Tags: blues
Augmix # 12

- Commençons par une jeune canadienne à la voix incomparable. Coeur de Pirate (c'est son nom de scène) compose elle-même ses chansons. Ecoutez, c'est très agréable !
- Retour en arrière avec Manau et un titre des années 1990 (la préhistoire !) que nous a choisi Anne lors de sa revue de l'actualité. Il s'agit de "L'avenir est un long passé" qui évoque un poilu de la Grande Guerre, un résistant et la montée de l'extrême droite à la fin du XXème siècle.
Quel est le rapport entre Queen et Léo Ferré ? Je sens que vous ne trouverez pas... Il s'agit du film L'affaire Farewell sorti cette année (je vous en reparle sur ce blog prochainement, c'est promis). Le film est basé sur une histoire vraie, celle d'un agent du KGB qui choisit de livrer des secrets à la France au début des années 1980. En échange, il ne demande pas d'argent mais juste des cassettes de Léo Ferré pou lui (en particulier ce "Mélancolie") et de Queen pour son fils.- Un peu de negro-spiritual maintenant avec un titre bien connu "Didn't My Lord Deliver Daniel". Comme souvent, en évoquant des passages bibliques, les esclaves du XIXème siècle faisaient allusion à leur propre situation, Julien Blottière nous en parlé sur l'histgeobox à propos de "Go Down, Moses". Ici, l'évocation de Daniel dans la fosse aux lions est une invitation à l'espoir. Si Daniel a été délivré par Dieu, Il pourra aussi délivrer les noirs de l'esclavage. J'ai entendu l'an dernier à Chicago la chorale de l'université Trinity (dirigée par Paul Satre) près de Chicago interpréter ce titre en répétition. J'en ai filmé un extrait :
- Après les spirituals, le blues et ce morceau de Bessie Smith de 1927 "Back Water Blues" qui décrit les ravages causés par les inondations dans la vallée du Mississippi. Retrouvez l'article de Blot sur l'histgeobox à propos de la chanson de Randy Newman sur ce même sujet.
- Crosby, Stills, Nash & Young avaient dénoncés les actions de Nixon après le massacre de Kent State en 1970, c'était "Ohio" (retrouvez mon article sur cette chanson). Plus récemment, ils appelaient à une destitution de Bush dans ce même esprit à propos de la guerre en Irak. ça s'appelle "Let's Impeach The President".
- Poursuivons avec du rap. Nas, rappeur du Queens (quartier de Queensbridge comme Jay-Z), s'est fait connaître en 1994 avec Illmatic. Son père Olu Darra est un ancien chanteur de blues et de soul. Je vous avais sélectionné un titre rassemblant les deux générations. En 2008, son album Untitled avait créé la polémique en raison du titre qu'il voulait lui donner (Nigger). Je vous ai choisi "Queens Get The Money" le premier titre que je trouve sublime (produit par Jay Electronica). Il contient un sample de Yann Tiersen tiré de la BO du film Good Bye Lenin...

- Nas avait eu au début de la décennie un beef (querelle par rimes interposées) de légende avec Jay-Z. Les deux MC se sont ensuite réconciliés. Ce dernier vient de sortir le troisième volet très attendu de sa trilogie The Blueprint III, en tête des ventes aux Etats-Unis. Je vous ai sélectionné "Empire State Of Mind", hymne à New York interprété avec Alicia Keys. En hommage à l'équipe de Base Ball des Yankees dont c'est la couleur (pas le bleu du gang angelenos des Crips précise-t-il...) , Jay-Z déclare qu'il a le "sang bleu". Leur récente victoire aux World Series a donc dû lui faire le plus grand plaisir...
- Kid Cudi nous vient de Cleveland, au coeur de la Rust Belt. Il sort son premier album Man on the moon : The End of day dont je vous ai choisi le titre "Make Her Say" (qui sample Lady Gaga). Bon, les lyrics sont plutôt "explicites" mais le clip est pas mal et la présence de Kanye West et Common suffisent à enchanter mes oreilles !

- Common toujours avec un titre de son album Be de 2005 qui marquait le grand retour. du MC de Chicago. Aux manettes, l'inévitable Kanye West (qui sample "What It Is" des Temptations et "You Make The Sun Shine" des Temprees), au refrain les Last Poets, un groupe formé en 1969 et aux origines du rap dans sa dimension politique (plus de détails ici). Le résultat c'est "The Corner", un morceau en hommage à ce que "l'école de la rue" peut offrir de meilleur, en particulier dans le Southside de Chicago.
- Et pour terminer, le titre "Hé, ouais" d'Oxmo Puccino produit par DJ Cream dont je vous faisait écouter une version live enregistrée à Nancy en octobre. Un bon vieil Egotrip...
Enjoy !
Qui était Nixon ? Entretien avec l'historien Romain Huret
A l'occasion de la publication aux Presses de Sciences Po de sa biographie de Richard Milhous Nixon, nous avons demandé à l'historien Romain Huret de nous en dire plus sur celui qui fut président des Etats-Unis de 1969 à 1974. Ancien Vice-Président républicain du Président Eisenhower (1953-1961) avant de perdre de peu contre John Kennedy en novembre 1960, Nixon paraissait perdu pour la politique avant de réussir à revenir dans l'arène pour l'emporter en 1968 dans une Amérique en plein doute, embourbée dans le conflit vietnamien. Réélu en 1972, Nixon devait pourtant démissionner en 1974 suite au scandale du Watergate.
Le portrait que nous dresse Romain Huret est beaucoup plus nuancé que l'image qui colle habituellement à celui que l'on surnommait "Tricky Dick" (Richard le tricheur). Il nous parle également du Nixon des musiciens, l'occasion pour nous de vous fournir un playlist sur Nixon à retrouver à la fin de l'entretien.
Romain Huret, pourquoi avoir écrit un livre sur Nixon ?
"Depuis de longues années, le personnage m’intéresse en raison des jugements antagonistes des historiens américains. Certains voient en lui un démagogue sans scrupule, d’autres un homme d’Etat d’exceptionnel. Cette aporie historique m’a conduit à écrire cet ouvrage, essayant de dépasser ces jugements antagonistes. Au terme de ce travail, Nixon apparaît comme un homme très ordinaire, produit de la démocratisation des Etats-Unis au cours du vingtième siècle dans le domaine éducatif et politique. Ce fils de petits commerçants californiens put faire carrière grâce à la démocratisation de l’enseignement secondaire et universitaire, ainsi que des modes de recrutement des candidats au sein du parti républicain. De façon similaire, son parcours n’a rien d’excessif ou de démoniaque lorsqu’il accède à la Maison-Blanche. Il ne fit qu’accentuer les modes de gouvernance de ses prédécesseurs aussi bien dans le domaine intérieur qu’en matière de politique étrangère. Son utilisation de la machine de l’Etat s’inscrit également dans la continuité. L’utilisation du secret, la surveillance des ennemis de l’Etat, la codification des procédures bureaucratiques, autant d’éléments qu’il prit le temps d’assimiler et de théoriser. A ce titre, comme il le répéta sans cesse, le Watergate n’avait rien d’extraordinaire ; ce fut un épisode ordinaire du fonctionnement de l’Etat secret américain. N’oubliez pas que Nixon passa quatorze années à la Maison-Blanche et eut tout le loisir d’intégrer les pratiques secrètes alors en cours ! Bref, dans la longue histoire de la démocratie américaine, il est un cas intéressant car il permet de faire apparaître les structures profondes de fonctionnement de la société et de l’Etat. Il n’apparaît en rien comme un cas clinique au sens où l’entendent les psychohistoriens ou les psychanalystes, cette lecture psychologique a longtemps été dominante dans le champs des études nixoniennes."
Quel bilan peut-on faire de sa présidence ?
"Refusant une approche héroïque ou une condamnation systématique, mon livre offre une évaluation pondérée de ses deux mandats présidentiels (1969-1974). En matière de politique intérieure, Nixon mit en place un programme que n’aurait pas renié Franklin Roosevelt : solutions keynésiennes dans le domaine économique, mesures pour les travailleurs pauvres, interventionnisme systématique de l’Etat (écologie, politique raciale, énergie). Contrairement à ses prédécesseurs démocrates, il fut plus attentif à la mise en place d’expériences préalables avant de lancer les programmes de réforme à l’échelle nationale afin de séduire l’électorat ouvrier et pauvre, de plus en plus rétif à l’encontre du développement de l’Etat-Providence. Toutefois, cette boulimie législative se heurta à un Congrès majoritairement démocrate et aux refus nixoniens de travailler avec les corps intermédiaires. Dès lors, il ne prit jamais le temps de mettre en œuvre les compromis nécessaires pour que les projets soient adoptés. Dans le domaine diplomatique, sa collaboration avec Henry Kissinger adapta la diplomatie américaine à un monde multipolaire et prépara lentement la dislocation de l’Empire soviétique. Novateur dans ce domaine, Nixon et Kissinger ont toutefois amplifié les travers de la coterie de décideurs qui prit les rênes de la guerre froide après la Seconde Guerre mondiale. Comme son mentor John Foster Dulles l’apprit à Nixon, les Américains n’ont pas d’amis, mais seulement des intérêts.
L’ouvrage démontre que, contrairement aux affirmations publiques de Nixon prétendant détester les diplomates de carrière, il appliqua, et le plus souvent « épura », leurs préceptes en matière de politique étrangère, du Vietnam au Chili en passant par la Chine. Pour conclure, enfin, cet activisme, et son échec partiel, démontrent que ses deux mandats furent une occasion manquée pour le pays. Nixon essaya de modérer les ardeurs volontaristes des démocrates dans un sens plus réaliste. Faute de succès, le pays céda aux forces conservatrices que Nixon combattit tout au long de sa carrière."
Quelle est aujourd'hui l'image de Nixon aux Etats-Unis ?
Pendant la campagne de 2008, regrettant peut-être encore d’avoir voté pour lui en 1968, le romancier Stephen King compara John McCain à Nixon et Sarah Palin à l’Apocalypse. Depuis le Watergate, les conservateurs américains ont transformé Nixon en martyr alors qu’ils n’avaient eu de cesse de le combattre. Dans leur bouche, Nixon est devenu la preuve de la malhonnêteté intrinsèque des démocrates et de leur morale à géométrie variable.
Pourquoi Nixon dut-il démissionner alors que John Kennedy et Lyndon Johnson commirent des actes tout aussi condamnables ? Du côté des militants démocrates, l’heure n’est pas à la réhabilitation. Pour encore longtemps, Richard Nixon reste Richard le Tricheur (Tricky Dick) l’homme du Watergate [ci-contre, la une du New York Times le lendemain de sa démission en 1974]. En dépit de ses multiples polémiques, l’homme fascine toujours comme le montre sa remarquable présence dans la production culturelle. Le succès récent du film Nixon/Frost (2008) de Ron Howard, tiré lui-même d’une pièce qui tint le haut de l’affiche à Broadway pendant de longues années, en est un exemple parmi d’autres. Des épisodes des Simpsons aux romans de Stephen King, Nixon est toujours présent, incarnation du Mal américain, voire du diable en personne. George Lucas a fort sérieusement reconnu s’être inspiré de Richard Nixon pour Dark Vador !"
Le personnage complexe de Nixon a inspiré les cinéastes. A-t-il également inspiré les musiciens ?
Dans son album de 1974, Mothers of Invention, Frank Zappa enfonce le clou avec une chanson intitulée « Dick est un tel trou du cul » ("Dickie’s Such An Asshole"). Le groupe de rock sudiste, Lynyrd Skynyrd, prit sa défense dans "Sweet Home Alabama" (1974) et donna naissance à l’invention du martyr nixonien, évoqué plus haut. Avec leur chanson "I’m So Bored With The USA", The Clash refusa tout pardon à l’homme qui démissionna de la Maison-Blanche le 9 août 1974. Plus récemment, le chanteur Jean-Louis Murat consacre un titre éponyme à Nixon, dont la signification demeure en partie mystérieuse."
Propos recueillis par E. Augris
Un grand merci à Romain Huret !
- Romain Huret, De l'Amérique ordinaire à l'Etat secret. Le cas Nixon, Presses de Sciences Po
Et pour continuer sur la musique, je signale que du côté du blues aussi, plusieurs musiciens s'intéressent à Nixon. Celui-ci a été le premier républicain à séduire l'électorat blanc du Sud (on parle de "stratégie sudiste"), traditionnellement démocrates mais déçus par les lois sur les droits civiques adoptées sous Johnson. Il y remporte quelques Etats en 1968, malgré la candidature de Wallace, et rafle la mise en 1972. Du côté des bluesmen originaires de ce Sud en revanche, il suscite un peu de méfiance comme en témoignent ces quelques exemples :
Ainsi Thomas Shaw en 1971. Dans son "Richard Nixon's Welfare Blues", il s'inquiète de ce que le Président pourrait faire de l'Etat-providence mis en place sous Roosevelt :
Now I had a dream last night
I never dreamt before
I dreamed I saw Mr. Nixon
Standin'in the Welfare store
Clarence Gatemouth Brown supplie le président dans son "Please Mr. Nixon" (1972) de ne pas démanteler l'Etat-providence. Alors que se profile en 1973 la menace d'un impeachment (destitution) par le Congrès, Arlene Brown ne veut pas être traitée par son amant comme Nixon...
You can impeach me, baby
Stop treatin' me like Nixon at Watergate
D'ailleurs, Howlin'Wolf déclare dans son "Watergate Blues" que si Nixon a démissioné, c'est grâce à un Afro-Américain puisque les cambrioleurs du Watergate ont été surpris par un noir....
Voici la playlist des titres évoqués par Romain Huret ainsi que quelques titres en plus. (notamment "Young Americans" de David Bowie) J'ai ajouté également quelques extraits des principaux discours de Nixon et du débat de 1960 avec Kennedy :
Toujours sur Nixon et son temps, plusieurs messages à lire sur Samarra, l'histgeobox et nos autres blogs :
- Retour sur la campagne perdue par Nixon contre Kennedy en 1960
- Une décennie d'agitation étudiante aux Etats-Unis : Campus unrest (1964-1970)
- Une analyse détaillée de la chanson "Ohio" sur l'histgeobox.
- Les conservateurs américains se mobilisent. Un ouvrage dirigé par Romain Huret pour comprendre comment les conservateurs ont reconquis l'Amérique par le bas à partir des années 1960.
- Sur le blog de R. Tribouilloy, plus de détails sur le Watergate.
Allez, en cadeau (and in english...), le spot de campagne très "seventies" du candidat Nixon en 1972 et le discours de démission de Nixon le 9 août 1974 :
La guerre de Corée en chansons.
Trois marines américains guardent 3 prisonniers nord-coréens (1950).
En 1945, les Soviétiques et les Américains libèrent la Corée de l'occupation japonaise. La Corée est alors occupée par les Soviétiques au Nord du 38è parallèle (Nord) et les Américains au Sud. Elle subit un sort dentique à celui de l’Allemagne. Sous l’effet de la guerre froide, 2 Etats coexistent de part et d’autre du 38e parallèle: l'un soutenu par les Etats-Unis et dirigé par Syngman Rhee, au sud et l'autre, communiste, au Nord, dirigé par Kim Il-Sung.
Le 25 juin 1950, les Nord-Coréens déclenchent l'offensive, très probablement sur ordre de Staline qui veut, après l’Europe et le revers de Berlin, pousser ses pions en Asie. Ce conflit meurtrier inspira les musiciens américains, à commencer par le bluesman JBLenoir ("Korea blues"), un habitué des textes engagés, mais aussi, et plus récemment, le groupe Cake ("I bombed Korea every night").
Nous vous en parlons davantage sur l'Histgeobox.
Du Blues pour la Ford T
[Henry Ford posant à côté d'une modèle T en 1921; source]J'ai donc sélectionné pour vous quelques uns de ces blues en particulier le "Model T Blues" de Walter Roland, qui parlent de Ford et de son modèle T. Vous pouvez les écouter et en apprendre plus sur l'histoire du taylorisme, du fordisme et de la Ford T, affectueusement surnommée "Lizzie".
J'aime bien- Mai '09 (Augmix # 9)
Allez, une petite chaine musicale entre différents artistes pour commencer.
- Olivia Ruiz trace lentement son sillon dans la chanson française. Elle confirme avec Miss Météores son talent en nous emmenant dans son univers plein de poésie, de franchise et de gourmandise. Je vous ai choisi deux titres. Signalons un titre en forme d'hommage à Jacques Brel et Edith Piaf avec.... Oxmo Puccino.
Je vous ai parlé le mois dernièr d'Oxmo Puccino et de son album de 2006 Lipopette Bar. Il y narrait une histoire accompagné des Jazzbastards, des musiciens de jazz. Dans son dernier album L'arme de paix, il reprend la plupart de ces musiciens qui composent d'ailleurs les morceaux (Vincent Taurelle au piano, Vincent Taeger aux percussions et Ludovic Bruni à la guitare). Je vous ai choisi deux extraits de l'album (non disponibles sur deezer, vous pouvez les écouter sur son site officiel), il s'agit du très doux et beau "Soleil du Nord", entre froid et chaleur, richesse et pauvreté. L'autre titre, c'est "L'arme de paix", en duo avec le rappeur somalien K'Naan... qui chante le refrain. C'est une réflexion intéressante sur la tension entre la volonté de paix et la réalité des rapports humains.
- K'Naan, justement, est un artiste original que l'on ne peut enfermer dans le seul hip-hop. Il mêle rap, soul et rythmes africains de sa Somalie natale. Après les Etats-Unis, il vit aujourd'hui au Canada (Son site). Troubadour est son deuxième ambum. Je vous ai choisi "T.I.A." pour This Is Africa. Il s'est distingué récemment en invitant la communauté internationale à ne pas seulement envoyer des navires de guerre (réaction qu'il qualifie de "réactionnaire") mais à tenter de comprendre pourquoi la piraterie est une des seules perspectives tentantes pour les jeunes Somaliens. En savoir plus et écouter son entretien sur le site de RFI en anglais. Sur son dernier album, il chante avec le rappeur américain Mos Def le titre "America".

- On retrouve Mos Def dans un film que vous ne verrez pas en France.... Je veux parler de Cadillac Records. J'avais évoqué avec vous ce film au moment de l'inaugiration d'Obama en janvier. L'un des bals officiels avait été ouvert par le couple Obama sur l'air de "At Last" interprété par Beyoncé (voir la vidéo ici). Beyoncé joue en effet l'un des rôles principaux du film qui retrace l'histoire du label Chess Records qui fit les beaux jours du blues à Chicago. La chanson "At Last" est un des classiques d'Etta James (le rôle interprété par la chanteuse de R'NB). Je vous ai mis la version d'Etta James pour comparer. Celle-ci a apparemment peu apprécié la version de Beyoncé... La Bande originale, tout en ressucitant des titres du label comme "At Last", y ajoute quelques beaux morceaux plus contemporains comme "Once In A Lifetime" par Beyoncé. Je vous ai également choisi un titre, "Bridging The Gap", qui est un hommage du rap à ses racines musicales (blues, gospel) tout en étant un hommage du rappeur Nas à son père, le chanteur Olu Dara. "The history of music on this track !"
- Du rap toujours, avec le titre "Lexikon" de Junk Food, c'est léger et très Rock'N Roll.
- La chanson "Superwoman" d'Alicia Keys est un hommage aux femmes qui doivent mener de front vie professionnelle et familiale. Cela ne les empêche pas de réussir (aren't they Sara ?). C'est le message que veut faire passer la chanteuse.
- Petite devinette : Dans le clip on voit Alicia Keys postuler à l'aide sociale et il y a un indice qui nous indique dans quel Etat elle se trouve. Saurez-vous me dire de quel Etat il s'agit ?
- Vous avez peut être vu le film Slumdog Millionnaire. Le film est pas mal et la B.O.F. y est sans doute aussi pour quelque chose. Je vous en ai choisi quelques extraits. Pour en savir plus sur le film, lisez l'article écrit par J.-C. Diedrich sur ce blog au moment de sa sortie.
- Et pour finir, un morceau sympa : "La déclaration" du groupe Debout sur le Zinc et un aperçu de la douce et chaude voix de Mélody Gardot. Il ne s'agit pas de son dernier album My One And Only Thrill.
Voici la playlist, bonne écoute !
Découvrez Olivia Ruiz!
Samarra aux Etats-Unis
- Eagle, un candidat d'origine étrangère dans la campagne....
- Chinaman : l'Odyssée d'un Chinois en Amérique
- American born Chinese : Histoire d'un Chinois d'Amérique
- Robert Crumb et le blues
- Sur les traces du bluesman Robert Johnson en BD et en manga
- Spiderman à la rescousse d'Obama !
- Les Temps modernes de Chaplin
- Soirée black is beautiful sur Arte (Shaft et Sweet Sweet...)
- JUNO, une image des Etats-Unis différente
- Rambo, symbole de l'Amérique triomphante ou désenchantée ?
- Et si on se faisait une toile : La guerre selon Charlie Wilson

- 2 J.B. Lenoir:"Alabama blues".Blues sur le racisme qui gangrène le Sud profond.
- 3 Billie Holiday:"Strange fruit". Retour sur les lynchages dont furent victimes de très nombreux Afro-américains.
- 9. Nina Simone:"Why the king of love is dead?".Hommage en musique à Martin Luther King.
- 15. Bob Dylan:"Oxford town".Sur la difficile déségrégation scolaire aux Etats-Unis.
- 16. Bob Dylan: "Emmet Till".Un des cas de lynchage les plus tristement célèbre.
- 17 Betty Fikes:"Back of the bus".Chanson d'espoir dénonçant la ségrégation dans les transports en commun.
- 19. Charles Mingus:"Fable of Faubus".Dénonciation du gouverneur de l'Arkansas, qui empêche la déségrégation scolaire dans son état (Little Rock).
- 23. John Coltrane:"Alabama".Charge contre ce bastion du racisme dans les années 1960.
- 24. Nina Simone: "Mississippi goddam".Chronique du racisme ordinaire dans le Mississippi.
- 27. The temptations: "Message from a black man".Ode à la black pride revendiquée.
- 76. Pete Seeger: "Where have all the flowers gone?Chanson pacifiste, dénonçant les horreurs de la guerre.
- 73. Marlena Shaw:"Woman of the ghetto"Une chanson d'espoir consacrée aux femmes du ghetto.
- 71. Sam Cooke:"A change is gonna come"Le chanteur sent poindre un changement d'état d'esprit à l'endroit du "problème noir" aux Etats-Unis.
- 70. Freedom singers: "In the Mississippi river".Sur les crimes dont sont victimes les Noirs dans le Sud des Etats-Unis.
- 69. J.B. Lenoir:"Vietnam blues (1966).Blues dénonçant le conflit au Vietnam.
- 65. Nina Simone:"Backlash blues".
- 42. Bob Dylan:"The time they're A-Changin'".Sur le fossé qui sépare la jeunesse américaine de ses aînés.
- 41. Phil Ochs:"Freedom riders". (1962)Les tentatives mouvementées pour faire cesser la ségrégation dans les bus inter-états aux EU.
- 40: Earl Sixteen: "Malcom X".Hommage à cette grande figure américaine.
- 39. George Perkins & The Silver Stars - Cryin' in ...Sur le désespoir qui s'empare de ceux qui apprennent la mort du dr King (avril 1968).
- 37. Bob Dylan:"Blowin' in the wind". Sur les attentes de changements immenses de la jeunesse américaine.
- 48. Gil Scott Heron:"Klan". Dénonciation cette secte raciste qui fit régner trop longtemps la terreur.
- 84. Johnny Cash: "The ballad of Ira Hayes Un cas emblématique du racisme dont sont victimes les Native Americans.
- 87. Edwin Starr:"War".Une charge contre la guerre du Vietnam.
- 90. Bob Dylan: "masters of war".Dénonciation des profiteurs de guerre: les marchands de canon et le complexe militaro-industriel.
- 94. Grandmaster Flash & The Furious Five : "The Message. Plongée dans le quotidien sinistre des ghettos sous l'ère reaganienne.
- 96. The fugs: "kill for peace." Violente satire contre les guerres, celle du Vietnam en particulier.
- 95. West Side Story :"America" Un grand classique qui revient sous la forme d'un dialogue sur les atouts et les défauts du modèle américain
- 98. Prince Buster:"Al Capone".
- 100. Nineteen, retour au Vietnam en 1985
- 101. Archie Shepp:"Attica blues".
- 102. Bob Dylan:"With god on our side".
- 107. Nina Simone:"I wish I knew how it would feel ...
- 108. Joan Baez: "Here's to you."
- 110. Creedence Clearwater Revival: "Fortunate son"...
- 111. Phil Ochs:"Too many martyrs".
- 113. Big Bill Broonzy: "Black, brown and white".
- 115. Crosby, Stills, Nash and Young : "Ohio" : Une chanson écrite après le massacre de 4 étudiants à Kent State en 1970.
- 117. Bob Dylan: "Only a pawn in their game". (1963)
- 116. Roland Alphonso: "Jack Ruby".
- 118. Bruce Springsteen : "Born In The USA" (1984). Les vétérans du Vietnam rentrent désabusés et méprisés au pays. Histoire d'une chanson engagée prise à tort pour un hymne patriotique.
- 119. Randy Newman: "Sail away". (1972) Dans la peau d'un marchand d'esclaves.
- 126. Skatalites:"Malcom X"
- 128. Barry Sadler:"Ballad of the green berets" (1965) Une chanson à la gloire des soldats américains au Vietnam
- 129. Bob Dylan: "Talkin' John Birch Paranoid Blues". Dylan se moque gentiment des conservateurs
- 137. Randy Newman:"Louisiana 1927". (1974) Les inondations du Mississippi de 1927 à Katrina
- 147. Emmanuel Jal : "Ninth Ward" (2008). L'ancien enfant-soldat du Soudan devenu rappeur parle des ravages de Katrina dans le Lower Ninth Ward de la Nouvelle-Orléans.
- 148. Clash : "Washington bullets". Le groupe de Punk britannique dénonce l'impérialisme des Etats-Unis en Amérique latine.
- Histoire des Afro-américains en musique (1) : gospel et work songs.
- Histoire des Afro-américains en musique (2) : le blues.
- Histoire des Afro-américains en musique (3) : blues et folk-blues
- Histoire des Afro-américains (4) : blues et folk.
- Histoire des Afro-américains en musique (5): les racines noires du rock'n'roll.
- Le détournement d'hymnes nationaux (1) Hendrix
- Gimme shelter : le cauchemar d'Altamont
- Disparition de deux géants de la soul et du funk : Issac Hayes et Norman Whitfield
- Wattstax
- Les Protest songs avec "2000 ans d'histoire".
- La musique au temps des Black Panthers.
- Le festival de Woodstock (1)
- le festival de Woodstock (2) Retour sur les principaux concerts
- "Why the king of love is dead ?"
- Martin Luther King : une lutte en musique.
- juin 1967 : le festival de Monterey et l'apogée du rock psychédélique
- Hippies et summer of love
- Chansons anti-guerre du Vietnam.
- Quand la soul s'engage.
- La lutte pour les droits civiques en musique (1955-1964)
- Odetta (1930-2008)
- Connaissez-vous bien la Motown? (playlist, blindtest et quizz)
- Motown : Les raisons du succès
- La Motown fête ses 50 ans
- Obama : Inauguration en musique
- Eddie Bo (1930-2009)

Sur le bues :
- Les pionniers du blues 10 : Leadbelly
- Les pionniers du blues 9 : Blind Gary Davis
- Les pionniers du blues 8 : Blind Willie McTell
- Les pionniers du blues 7 : Blind Willie Johnson
- Les pionniers du blues 6 : Blind Lemon Jefferson
- Les pionniers du blues 5 : Blind Blake
- Les pionniers du blues 4 : Son House
- Les pionniers du blues 3 : Mississippi John Hurt
- Les pionniers du blues 2 : Skip James
- Les pionniers du blues 1 : Charley Patton.
- Les grandes figures du blues 1: Sonny Terry et Brownie McGhee
- Les grandes figures du blues 2: Jimmy Reed
Petite histoire du rap :
Prélude : Bronx, années 1970
Une sélection de BD, mangas et manhwas
Il y en ce moment beaucoup de BD dont j'aimerais vous parler. En voici une sélection avec quelques mots de présentation. Je vous parlerais de chacune plus longuement par la suite :


- Nous vous avons déjà présenté quelques BD et manga (Crumb et Me & The Devil Blues) sur la naissance du Blues, une nouvelle série, réalisée par Philippe Thirault et Steve Cuzor démarre chez Dargaud, elle s'intitule O'Boys et le premier tome a pour titre "Le sang du Mississipi". Une nouvelle fois, c'est la figure de Robert Johnson qui sert de modèle.
- Marzena Sowa a vécu enfant sous le communisme en Pologne, au début des années 1980. A l'époque, le syndicat Solidarnosc est en pleine ascension avec Lech Walesa, le pouvoir de Jaruzelski (en arrière-plan sur la couvertue) reconnaît un temps le syndicat (une première à l'Est) avant de proclamer l'état de siège en 1981. C'est cette enfance qu'elle raconte dans Marzi (Dupuis) grâce au dessin de Sylvain Savoia qui partage sa vie.


- Ted Rall a plusieurs qualités, c'est un très bon reporter qui sait dessiner et qui a de l'humour. Illustration avec Passage Afghan, paru en 2004 et La route de la soie en lambeaux, annoncé pour août dernier et qui paraît enfin à La Boîte à Bulles. Rall est américain et a voulu se rendre compte sur place des effets de la "guerre contre le terrorisme" en Afghanistan après le 11 septembre 2001.
- L'italien Paolo Cossi nous offre un récit graphique pour comprendre le génocide arménien de 1915. La BD vient de paraître chez Dargaud. Je ne l'ai pas encore lue. Cela s'appelle Medz Yeghern.



La BD coréenne, les manhwas, est plutôt méconnue mais permet de mieux comprendre l'histoire du pays :
- Le massacre au pont de Ni Gun Ri explore une face peu connue de la guerre de Corée (1950-1953), le massacre de civils coréens en fuite par l'armée américaine craignant les espions communistes. C'est un manhwa difficile mais qui restitue bien l'ambiance des débuts de la guerre, au moment de l'invasion du Nord par le Sud, alors que ne sont présentes que les troupes américaines déjà stationnées sur place. C'est paru chez Vertige Graphic.
- Un autre manhwa, Le visiteur du Sud, sous-titré "Le voyage de Monsieur Oh en Corée du Nord", se situe beaucoup plus tard dans le temps. M. Oh est un ingénieur du Sud qui vient travailler sur un chantier au Nord. C'est l'occasion de revisiter les relations compliquées entre Nord et Sud depuis 1945. L'auteur Oh Yeong Jin est un peu une sorte de Guy Delisle qui parlerait coréen.... Une suite est annoncée, chez Flblb toujours.
- Les auteurs de manhwa, comme ceux de manga, n'hésitent pas à s'aventurer hors de leurs frontières. Un exemple avec Naplouse de Kim Bo-Hyun qui raconte l'histoire d'une jeune coréenne qui part retrouver son petit ami photographe américain en mission en Palestine. Elle découvre la vie des Palestiniens et part sur les traces du dessinateur de fresques qui ornent les murs de Naplous. Le premier tome est paru chez Hanguk.



Terminons ce tour d'horizon par les mangas :
- Tout juste paru chez Delcourt, le premier tome d' Enfant-soldat raconte la vie d'Aki Ra, enfant-soldat au Cambodge à partir de 1983 et balloté entre Khmers Rouges, armée vietnamienne (qui contrôle le pays à partir de 1979) et armée cambodgienne. Le mangaka Akira Fukaya sait rendre vivant et émouvant ce récit d'une histoire vraie à hauteur d'enfant. Je vous en parle plus en détail ici.
- Ikki Mandara, du grandissime Osamu Tezuka est une épopée qui nous conduit sur les traces d'une jeune fille qui va traverser et participer à la révolte des Boxers en Chine (1900) avant de se retrouver au Japon au moment de la guerre Russo-japonaise (1904-1905). C'est un One-Shot paru chez Kana.
- Dans la série L'arbre au soleil (8 volumes), Tezuka explore également cette problématique de la modernisation des pays d'Asie au XIXème siècle, entre désir de conserver les traditions et modernisation-occidentalisation. Dans Ikki Mandara, Tezuka s'intéressait à cette question à propos de la Chine des Mandchous. Dans L'arbre au soleil, il situe son action à la fin du shogunat des Tokugawa, au moment où les Américains tentent de forcer le Japon à s'ouvrir à leur commerce. Au coeur de cette série passionnante (ni trop courte, ni trop longue...) la place de la médecine occidentale au Japon. La série est publiée chez Tonkam, un regret, le sens de lecture à l'européenne qui gâche un peu le plaisir.
D'autres BD et mangas pour comprendre l'Asie
Randy Newman: "Louisiana 1927".

Une voiture, cernée par les eaux, peine à progresser.
Le cours du Mississipi, long de 3 780 km, décrit de très nombreux méandres. La pente du fleuve étant très faible, il a très souvent tendance à sortir de son lit. Lorsque des épisodes pluvieux importants s'abattent sur le sud des Etats-Unis, le fleuve connaît d'importantes inondations. De fait, les crues meurtrières frappèrent à de nombreuses reprises le Mississippi. La crue la plus meurtrière du Mississipi, en 1927, inonda 66 000 km2, touchant sept États. Randy Newman consacre son morceau "Louisiana 1927" à ces inondations catastrophiques.
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Les grandes figures du blues 2: Jimmy Reed.

Jimmy Reed est l'un des bluesmen les plus populaires de l'après guerre. Au cours des années cinquante, il devient le plus gros vendeur de Chicago blues.
A partir de l'entre-deux-guerres, des milliers d'Afro-américains quittent la misère du vieux sud pour les grandes métropoles industrialisées du nord, dans l’espoir d’une vie meilleure. Bien souvent la désillusion est au rendez-vous. En effet, la ségrégation socio spatiale sévit aussi dans le nord. Des quartiers exclusivement noirs se constituent et se transforment en ghettos, délaissés par les populations blanches et par tous ceux qui ont les moyens de s’installer ailleurs.
Chicago reste la destination reine. Les migrants pauvres s'installent dans les quartiers délabrés du sud et de l'ouest de la ville (South side et West side). Ces ghettos noirs avec leurs codes propres sont bientôt livrés aux gangs organisés. Ainsi, l'espoir d'une vie meilleure dans les métropoles du nord s'estompe très vite pour de nombreux migrants confrontés à une "jungle de béton" (cf: Herzaft). Pour échapper aux sordides conditions d'existence, les habitants des ghettos noirs se divertissent dans les nombreuses tavernes et boîtes de nuits enfumées où l'alcool coule à flot. C'est aussi dans ces lieux que s'épanouit une musique directement inspirée du blues du Delta. Mais, cette musique se "développe dans un contexte orchestral surélectrifié où domine l'interaction de la guitare et de l'harmonica, soulignée par une rythmique lancinante (batterie et bientôt basse électrique)".
Une nouvelle scène blues se constitue ainsi dans le South side Chicago à la fin des années quarante. A partir du milieu de la décennie suivante, Jimmy Reed s'impose vite comme le héros le plus populaire du Chicago blues.
Mathis James Reed naquit le 6 Septembre 1925 à Leland, dans le Mississippi. Il déménage pour Chicago pendant la seconde guerre mondiale. Il signe en 1953 sur le label Vee-Jay, spécialisé dans le blues de Chicago. A la fois guitariste et harmoniciste il se fait accompagner par son ami le guitariste Eddie Taylor.
En mars 1955, son titre "You don't Have To Go" devient un tube dans les classements Rhythm & Blues. Durant les six années qui suivent, il ne place pas moins de 18 titres dans le top 20. Il compte de nombreux aficionados à Chicago même, mais aussi dans le sud profond. Guitariste assez sommaire, Reed sait s'appuyer sur le talent de Taylor. Surtout, le chanteur se forge un son unique. Sa compagne "Mama Reed" l'aide à accoucher de très belles compositions sur lesquelles sa voix traînante fait merveille. Reed mâche ses mots, son accent du sud profond est à couper au couteau, pourtant la magie opère. Ses blues nonchalants sont absolument irrésistibles.
Ci-dessous, une video intéressante dans la mesure où on y voit Presley reprendre un titre de Reed. Or, un montage superpose la voix de Reed sur les images, ce qui permet de mesurer la différence de style.
Son influence sera énorme sur les chanteurs du jeune rock'n'roll (sur Elvis Presley notamment). Puis, au début des années 60, ses compositions et son style influencent considérablement les jeunes pousses du rock britannique: Animals, Rolling Stones, Yardbirds... A partir de la seconde moitié des années soixante, des ennuis de santé et l'irrépressible penchant du chanteur pour l'alcool précipitent sa déchéance. Il meurt d'une attaque le 29 Aout 1976 à Oakland, Californie.
Source: - G. Herzaft:"Le blues", que-sais-je?, PUF, Paris, 1994, pp71-72.
Liens:
* Les grandes figures du blues:
- Les grandes figures du blues 1: Sonny Terry et Brownie McGhee.
* Ci-dessous, une série d'articles consacrée aux pionniers du blues
- Les pionniers du blues 10: Leadbelly.
- Les pionniers du blues 9: Blind Gary Davis.
- Les pionniers du blues 8: Blind Willie McTell.
- Les pionniers du blues 7: Blind Willie Johnson.
- Les pionniers du blues 6: Blind Lemon Jefferson.
- Les pionniers du blues 5: Blind Blake.
- Les pionniers du blues 4: Son House.
- Les pionniers du blues 3: Mississippi John Hurt.
- Les pionniers du blues 2: Skip James.
- Les pionniers du blues 1: Charley Patton.
* Des BD et des mangas sur le Blues :
- Sur les traces du bluesman Robert Johnson en BD et en manga
* Et comme le Blues, ce n'est pas qu'en Amérique...
- A la découverte du blues touareg
* Jimmy Reed sur la Hype machine.





08.11.09 13:28:03, 

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