Samarra


Tags: ségrégation

L'affaire de Scottsboro.

par blot Email

Le retentissant procès de Scottsboro s'inscrit dans le contexte de la Grande dépression. En 1931, la situation économique et sociale des Etats-Unis reste très préoccupante: des millions de chômeurs, faim... Tous les Américains subissent les conséquences de la crise, mais les Noirs sont les premiers à être licenciés, chassés de leurs logements et contraints d'errer sur les routes en quête d'une source de revenu ou d'une maigre pitance. En 1934, 17% des Blancs et 38% des Noirs sont incapables de subvenir à leurs besoins.



Caricature sur le procès de Scottsboro (source: Library of Congress).

 

 

"Les États Désunis" de Vladimir Pozner, extraordinaire chronique sur l'Amérique de la Grande Dépression écrite en 1936-37, offre de nombreux témoignages d'un racisme encore exacerbé par la misère ambiante. Extrait: "Le Noir souffre en tant que travailleur (...). Il souffre en tant que chômeur. Il souffre aussi en tant que Noir. Il paie davantage pour tout ce qu'il achète, il reçoit moins pour tout ce qu'il offre. Il est le premier à être licencié, le dernier à être embauché. Il n'est pas admis dans la plupart des hôtels et restaurants hors de Harlem. Pour un juge, un accusé noir est coupable d'avance. Mais les jurés noirs sont extrêmement rares. Même dans les prisons de New York, les Noirs sont enfermés à part. Il n'y a qu'au cimetière qu'ils sont enterrés avec les Blancs, les Blancs pauvres, bien entendu."

 

 

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George Wallace.

par blot Email

George Wallace, le gouverneur de l'Alabama (1963-1987).

 

 

George Wallace représente l'archétype du politicien sudiste populiste. Il doit ses succès électoraux et sa grande popularité au refus de toute déségrégation et au maintien de lois racistes dans l'état dont il sera gouverneur durant de longues années: l'Alabama. Pendant près de deux décennies, il devient un des adversaires les plus impitoyables des militants des mouvements pour les droits civiques. Revenons sur son cas grâce à une chanson de Ray Scott.

 

 

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Samarra: la lutte pour les droits civiques des Noirs Américains.

par blot Email

 

* Sur L'Histgeobox:

 

- Sagbohan Danialou: "Commerce triangulaire". Le chanteur béninois interprète une émouvante chanson sur la traite négrière.

 

- 2 J.B. Lenoir:"Alabama blues". Blues sur le racisme qui gangrène le Sud profond.

 

- 3 Billie Holiday:"Strange fruit". Retour sur les lynchages dont furent victimes de très nombreux Afro-américains.

 

- 9. Nina Simone:"Why the king of love is dead?". Hommage en musique à Martin Luther King.

 

- 15. Bob Dylan:"Oxford town". Sur la difficile déségrégation scolaire aux Etats-Unis.

 

- 16. Bob Dylan: "Emmet Till". Un des cas de lynchage les plus tristement célèbre.

 

- 17 Betty Fikes:"Back of the bus". Chanson d'espoir dénonçant la ségrégation dans les transports en commun.

 

- 19. Charles Mingus:"Fable of Faubus". Dénonciation du gouverneur de l'Arkansas, qui empêche la déségrégation scolaire dans son état (Little Rock).

 

- 23. John Coltrane:"Alabama". Charge contre ce bastion du racisme dans les années 1960.

 

- 24. Nina Simone: "Mississippi goddam". Chronique du racisme ordinaire dans le Mississippi.

 

- 27. The temptations: "Message from a black man". Ode à la black pride revendiquée.

 

- 33. James Brown: "Say it loud!" .

 

- 73. Marlena Shaw:"Woman of the ghetto" Une chanson d'espoir consacrée aux femmes du ghetto.

 

- 71. Sam Cooke:"A change is gonna come" Le chanteur sent poindre un changement d'état d'esprit à l'endroit du "problème noir" aux Etats-Unis.

 

-70. Freedom singers: "In the Mississippi river". Sur les crimes dont sont victimes les Noirs dans le Sud des Etats-Unis.

 

- 69. J.B. Lenoir:"Vietnam blues (1966). Blues dénonçant le conflit au Vietnam.

 

- 65. Nina Simone:"Backlash blues".

 

Foule raciste protestant contre l'inégration de quelques élèves noirs à Little Rock (Arkansas) en 1957.

 

- 42. Bob Dylan:"The time they're A-Changin'". Sur le fossé qui sépare la jeunesse américaine de ses aînés.

 

- 41. Phil Ochs:"Freedom riders". (1962) Les tentatives mouvementées pour faire cesser la ségrégation dans les bus inter-états aux EU.

 

- 40: Earl Sixteen: "Malcom X". Hommage à cette grande figure américaine.

 

- 39. George Perkins & The Silver Stars - Cryin' in ... Sur le désespoir qui s'empare de ceux qui apprennent la mort du dr King (avril 1968).

 

- 37. Bob Dylan:"Blowin' in the wind". Sur les attentes de changements immenses de la jeunesse américaine.

 

Le "dimanche sanglant" de Selma, en 1965.

 

- 48. Gil Scott Heron:"Klan". Dénonciation cette secte raciste qui fit régner trop longtemps la terreur.

 

- 87. Edwin Starr:"War". Une charge contre la guerre du Vietnam.

 

94. Grandmaster Flash & The Furious Five : "The Message. Plongée dans le quotidien sinistre des ghettos sous l'ère reaganienne.

 

- 101. Archie Shepp:"Attica blues". Retour sur le drame survenu dans la prison d'Attica.

 

- 107. Nina Simone:"I wish I knew how it would feel ... Une superbe chanson sur la quête de la liberté.

 

- 111. Phil Ochs:"Too many martyrs". Retour sur deux assassinats racistes qui choquèrent profondément l'Amérique: ceux d'Emmett Till et Medgar Evers.

 

- 113. Big Bill Broonzy: "Black, brown and white". Un blues qui dénonce les lois Jim Crow, institutionnalisant la ségrégation aux Etats-Unis.

 

- Bob Dylan: "Only a pawn in their game". Dylan revient sur l'assassinat de Medgar Evers.

 

- 126. Skatalites:"Malcom X". Un ska en hommage au charismatique meneur afro-américain.

 

Le chef de police Laurie Prichett fait face à Martin Luther King à Albany en 1961.

 

- Neil Young: "Alabama". Violent pamphlet contre le racisme qui continue de gangrèner cet état du sud des Etats-Unis dans les années soixante et son gouverneur George Wallace.

 

- MC5: "Motor city is burning". Sur les émeutes raciales à Detroit, en 1967.

 

- Bob Dylan: "George Jackson". Sur Angela Davis et les Soledad brothers.

 

- Louis Armstrong: "Go down Moses". Sur l'underground railroad, le chemin de fer souterrain, qui permit a de nombreux esclaves en fuite de rallier le Canada ou le nord des Etats-Unis.

- Joan Baez: "Birmingham sunday". Cette chanson revient sur l'attentat a la bombe qui tua quatre jeunes filles dans une église de Birmingham (Alabama), après le mouvement pour les droits civiques qui agita la ville en 1963.

- Simon and Garfunkel: "7 o'clock silent night". Cette contine évoque les marches de protestation des Afro-américains menés par Martin Luther King à Chicago, en 1966.

 

- Burning Spear: "Marcus Garvey". Hymne reggae à la gloire d'un des théoriciens du panafricanisme et leader d'une des plus importantes organisations de masse du début du XXème siècle.

 

* Sur Lire-Ecouter-Voir:

 

- La musique au temps des Black Panthers.

 

- Why the King of love is dead?

 

- Martin Luther King: une lutte en musique.

 

- Quand la soul s'engage.

 

- La lutte pour les droits civiques en musique.

 

Harry Belafonte (à gauche), ami et soutien indéfectible de Martin Luther King (centre) et Samy Davis Jr (à droite).

 

 * Histoire des Afro-américains en musique.

 - Histoire des Afro-américains en musique (5): les racines noires du rock'n'roll.

 

- Histoire des Afro-américains (4): blues et folk.

 

-  Histoire des Afro-américains en musique (3) : blues et folk-blues.

 

  - Histoire des Afro-américains en musique (2) : le blues.

 

-  Histoire des Afro-américains en musique (1) : gospel et work songs.

 

 

* STAX et la Motown, les deux grands labels de soul music et leurs rapports avec le mouvement pour les droits civiques:

- STAX et Wattstax.

 

- La Motown fête ses 50 ans.


- L'usine à tubes: les clefs du succès.


- Connaissez-vous bien la Motown (playlist et quizz)?

 

* Photographies.

 


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* Bibliographie:

 

- Pap Ndiaye: "Les Noirs américains", découverte Gallimard, 2009. Une synthèse limpide qui propose en outre de très nombreux documents (photos, textes...) savamment présentés.

 

- Nicole Bacharan: "Les Noirs américains. Des chaps de coton à la Maison Blanche", Panama, 2008. Une synthèse claire et tout de même très précise.

 

- M.A. Combesque: "Martin Luther King. Un homme et son rêve", Le félin poche, 2008. Un portrait vivant du pasteur et de ses engagements.

 

- "Freedom. Une histoire photographique de la lutte des noirs américains", Phaidon, 2005. Sublime recueil de plus de 500 clichés retraçant l'histoire des Afro-américains, des dernières années de l'esclavage jusq'à aujourd'hui.

 

 

 

Angela Davis et les "Soledad brothers".

par blot Email

Entre 1966 et 1971, le BPP et la police se livrent une guerre de tous les instants. Presque tous les leaders des Panthers sont emprisonnés à un moment donné, souvent pour des délits mineurs, et certains meurent en prison. George Jackson, condamné à un an de prison pour un vol de 70 dollars. Transféré dans le quartier de haute sécurité de la prison de Soledad à San Quentin, il y crée une antenne du BPP et se consacre aussi son temps à l’écriture (Soledad brothers : letters from prison). Désormais, les autorités l'accusent du meurtre d’un gardien de la prison.

 

Angela Davis en 1965.



Son cas intéresse alors Angela Davis
. Cette militante du parti communiste et des Black Panthers, devient enseignante à l’Université de San Diego, en 1969. Elle milite à l’intérieur du parti communiste et des Black Panthers. Son activisme politique déplaît fortement au conseil directeur de l'université dont fait partie le gouverneur de l'État de Californie, un certain Ronald Reagan. Elle est congédiée avant même d'avoir pu donner son premier cours.

 

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Richard Farina: "Birmingham sunday".

par blot Email


Les 4 petite victimes de l'attentat du 15 septembre 1963.

 

En 1963, nous sommes en pleine bataille pour les droits civiques des Afro-américains dans une Amérique profondément ségréguée. Birmingham, la capitale économique de l'Alabama et la ville la plus peuplée de l'état, intéresse très tôt les mouvements pour les droits civiques, notamment la SCLC de Martin Luther King (MLK). En effet, cette ville constitue une citadelle de la ségrégation où les relations entre blancs et noirs s'avèrent particulièrement tendues. Les églises, les maisons des manifestants pour les droits civiques explosent la nuit et la police n'inquiète (ou feint de ne jamais retrouver) les poseurs de bombes qui agissent donc en toute impunité. Cette sinistre spécialité vaut d'ailleurs à la ville le surnom de Bombingham.

 

La chanson Birmingham sunday, interprétée ici par une Joan Baez au meilleure de sa forme, revient sur cette violence raciste. Le morceau raconte le drame qui endeuille la ville le 15 septembre 1963. Ce jour là, trois membres du Ku Klux Klan placent 19 bâtons de dynamite dans le sous-sol du temple baptiste de la Seizième Rue, siège officieux du mouvement de Birmingham. Quatre jeunes filles – Addie Mae Collins, Carole Robertson, Cynthia Wesley et Denise McNair – décèdent dans l’attentat.

 

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Simon and Garfunkel: "Silent night".

par blot Email

Manifestation houleuse des habitants blancs du nord-ouest de Chicago, le 7 août 1966. Ils s'en prennent violemment aux marches pacifiques menées par Martin Luther King depuis quelques jours dans la grande métropole américaine. MLK entend de son côté mettre en lumière la ségrégation implacable qui sévit dans les grandes villes américaines du nord. 

 

Une des grandes chansons politiques des années pré-soixante-huitardes est un montage de Paul Simon datant de 1966 : 7 O’clock News / Silent Night. Au premier plan, on y entend le duo entonner la berceuse « Douce nuit » (Silent night), tandis qu’en arrière-plan (il faut bien tendre l'oreille), la voix d'un journaliste égrène les nouvelles du jour, toutes plus sinistres les unes que les autres. Nous savons que l’émission d’actualités a été réalisée le 3 août 1966, parce que c’est le jour où Lenny Bruce est mort.

 

Nous revenons sur cette période agitée ici.

Marcus Garvey.

par blot Email

L’histoire du rastafarisme commence avec Marcus Mosiah Garvey, prophète noir qui acquit une certaine popularité dans le Harlem des années 20. Le culte de cette figure légendaire n’a pas cessé d’être célébré depuis par tous les reggaemen. Burning Spear lui consacra même deux albums entiers.

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