Samarra


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Tuli Kupferberg du groupe The Fugs (1923-2010)

par Aug Email

[Ed Sanders et Tuli Kupferberg sur la couverture de leur album éponyme de 1966]

 

L'une des figures de la contre-culture des années 1960 aux Etats-unis est décédée au mois de juillet à  l'âge de 86 ans. Il s'agit de Naphtali "Tuli" Kupferberg, fondateur du groupe The Fugs. Ecrivain, poète, pacifiste, chanteur et compositeur, il a mis tardivement (il avait déjà dépassé la quarantaine) ses talents au service de la dénonciation de l'engagement américain au Vietnam. Il avait formé les Fugs en 1964 avec l'activiste Ed Sanders. Le groupe tient son nom d'un juron très atténué que l'écrivain contestataire Norman Mailer avait dû utiliser dans son roman de 1948 Les nus et les morts. Proches de la Beat Generation (Allen Ginsberg), les Fugs développent un folk fantaisiste et un rock électro très engagé.

Différents groupes qui participent à l'agitation des années 1960 se reconnaissent dans leur musique militante comme le SDS (Students for Democratic Society), les Yippies et les Black Panthers.

 

Une des chansons qui symbolise le mieux leur combat est sans doute "Kill For Peace". Julien Blottière nous en parle plus en détail sur l'histgeobox. Vous pouvez écouter la chanson et en apprendre plus sur Kupfeberg et les Fugs.

Chicago 1968.

par blot Email

"Bienvenue à Chicago"!

 

Fin août 1968, Chicago accueille la Convention démocrate chargée de désigner le candidat du parti à l'élection présidentielle. Chicago connaît alors trois jours de chaos et devient le chaudron où s'affrontent toutes les valeurs de l'Amérique: pacifisme, conservatisme, mouvement yippie et contre-culture, radicalisme noir...

 

Lire la suite sur L'Histgeobox.

Simon and Garfunkel: "Silent night".

par blot Email

Manifestation houleuse des habitants blancs du nord-ouest de Chicago, le 7 août 1966. Ils s'en prennent violemment aux marches pacifiques menées par Martin Luther King depuis quelques jours dans la grande métropole américaine. MLK entend de son côté mettre en lumière la ségrégation implacable qui sévit dans les grandes villes américaines du nord. 

 

Une des grandes chansons politiques des années pré-soixante-huitardes est un montage de Paul Simon datant de 1966 : 7 O’clock News / Silent Night. Au premier plan, on y entend le duo entonner la berceuse « Douce nuit » (Silent night), tandis qu’en arrière-plan (il faut bien tendre l'oreille), la voix d'un journaliste égrène les nouvelles du jour, toutes plus sinistres les unes que les autres. Nous savons que l’émission d’actualités a été réalisée le 3 août 1966, parce que c’est le jour où Lenny Bruce est mort.

 

Nous revenons sur cette période agitée ici.

Survivre dans le Cambodge des Khmers Rouges

par Aug Email

A l'occasion de la parution en français du tome 1 du manga d'Akira Fukaya et Aki Ra, Enfant-Soldat (Delcourt, coll. Akata), nous vous proposons d'en apprendre plus sur l'histoire récente du Cambodge. Ce manga est en effet basé sur l'histoire vraie d'Akira, né en 1973, et qui a grandi sous le régime Khmer Rouge de 1975 à 1979. Après le repli des partisans de Pol Pot dans la jungle, il a été enrôlé de force dans les troupes Khmères Rouges en 1983. Il a ainsi participé activement à la pose de mines antipersonnel avant d'être capturé par l'armée vietnamienne, maîtresse du pays depuis début 1979.
 
C'est dans cette armée, alors âgé de 13 ans, qu'il continue bon gré mal gré à se battre. Lorsque les Vietnamiens quittent le pays en 1989, laissant le pouvoir à un gouvernement qu'ils ont installé, Aki Ra reste militaire dans l'armée cambodgienne. A partir de 1993, il met sa connaissance des mines au service du déminage mis en œuvre par l'ONU. Il continue par la suite de déminer seul et ouvre un Musée de la mine. C'est en le visitant qu'Akira Fukaya, mangaka, a fait la connaissance d'Aki Ra et a eu l'idée de ce manga.
 
Ce livre est vraiment passionnant. Il sait nous raconter la guerre à hauteur d'enfant. Le regard de ces enfants enrôlés de force est dépourvu de toute approche idéologique. Ils sont confrontés à la guerre depuis toujours, ils voient leurs proches disparaître, ils commettent des actes dont ils ne comprennent pas le sens mais dont la portée est terrifiante. Enfant-Soldat touche ainsi à l'universalité de ce drame de notre époque tout en nous restituant parfaitement le contexte de ces années 1970 et 1980 où des millions de Cambodgiens ont perdu la vie (exécutions, famines, mauvais traitements,...).
 
Voici un extrait qui montre comment l'imaginaire des enfants a été façonné : Les Khmers Rouges ont inculqué la haine et la peur des Vietnamiens aux plus jeunes.
 
Le tome 2 doit sortir le 15 avril 2009
 
Retour sur l'histoire récente du Cambodge autour de quelques dates
 
1953

Le Cambodge accède à l’indépendance, après des années de lutte contre la France, avec à sa tête le prince Sihanouk. C’est ce monarque constitutionnel qui utilise l’expression « Khmer rouge » pour désigner l’opposition de gauche (khmer désigne l'ethnie majoritaire au Cambodge). Très rapidement, le régime prive l’opposition de toute forme d’expression. Les Khmers rouges sont au départ d'anciens étudiants formés en France dans les années 1950. Ils créent en 1960 le Parti Communiste Khmer, très influencé par la Chine de Mao.

Pourchassés par Sihanouk, ils se réfugient dans les maquis afin de mener la lutte contre le pouvoir en place. Saloth Sar alias Pol Pot, le "frère numéro 1", entre ainsi dans la clandestinité.

 

1970

Le premier ministre, le général Lon Nol, soutenu par les Etats-Unis, renverse le prince Sihanouk en mars 1970 et proclame la République. Sihanouk doit s’allier aux Khmers rouges afin de retrouver son pouvoir. Il forme ainsi, avec ces derniers, un gouvernement en exil en Chine. Dès lors, une guerre civile sévit durant cinq ans dans le pays. Les bombardements américains se multiplient sur le Cambodge.

 

[Chassé du pouvoir par Lon Nol, Sihanouk s'allie à ses anciens ennemis. Il pose avec eux à plusieurs reprises comme ici en 1973; Source]
 

Deux camps s'opposent alors : la République khmère de Lon Nol, soutenue par les EU et le Vietnam du Sud face à la coalition monarchistes-khmers rouges (Sihanouk et les communistes), aidée par la Chine et le Vietnam du Nord.

 

1975

Le 17 avril 1975, les Khmers rouges entrent dans Phnom Penh et fondent bientôt un nouveau régime, le Kampuchéa démocratique. Sihanouk est placé sous résidence surveillée. Ils conservent le pouvoir près de quatre ans, en pratiquant une politique de terreur systématique.

 

Les Khmers Rouges entrent dans Phnom Penh le 17 avril 1975. En quelques jours, la capitale est évacuée.
 

Le nouveau régime entend imposer un égalitarisme absolu dans le pays et mène une Révolution radicale et immédiate. Les Cambodgiens doivent se soumettre au nouveau pouvoir et renoncer à l’argent, leur famille, leur religion (abolition du commerce, de l’argent, collectivisation des biens, fermeture des tribunaux et des hôpitaux)… Il convient de briser les solidarités anciennes pour créer une société nouvelle fondée sur une idéologie égalitariste. L’individu doit se fondre dans la communauté. Toute forme de contestation est synonyme d’arrêt de mort.

 

[Carte : Le monde.fr]

Les Khmers rouges se lancent dans des opérations spectaculaires : sitôt prise, la ville de Phnom Penh est vidée de ses 2,5 millions d’habitants, déportés dans les campagnes. Aux yeux des Khmers rouges, la ville représente la corruption, la débauche.

 

Les intellectuels, jugés fourbes, les cadres et soldats de l’ancien régime républicain de Lon Nol ; les immigrés vietnamiens, « traîtres en puissance » pour Pol Pot, (en photo ci-dessous) certaines minorités comme les Cham, musulmans cambodgiens, les communautés chinoises deviennent les cibles favorites du régime et sont victimes de répression.

 

En fait, tous ceux qui ne rentrent pas dans le moule imposé par Pol Pot et ses proches, sont tués. Mey Mann, un des familiers de Pol Pot résume la situation ainsi: « Pol Pot voulait que tous les Khmers mesurent 1,60 mètre exactement, et on coupait tout ce qui dépassait. »

 

 

 

La surveillance et un contrôle de tous les instants s’abattent sur les Cambodgiens, contraints de travailler dans des coopératives d’Etat ou sur les grands chantiers. Les milices de village (chhlorp) espionnent et dénoncent. Aucun système judiciaire n’existe, la torture et les exécutions sommaires sont érigées en mode de gouvernement. Le climat de terreur est entretenu par la discrétion des exécutions, dans les zones reculées de chaque village ou dans le centre de torture de Tuol Sleng (autrement appelé S-21), à Phnom Penh.

 

 

Photos de vicitmes des Khmers rouges, torturées à Tuol Sleng ou S21.

 

Ces massacres, auxquel s’ajoute la famine provoquée par la désorganisation complète de l’agriculture cambodgienne, entraînent la mort d 1,5 million à 2 millions de Cambodgiens, pour une population de 7 millions d’habitants à l’époque (famines et maladies auraient provoqué 1 million à 1,5 million de morts ; auxquels s'ajoutent 500 000 victimes d’exécutions).

 

Certains qualifient ces massacres de génocide, voire d’« auto génocide ». Il semblerait plutôt qu’il s’agisse de crimes contre l’humanité à très grande échelle, dans la mesure où il n’y a pas une « intention de détruire, totalement ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Les Chams, les Vietnamiens ne sont pas tués pour des raisons raciales, mais parce qu’ils ne se conforment pas au modèle khmer rouge.

"Dans cette société, le droit à la différence n'existe plus...". C'est ainsi qu'est défini le Cambodge des Khmers rouges dans un reportage diffusé sur Antenne 2 en 1978. Ce reportage est le premier à montrer des images autorisées par le régime pour le troisième anniversaire de son arrivée au pouvoir. Il est réalisé par un journaliste yougoslave, Nicola Vitorovic, autorisé à le faire car venant également d'un pays communiste. C'est donc plutôt un reportage censé relayer la propagande khmère rouge. Mais les images et certaines phrases ("Les villes sont vides, les campagnes sont pleines...") parlent d'elles-mêmes et créent un certain malaise. Dans cette émission, Pol Pot (le "frère numéro un") est interviewé pour la première fois.

Nous avons entendu parler de cette vidéo que vous pouvez voir sur le site de l'INA en écoutant l'excellente série d'émissions réalisées sur France Culture par Laure de Vulpian.

 

1979

Le régime s’écroule le 7 janvier 1979, avec l’entrée des troupes vietnamiennes dans Phnom Penh, qui imposent un régime révolutionnaire et occupent le pays pendant dix ans. Les Khmers rouges, appuyés par la Chine, engagent la guérilla dans l’ouest du pays et ne désarment que très tardivement. Hun Sen, un ancien khmer rouge, dirige le pays depuis 1985 avec son parti le Parti du Peuple Cambodgien (PPC).

 

1989

Après l'arrêt de l'aide soviétique décidé par Gorbatchev, l'armée vietnamienne est contrainte de quitter le Cambodge. Des affrontements reprennent entre les khmers Rouges, les partisans de Sihanouk et ceux du gouvernement de Hun Sen (encore au pouvoir aujourd'hui). Des accords de paix sont finalement signés à Paris en 1991. L'ONU envoie une Autorité PROvisoire (APRONUC) qui tente de réconcilier les factions et lance une campagne de déminage. Malgré des périodes de fortes tensions et un régime discuté, le pays retrouve peu à peu la paix. Après avoir été jugé par son propre parti, Pol Pot est mort en 1998 dans la jungle proche de la frontière thaïlandaise où se sont réfugiés les derniers partisans des Khmers Rouges.

[Les deux photos ci-dessus ont été prises par Nehm En, chargé de photographier les détenus entrant à S-21. Il était alors adolescent. C'est un témoignage unique sur ces personnes aujourd'hui disparues. Retrouvez ses photographies ici.]
 
 

2009

20 ans après la fin du régime des Khmers rouges en 1979, les responsables du génocide qui a causé la mort de 1 à 2 millions de personnes sur une population de 7 millions commencent à répondre de leurs crimes.

L'un des principaux tortionnaires, surnommé Duch, comparait devant un tribunal composé de juges cambodgiens et internationaux. Il a dirigé le centre d'interrogatoire de Tuol Sleng appelé aussi S-21 où 17 000 personnes ont été torturées puis exécutées, le plus souvent après avoir été photographiées. Même s'il ne faisait pas partie des principaux responsables des Khmers rouges, dont la plupart sont aujourd'hui décédés (comme le frère numéro un" Pol Pot), il a joué un rôle important dans le génocide perpétré de 1975 à 1979.

Egalement arrêtés récemment Nuon Chea, ancien "frère numéro deux" du régime des Khmers rouges. Celui-ci était l'adjoint de Pol Pot. Ieng Sary, ancien ministre des affaires étrangères, a été arrêté avec sa femme, elle aussi inculpée pour crime contre l'humanité. Le dernier haut responsable Khmer rouge à âvoir été arrêté est l'ancien président Khieu Sampan. La totalité des dignitaires du régime est donc maintenant sous les verrous et devra répondre de ses crimes devant le tribunal spécial cambodgien parrainé par l'ONU. [Photo AFP-Le Monde : Khieu Sampan arrivant à Pékin en août 1975]

 

Julien Blottière et Etienne Augris

 

Pour prolonger

  • Autre BD sur le Cambodge des Khmers rouges, L'eau et la terrre par Séra est une plongée  remarquable dans la noirceur de cette période.(Paru chez Delcourt)
  • Le film S-21, la machine de mort Khmère rouge, du cinéaste cambodgien Rithy Pahn, réalisé en 2002 fait témoigner victimes et bourreaux dans les lieux-même du centre S-21 (ancienne école aujourd'hui transformée en musée). En voici plus bas un extrait.
  • Un autre film moins connu, Derrière le portail, raconte l'expérience du chercheur français François Bizot, arrêté par les Khmers rouges avant même leur prise du pouvoir et qui ne doit la vie sauve qu'à la sollicitude de ce même Duch.
  • L'ancien roi Sihanouk a donné en 2004 toutes ses archives dont de nombreuses photographies à l'Ecole Française d'Extrême Orient (EFEO). Après quatre ans d'inventaire, elles sont enfin accessibles.[Des extraits dans Le Monde 2 du 28 février 2009 accompagnant un article de Francis Deron, "Sihanouk dans l'ombre des Khmers Rouges"]

 

Une sélection de BD, mangas et manhwas

par Aug Email

Il y en ce moment beaucoup de BD dont j'aimerais vous parler. En voici une sélection avec quelques mots de présentation. Je vous parlerais de chacune plus longuement par la suite :

  • Nous vous avons déjà présenté quelques BD et manga (Crumb et Me & The Devil Blues) sur la naissance du Blues, une nouvelle série, réalisée par Philippe Thirault et Steve Cuzor démarre chez Dargaud, elle s'intitule O'Boys et le premier tome a pour titre "Le sang du Mississipi". Une nouvelle fois, c'est la figure de Robert Johnson qui sert de modèle.
  • Marzena Sowa a vécu enfant sous le communisme en Pologne, au début des années 1980. A l'époque, le syndicat Solidarnosc est en pleine ascension avec Lech Walesa, le pouvoir de Jaruzelski (en arrière-plan sur la couvertue) reconnaît un temps le syndicat (une première à l'Est) avant de proclamer l'état de siège en 1981. C'est cette enfance qu'elle raconte dans Marzi (Dupuis) grâce au dessin de Sylvain Savoia qui partage sa vie.

  • Ted Rall a plusieurs qualités, c'est un très bon reporter qui sait dessiner et qui a de l'humour. Illustration avec Passage Afghan, paru en 2004 et La route de la soie en lambeaux, annoncé pour août dernier et qui paraît enfin à La Boîte à Bulles. Rall est américain et a voulu se rendre compte sur place des effets de la "guerre contre le terrorisme" en Afghanistan après le 11 septembre 2001.
  • L'italien Paolo Cossi nous offre un récit graphique pour comprendre le génocide arménien de 1915. La BD vient de paraître chez Dargaud. Je ne l'ai pas encore lue. Cela s'appelle Medz Yeghern.

La BD coréenne, les manhwas, est plutôt méconnue mais permet de mieux comprendre l'histoire du pays :

  • Le massacre au pont de Ni Gun Ri explore une face peu connue de la guerre de Corée (1950-1953), le massacre de civils coréens en fuite par l'armée américaine craignant les espions communistes. C'est un manhwa difficile mais qui restitue bien l'ambiance des débuts de la guerre, au moment de l'invasion du Nord par le Sud, alors que ne sont présentes que les troupes américaines déjà stationnées sur place. C'est paru chez Vertige Graphic.
  • Un autre manhwa, Le visiteur du Sud, sous-titré "Le voyage de Monsieur Oh en Corée du Nord", se situe beaucoup plus tard dans le temps. M. Oh est un ingénieur du Sud qui vient travailler  sur un chantier au Nord. C'est l'occasion de revisiter les relations compliquées entre Nord et Sud depuis 1945. L'auteur Oh Yeong Jin est un peu une sorte de Guy Delisle qui parlerait coréen.... Une suite est annoncée, chez Flblb toujours.
  • Les auteurs de manhwa, comme ceux de manga, n'hésitent pas à s'aventurer hors de leurs frontières. Un exemple avec Naplouse de Kim Bo-Hyun qui raconte l'histoire d'une jeune coréenne qui part retrouver son petit ami photographe américain en mission en Palestine. Elle découvre la vie des Palestiniens et part sur les traces du dessinateur de fresques qui ornent les murs de Naplous. Le premier tome est paru chez Hanguk.

Terminons ce tour d'horizon par les mangas :

  • Tout juste paru chez Delcourt, le premier tome d' Enfant-soldat raconte la vie d'Aki Ra, enfant-soldat au Cambodge à partir de 1983 et balloté entre Khmers Rouges, armée vietnamienne (qui contrôle le pays à partir de 1979) et armée cambodgienne. Le mangaka Akira Fukaya sait rendre vivant et émouvant ce récit d'une histoire vraie à hauteur d'enfant. Je vous en parle plus en détail ici.
  • Ikki Mandara, du grandissime Osamu Tezuka est une épopée qui nous conduit sur les traces d'une jeune fille qui va traverser et participer à la révolte des Boxers en Chine (1900) avant de se retrouver au Japon au moment de la guerre Russo-japonaise (1904-1905). C'est un One-Shot paru chez Kana.
  • Dans la série L'arbre au soleil (8 volumes), Tezuka explore également cette problématique de la modernisation des pays d'Asie au XIXème siècle, entre désir de conserver les traditions et modernisation-occidentalisation. Dans Ikki Mandara, Tezuka s'intéressait à cette question à propos de la Chine des Mandchous. Dans L'arbre au soleil, il situe son action à la fin du shogunat des Tokugawa, au moment où les Américains tentent de forcer le Japon à s'ouvrir à leur commerce. Au coeur de cette série passionnante (ni trop courte, ni trop longue...) la place de la médecine occidentale au Japon. La série est publiée chez Tonkam, un regret, le sens de lecture à l'européenne qui gâche un peu le plaisir.

 

D'autres BD et mangas pour comprendre l'Asie

 

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