SS qui se sont enfuis en Amérique du Sud ?
- Les ouvriers, une espèce à protéger Sanseverino évoque les luttes ouvrières.
- Les Rosies, sont-elles des figures du féminisme ? A propos d'une affiche et de ses lectures et détournements multiples.
- 245. L'Angleterre en crise (2) : retour sur les émeutes du mois d'août 2011 en musique Une sélection de titres pour comprendre les émeutes.
- 244. Jean-Jacques Goldman: "Comme toi" (1982) La Shoah à hauteur d'enfant.
- 243. The Beatles : "Revolution" (1968) Un titre mythique pour comprendre l'année 1968.
N'hésitez pas à consulter notre index par interprète, nos pages thématiques et les rubriques "Loca Virosque Cano" et "Les hymnes ont une histoire".
17 octobre 1961 : 50 ans déjà. Entretien avec Peggy Derder.
Le 17 octobre 2011, c'était il y a quelques semaines, à peine, et l'occasion de revenir sur un journée restée dans l'ombre de l'histoire de France et de la guerre d'Algérie. A cette même date, le 17 octobre 1961, les algériens de France répondent à l'appel à manifester du FLN. Désarmés, car préalablement contrôlées à cette fin, des hommes, des femmes se retrouvent dans Paris qu'ils n'atteignent pas tous, pour protester contre le couvre feu qui leur est imposé par la préfecture de Police aux ordres de Maurice Papon. Il s'ensuivra une nuit d'horreur rythmée par les arrestations arbitraires, les tabassages en règle, les enfermements dans les centres de Vincennes notamment, et pour un grand nombre aussi la Seine comme seule sépulture offerte par les forces de l'ordre.

Paris, 17/10/61, Photo Elie Kagan.
Avec Peggy Derder (1), historienne, dont les travaux de recherche portent sur l'immigration algérienne et la guerre d'indépendance de l'Algérie, nous revenons sur cet évènement pour en comprendre les enjeux hier et aujourd'hui aussi bien pour les victimes, les historiens que dans le débat public.
Les 50 ans de l'évènement n'ont pas permis de lever toutes les zones d'ombre mais il ont montré la volonté de plus en large que la lumière soit faite, les torts établis, et les victimes reconnues. Signalons que la sénatrice E. Benbassa, par ailleurs directrice de l'EHESS, a déposé à cette fin il y a quelques jours (le 27 octobre), , une proposition de loi au Sénat "visant à la reconnaissance de la responsabilité de la République française dans le massacredu 17 octobre 1961".
- La journée du 17/10/1961 s’inscrit dans la dernière partie de la guerre d’Algérie qui est un sujet vif dans le débat public et scientifique français. De quelle manière les avancées faites sur l’histoire de la guerre d’Algérie peuvent elles faire avancer la connaissance autour du 17 octobre 1961 ?
Les travaux sur la guerre d’Algérie se sont effet multipliés ces dernières années et ont rencontré un intérêt de la part du grand public, avec une accélération au tournant des années 2000 à la faveur des débats et polémiques autour de la torture. Les recherches n’ont cessé d’avancer, creusent dans des directions différentes et enrichissent notre connaissance d’une période encore souvent perçue comme taboue.
Les récentes recherches dirigées par Raphaëlle Branche et Sylvie Thénault qui ont donné lieu à un ouvrage intitulé « La France en guerre 1954-1962. Expériences métropolitaines de la guerre d’indépendance algérienne » (éditions Autrement, 2008) nous donnent à voir des aspects méconnus du vécu des populations ou de l’impact (ou de l’absence d’impact) de la guerre d’indépendance dans les différentes régions de l’Hexagone. Je pense aussi aux travaux de Linda Amiri sur la fédération de France du FLN et la guerre d’indépendance en métropole. La thèse d’Emmanuel Blanchard sur la police et les immigrés algériens qui vient de paraître restitue les méthodes et les violences policières et permet de mieux appréhender le contexte du 17 octobre 1961.Les historiens anglo-saxons s’intéressent également à ce pan de notre histoire, dans le cadre de leurs post-colonial studies. Ainsi le dernier ouvrage important sur le 17 octobre 1961 est le fruit des travaux de Jim House et Neil MacMaster .
- Le 17/10/1961 est-il encore aujourd’hui un vrai chantier d’études pour les historiens ? (je ne sais pas s’il est utile de garder la forme interrogative dans cette partie car j’imagine que la réponse est un oui ferme !) Finalement où en est l’état de la recherche, de l’accès aux archives, du bilan humain de cette journée et de ses suites 50 ans après les faits ?
La recherche avance comme le prouvent les recherches récentes sur la guerre d’indépendance algérienne aussi bien en métropole que sur le territoire algérien. L’accès aux archives a longtemps été problématique pour les chercheurs, en raison des délais de non communicabilité des archives. Les dérogations ont été accordées très ponctuellement et de manière a priori aléatoire. Les déboires rencontrés par Jean-Luc Einaudi le confirment : il n’a jamais eu accès aux archives demandées. Aujourd’hui avec la nouvelle loi sur les archives de 2008 et l’expiration du délai de cinquante ans ; les choses s’annoncent normalement plus simples. Seulement, précisément sur la nuit du 17 octobre 1961, des archives ont mystérieusement disparu comme celles de la Brigade fluviale. Surtout il y a fort à parier que les violences policières de cette nuit-là et des suivantes dans les centres de détention (Vincennes, Palais des Sports, stade de Coubertin etc) n’ont pas laissé de traces dans les archives. Mais les blessures, les morts, le racket et toutes les brutalités policières ont été couvertes par le préfet de police Maurice Papon et le gouvernement de l’époque, dirigé par le gaulliste Michel Debré. Lorsque des parlementaires, Eugène Claudius-Petit et Gaston Defferre, ont réclamé une commission d’enquête, ils se sont vus opposer un refus systématique. Le bilan officiel est resté inchangé : trois morts.


2 journaux dans les jours qui suivent le 17/10/61 [@arret sur images]
Aujourd’hui si on se base sur l’investigation menée par Jim House et Neil MacMaster, qui ont fouillé quantité d’archives et repris des témoignages, on peut avancer un chiffre d’au moins une centaine de morts pour la nuit du 17 octobre 1961. Il s’agit d’un paroxysme. Ces morts s’inscrivent dans une longue lignée de victimes de la répression policière, de type coloniale, en plein cœur de la métropole.
- En France, cette journée n’appartient pas qu’aux historiens, elle est en question dans l’espace public. Longtemps victime de la censure et de l’omerta (de nombrexu documents d'époque films, photos, témoignages, livres ont été censurés, détruits) ou de l’ombre faite par d’autres journées tragiques de la guerre d’Algérie (celle de Charonne, par exemple), elle a ressurgi à la faveur du procès Papon.(1) Comment l’histoire et la mémoire de cette journée ont-elles réussi à « survivre » à ces obstacles ?
L’histoire et la mémoire de ces événements sont en effet restées longtemps souterraines. Elles ont été portées par des militants et des intellectuels qui ont multiplié les efforts pour que la vérité surgisse. C’est le cas de Jacques Panijel avec son film « Octobre à Paris » qui vient de sortir en salles… cinquante ans après son interdiction ! Pierre Vidal-Naquet dans son ouvrage « La torture dans la République » (1972) en parle également. On peut citer bien entendu Jean-Luc Einaudi dont la pugnacité et le travail, en particulier avec son ouvrage « La Bataille de Paris » en 1991, ont énormément contribué à l’émergence de cette mémoire. De nombreuses autres personnes seraient encore à citer comme Didier Daeninckx, Daniel Mermet, Olivier Lecour Grandmaison ou encore Mehdi Lallaoui et Samia Messaoudi au sein de leur association « Au nom de la mémoire » et bien d’autres encore.
- L’Algérie vient d’éditer un timbre commémorant les 50 ans du 17/10/61. Peux tu nous expliquer quelle façon l’histoire et la mémoire de cette journée sont abordées de l’autre côté de la Méditerranée, du point de vue des historiens, des politiques, avec quels enjeux dans le débat public ?

En Algérie, l’histoire de la fédération de France du FLN et du rôle central de l’immigration dans la « guerre de libération », a été reléguée aux marges de la mémoire collective. L’histoire officielle a valorisé l’action des moudjahidine (combattants) et des chahid (martyrs) de la révolution, souvent sur le mode épique. Les raisons sont essentiellement politiques et relèvent de clivages internes au sein du FLN. Lorsque Ben Bella accède au pouvoir à l’indépendance, il ostracise les cadres de la fédération de France. Le récit national privilégie les combats de libération du territoire algérien et quelques figures dites héroïques du FLN. Les immigrés et les cadres de la Fédération de France sont écartés de ce récit au même titre que les femmes, les communistes ou les Kabyles… Cependant, quelques initiatives visent à inverser la tendance. En 1968, le 17 octobre est devenu en Algérie une date commémorée officiellement comme la « Journée nationale de l’émigration ». Le timbre émis cette année par Algérie Poste montre des hommes battant à mort et jetant dans la Seine des manifestants, en arrière-plan le drapeau algérien est hissé sur la Tour Eiffel.
- La date des 50 ans du 17/10/1961 vient de passer, et l’évènement revient quelque peu sous les lumières de l’actualité. Un des mots d’ordre de la manifestation autour du Grand Rex était de demander que cette journée soit reconnue comme un « crime d’état ». Quels sont les enjeux d’une telle reconnaissance pour les victimes, les associations, les chercheurs etc ?
Le 17 octobre 2011 a été le plus médiatisé à ce jour. De multiples initiatives ont permis de réactiver les mémoires individuelles et collectives de cet événement, de laisser la parole aux témoins, aux militants et aux mouvements associatifs mais aussi de faire un véritable travail d’histoire, notamment lors de deux grands colloques à Nanterre et à l’Assemblée nationale. L’aspect purement commémoratif était également présent en particulier dans des communes de proche banlieue comme Nanterre qui a inauguré un « boulevard du 17 octobre 1961 » et Clichy, sur le pont où de nombreux manifestants ont été victimes de la police. Aujourd’hui une vingtaine de villes de proche banlieue parisienne commémore le 17 octobre dans l’espace public grâce à une plaque ou un nom de rue. Il s’agit de marques visibles et publiques essentielles. Le point d’orgue de ce cinquantième anniversaire fut l’organisation d’une manifestation dans la capitale entre le cinéma Le Rex et le pont St-Michel, deux lieux emblématiques du drame. Elle a réuni 5 000 personnes selon les organisateurs, moitié moins selon la police. Dans les rangs de cette très belle manifestation, on a entendu différents slogans comme « ouverture des archives ! », « vérité et justice ! » et en effet « reconnaissance du crime d’Etat ».

Manifestation du 17/10/2011 [@afp]
Une parole officielle est essentielle pour les victimes et leurs descendants qui verraient ainsi reconnaître leurs souffrances, refoulées voire niées jusqu’à présent. Plus largement pour l’ensemble de la société française, même si la vérité est désormais accessible grâce aux médias, à des films, aux publications dont quelques manuels scolaires, une reconnaissance officielle permettrait de cheminer vers une histoire apaisée de la guerre d’Algérie. Mais n’oublions pas que la reconnaissance de la guerre d’Algérie est elle-même très récente : il a fallu attendre la loi du 18 octobre 1999 pour parler officiellement de guerre alors qu’auparavant on parlait uniquement d’ « événements en Algérie », d’ « opérations de pacification » ou de « maintien de l’ordre ». Le 17 octobre 1961 est un tabou officiel et parfois objet de conflits mémoriels au même titre que de nombreuses pages douloureuses ou crimes de la guerre d’Algérie.
- On dispose désormais de davantage de travaux scientifiques mais aussi de vulgarisation sur cette journée sous la forme de BD, de romans, films et même de chansons. Nous donneriez-vous quelques coups de cœur ou recommandations y compris dans le domaine scientifique ?
Pour les ouvrages scientifiques, j’ai déjà parlé des travaux de Jim House et Neil MacMaster dont l’ouvrage me semble essentiel ; et de ceux d’Emmanuel Blanchard, Linda Amiri ou Sylvie Thénault. D’une autre manière les recherches de Naïma Yahi sur l’histoire culturelle des immigrés maghrébins offre un autre éclairage très intéressant sur cette période. Sur le plan musical, Les Têtes Raides ont mis en chanson le magnifique poème de Kateb Yacine « Dans la gueule du loup ». La Tordue et Médine ont également signé deux très beaux morceaux.
Du côté littéraire, quelques ouvrages évoquent cette période et la manifestation. A noter, le témoignage de Brahim Benaïcha « Vivre au paradis, d’une oasis à un bidonville » (éd. Desclée de Brouwer, 1999) qui a ensuite été adapté au cinéma par Bourlem Guerdjou. J’aime beaucoup les romans « Le porteur de cartable » (Pocket, 2003) d’Akli Tadjer, « Le sourire de Brahim » de Nacer Kettane (éd. Denoël, 1985) et « De grâce » d’Hamid Aït Taleb (éd. JC Lattès, 2008).



De plus, l’association « Au nom de la mémoire » vient d’éditer un recueil de nouvelles « 17 octobre 1961, 17 écrivains se souviennent ». Ces titres complètent le fameux « Meurtres pour mémoire » (Gallimard, 1984) de Didier Daeninckx qui est d’ailleurs le co-auteur d’une BD sortie récemment sur le 17 octobre « Octobre noir » (avec Mako, aux éditions Ad Libris, 2011). Pour les films, j’ai signalé la sortie au cinéma du film de Jacques Panijel réalisé à l’époque. Le téléfilm de fiction « Nuit noire » d’Alain Tasma est intéressant et juste historiquement. Enfin, Yasmina Adi a réalisé un superbe film documentaire « Ici on noie les Algériens » qui est sorti en salles le 19 octobre.
On y ajoutera le podcast d'une récente conférence de Jim House, donnée à la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration, accessible par ce lien : http://www.histoire-immigration.fr/histoire-de-l-immigration/les-podcasts-de-l-univercite/saison-2011-2012 et qui est accompagné en bas de page d'un dossier documentaire.
Un très grand merci à Peggy Derder d'avoir bien voulu nous accorder cet entretienpour Samarra !
Retrouvez aussi le 17/10/1961 sur l'Histgeobox :
http://lhistgeobox.blogspot.com/2011/04/medine-17-octobre-1961-2007.html
http://lhistgeobox.blogspot.com/2008/06/la-tordue-paris-oct-61.html
(1) Peggy Derder a publié "L'immigration algérienne et le spouvoirs publics dans le département de la Seine 1954-1962" chez L'Harmattan.
(2) JL Einaudi est amené à témoigner lors du procès Papon au cours duquel il évoque le rôle de l'accusé en octobre 61 lors de la répression de la manifestation. Il confirme ses propos dans le monde en 1998 ce qui mlui vaut un dépôt de plainte de Papon en diffamtion. L'année Maurice Papon est débouté. Cette passe d'arme a contribué à mettre l'évènement sous les feux des médias.
Un rap pour comprendre la réforme du NHS en Grande-Bretagne

[Caricature de Steve Bell parue dans le quotidien The Guardian. Lansley et Cameron en train d'opérer le NHS...]
Voilà plusieurs mois que nous avons découvert avec enthousiasme le "Andrew Lansley Rap" de Nxtgen. Un rap engagé, direct et qui traite d'une question politique et sociale brûlante : la réforme du système de santé en Grande-Bretagne. Peu courant ! Le temps de potasser un peu tout ça et voici l'article sur l'histgeobox. L'occasion de revenir sur l'histoire du NHS, son évolution et le projet de réforme envisagé par le gouvernement de coalition du Conservateur David Cameron.
Voir le clip et lire l'article sur l'histgeobox
la chanson française sous l'occupation.
Quelques artistes français dont Loulou Gasté ,Raymond Souplex , le chef d'orchestre d'Edith Piaf (?), Lys Gauty , ?, Edith Piaf ,Viviane Romance , Albert Prejean posent devant la Porte de Brandebourg à Berlin en août 1943 , à l'occasion d'un voyage censé promouvoir la chanson française. (pour en savoir plus)
Sur l'histgeobox, nous nous intéressons à la chanson de variétés et ses interprètes en France pendant la seconde guerre mondiale. Une question cruciale se pose alors. Doit-on garder le silence ou au contraire continuer à chanter, composer?
"The day John Kennedy died"
L'assassinat de John F. Kennedy le 22 novembre 1963 bouleverse une Amérique majoritairement attachée à son président. Une terrible onde de choc déferle sur le pays et le monde entier. Presque instantanément, les chaînes de télévision interrompent leurs programmes pour diffuser la nouvelle. Sur CBS, le journaliste vedette, Walter Cronkite, ému, retire ses lunettes et reste sans voix avant de se reprendre (voir ci-dessus vers 5 minutes 10 après le lancement de la video) . La Une du journal Le Monde résume la situation: “A l'est, comme à l'ouest, l'assassinat de John Kennedy soulève consternation et inquiétude.“ La bourse de Wall Street connaît même un vent de panique puisque l'indice Dow Jones cède plus de vingt points. Caroline et John Jr, les enfants du président s'ébattent joyeusement dans le bureau ovale de la Maison Blanche. [Cecil Soughton 1962] Quatrième président américain en exercice assassiné, John F. Kennedy est à n'en pas douter le plus pleuré, à la fois en tant que chef d'état, mais aussi comme s'il s'agissait d'un membre de la famille. Dès ses débuts en politique, les grands médias en ont fait leur chouchou, multipliant les reportages complaisants sur la famille Kennedy. JFK se forge ainsi une image de play boy, père attentionné de deux adorables enfants. La première dame devient rapidement une icône de la mode, incarnant la quintessence du bon goût. Les journaux et magazines populaires, en particulier LIFE, qui diffuse à près de 8 millions d'exemplaires chaque semaine, consacrent de nombreuses couvertures à cette famille idéale… La maison du clan, sise à proximité du cap Cod, est investie en permanence par des journalistes amis. Pour beaucoup il s'agit donc presque d'un deuil personnel. Lire la suite de l'article sur l'histgeobox.





16.04.12 07:36:29, 

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