Solidays 2010

La solidarité est une fête

Dimanche : Rock'n'Roll dominical !

par Mondomix Team Email

                          Dernière ligne droite avant le retour à la vie normale…

 

                                    

 

                                                          Loin de nous, la ville....

 

 

Sous un soleil de plomb, la troisième et dernière journée des Solidays s’ouvre par un hommage aux associations sous la houlette du directeur-fondateur de Solidarité Sida Luc Barruet (ci-dessous à droite). Sur la scène Paris, des acteurs associatifs représentent tous les organismes qui travaillent en collaboration avec l’association française. Trois d’entre eux prendront la parole pour dire des choses qu’on a tendance à oublier… se protéger, faire des dépistages, donner l’accès aux soins à tous, combattre les idées reçues et la discrimination. Ce sont des mots, des expressions qui ont besoin de devenir des actions concrètes et puissantes. Notons le discours du mauricien Ataoula de l’association PILS dont le discours était particulièrement fort. Il n’a pas hésité à faire crier au public « Boycott de l’île Maurice » en raison de la politique d’immigration de cet État. Là-bas, être atteint du Sida est une raison valable pour être expulsé…Autre intervention marquante, celle du représentant burkinabé. Son message, axé sur la dénonciation des industries pharmaceutiques pour qui l’intérêt financier prime sur la vie,  est celui d’un homme déterminé : « Nos vies ne valent pas moins que des euros ». Le public même s’il est plus clairsemé que pendant les concerts est attentif et réceptif. Le genre de moments poignants qui rappellent que l’engagement n’est pas une utopie.

 

                                                                                                                              

 

                                                       Hommage aux associations

 

 

15h, Scène Paris. Dans la famille Kuti, je voudrais le fils aîné !  L’hériter de Fela, père de l’afro-beat nous a offert un concert coloré. Accompagné de danseuses-choristes énergiques et de musiciens au swing impeccable, Femi Kuti a exécuté son répertoire avec brio. Alors que l’ambiance avait un peu de mal à décoller, le maître armé de son saxophone a donné l’exemple en faisant preuve d’une énergie débordante. Un mélange explosif de jazz, de funk et d’Afrique.

 

             

 

                                        

                                                                           Femi Kuti

 

En attendant la suite de la programmation, arrêt obligé au Village Solidarité. Sous un immense chapiteau, associations et ONG présentent leur travail et rencontrent les passants pour les sensibiliser à leurs actions. Discussions plus ou moins sérieuses, jeux de questions-réponses, jam improvisé autant de possibilités de joindre l’utile à l’agréable. Je continue à errer sur la pelouse de Longchamp pour finalement arriver devant les restaurants : 60 saveurs du monde au menu pour refaire un plein d’énergie. Cuisines libanaises, sénégalaises, argentines ou encore japonaises, les Solidayres ont l’embarras du choix. J’aurai bien fait une pause gastronomique, mais la nourriture musicale me mets plus en appétit !

 

                                    

 

                                   

 

                                                               Le village Solidarité

 

 

18h, scène Domino. Décidément, l’afro-beat est le roi du week-end. Tout droit venus d’Ottawa (Canada), le combo Soul Jazz Orchestra nous a servi une prestation démente malgré une chaleur vraiment étouffante. Des spectateurs à perte de vue bougent leur corps sur les rythmiques endiablées du groupe. Tout sourire, la formation distille une musique jazzy teintée de sonorités latines. La section cuivre dans une osmose parfaite épice encore un peu plus le set et séduit définitivement les premiers rangs. Le nouvel album Rising Sun prend une dimension plus intense, plus festive ce qui n’est pas pour me déplaire. A voir !

 

 

 

                                                           Soul Jazz Orchestra

 

 

20h, scène Paris. Du haut de la scène principale, une voix douce aux accents soul envoûte les Solidays. La belle Nneka et ses acolytes prennent les commandes pour une heure de sensualité. Entre titres intimistes et morceaux dansants  flirtant avec le ska, la chanteuse germano-nigériane sait jouer de son charme. Le très beau jeu de lumière qui passe du rouge orangée au rose mauve ne fait qu’accentuer l’impression d’être dans un rêve.

 

                        

                                                                             Nneka

 

 

21h, scène Bagatelle. Des riffs acérés, de la puissance vocale, un feeling dément : Izia ou le rock’n’roll à l’état pur. Lorsque son album éponyme est sorti l’année dernière, il m’avait coupé le souffle. Un diamant brut. En concert, je ne savais pas vraiment pas à quoi m’attendre. Saurait-elle garder une maîtrise parfaite de sa voix en live ? La réponse est OUI !! Perchée sur des talons (très) hauts, toute vêtue de noir, la nouvelle perle de la famille Higelin se fait féline. Dès les premiers accords, le public est en transe. Il faut dire qu’elle est impressionnante, époustouflante. Habitant totalement la scène, jouant avec ses musiciens, excitant le public, Izia se fait plaisir et nous fait partager ce moment. La batterie très punk de « Hey Bitch », troisième morceau sur la set list, place définitivement le concert parmi les meilleurs que j’ai vu. Du ROCK’N’ROLL, vous dis-je !

 

 

                           

 

                                                                       Izia

 

22h, scène Paris. C’est un final explosif auquel nous aurons eu droit. Matthieu Chedid nous a invité dans son univers et nous ne nous sommes pas fait prier pour accepter ! Quand Mister Mystère entre en scène, ce sont des milliers de personnes qui hurlent de joie. Coiffé de plumes, accompagné de musiciens complètement déjantés et impressionnants par leur maîtrise technique et leur énergie, Mathieu Chedid converse avec son public avec aisance. Et il n’hésite pas à le faire participer au spectacle. Il nous demande de pousser des petits cris stridents, de faire des pas de danse et…de nous asseoir…pour mieux sauter après ! En quelques secondes, tous les festivaliers s’exécutent : la vision est folle, le moment intense. Mister Mystère laisse finalement la place à M ; les tubes s’enchaînent. Après une heure, le talentueux chanteur-guitariste nous fait ses adieux…il ne faut pas attendre plus de deux minutes avant qu’il enchaîne avec le rappel. Des invités surprises prennent part à la fête : SMOD, Winston Mc Annuf et Ariane Mofatt mettent eux aussi le feu entourés de personnes du public montées sur scène. J’ai le sourire jusqu’aux oreilles et des frissons. Ce concert de clôture est exceptionnel. Luc Barruet se joint à ce joyeux bazar pour remercier les Solidayres qui étaient 168 000 cette année !! M ne se lasse pas et continue son show pour terminer sur un « Mama Sam » festif accompagné des bénévoles de Solidarité Sida. C’est bel et bien fini cette fois, les lumières s'éteignent, il est malheureusement temps de rentrer...

 

                                                     

                                                     

 

                                                    Matthieu Chedid          

 

                                 

« Restez solidaires, rester ouverts et surtout sortez couvert ! » lance le Directeur-fondateur de l’association en guise d’au revoir. Malgré la fatigue, la chaleur, les petits bobos, c’est avec une petite pointe de tristesse que je m’éloigne de l’hippodrome de Longchamps…Lundi sera un dur retour à la réalité.

 

 

                                    

                              Merci Solidays et à l’année prochaine !!

 

 

Samedi : Solidays ou le marathon des concerts

par Mondomix Team Email

Comme prévu,  cette deuxième journée aux Solidays  s’annonce bien chargée : j’ai envie de tout voir...dur de faire un choix ! Armée de mon programme, j’entame une réflexion stratégique digne d’un militaire pour atteindre mon objectif ! Une fois les concerts et les activités du jour définis, l’immersion dans la foule des " Solidayres " peut commencer….

 

 

                                                              Les " Solidayres"  

 

 

Le beau temps d’hier s’est transformé en fournaise mais cela ne semble décourager personne. Il en faudra plus aux festivaliers pour les empêcher  de s’amuser et de danser. De toute façon, Fanga ne leur aurait pas laissé le choix ! Le groupe français a ouvert les hostilités dès 16h sur la scène Bagatelle. L’afro-beat façon mandingue séduit le public qui se lâche davantage au fur et à mesure du set. L’ambiance va crescendo, la température monte, la magie afro-beat s’empare des spectateurs et fait son effet. Je suis moi-même saisie par la musique  de ce groupe qui doit sa réputation à ses folles prestations live. C’est un peu frustrée que je pars avant la fin…je dois me rendre à l’autre bout de l’hippodrome. Je pense que je n’ai jamais autant marché à un festival ! L’immensité du site est parfois un handicap lorsqu’on veut multiplier les concerts. Direction le César Circus !

 

 

                                                                         Fanga ! 

 

 

17h, César Circus. C’est avec une terrible impatience que j’attends le groupe suivant ! Je trépigne, je suis pressée, j’ai envie de prendre une grande claque (musicale évidemment !). Je ne serai pas déçue. Décidément, Tumi & The Volume continuent à mettre le feu partout où ils vont. Alors qu’une légère brise et quelques nuages s’installent, le hip-hop sud africain en balaie les effets rafraîchissants en à peine trois notes. Dès le début du set, Tumi et ses musiciens sont vraiment à fond. En frontman expérimenté, le rappeur échange avec son public qui se fait un plaisir de lui répondre. A la fin du premier morceau la complicité est déjà là. Tumi sourit et la fosse le lui rend bien. Les titres de Pick a dream s’enchaînent et font jumper l’assistance qui est bientôt toute trempée. Une heure intense qui aurait pu m’achever si je n’étais pas motivée par la suite de la soirée. En tout cas, c’est sûr, Tumi & The Volume sont en passe de devenir des monstres sacrés incontournables.

 

 

  

                                                      Tumi & The Volume

 

En attendant la suite, une petite ballade est nécessaire pour se dégourdir les jambes. Je continue à découvrir toutes les activités destinées aux badauds. Ici, un stand Guitar Hero où des jeunes adolescents en pleine puberté pour la plupart s’affrontent dans un concours de doigté. Les cordes de guitares c’est trop ringard, maintenant on imite ses idoles avec trois boutons. Bon, je suis mauvaise langue, c’est assez impressionnant, mais j’aime mieux les jams ! Je me dirige vers un autre stand devant lequel s’amassent les gens. Un barman fait une démonstration en jonglant avec un shaker et des bouteilles. Pas de Caipirinha ou de Mojito mais…des cocktails à base de lait ! Nous sommes au Milk bar, lieux de dégustation  et passage obligé pour cause de cagnard. Direction le marché pour flâner entre les étoffes multicolores, les lunettes et chapeaux excentriques, les bijoux « ethniques » qui ont tous pas mal de succès. C’est déjà l’heure de se remettre en route pour aller rejoindre une diva berbère.

 

 

                                             

 

19h, le Dôme. Arrivée 10 minutes en avance, je me fraie tant bien que mal un chemin pour essayer d’être au plus près du podium. L’artiste qui ameute tant de gens n’est autre qu’Hindi Zahra, reine de la folk et du blues façon berbère. Il semblerait que quelques problèmes techniques empêchent le concert de commencer à temps. Avec un quart d’heure de retard, Hindi Zahra arrive enfin et ouvre son set par un « Imik Si mik » qui révèle toute la puissance de sa voix. Les premières notes de « Beautiful Tango » résonnent ce qui a pour effet d’éléctriser la salle. Malheureusement, les problèmes techniques obligent la chanteuse à s’arrêter. Visiblement énervée Hindi Zahra attend que cela se règle et s’excuse auprès de son public qui l’encourage de ses cris. Ca ne s’arrange pas, alors, très pro, elle propose une version acoustique. La magie peut à nouveau opérer…jusqu’au prochain morceau où les larsens sont de retours et où les basses sont beaucoup trop fortes. J'ai trop mal aux oreilles, je décide de partir comme d’autres. C’est vraiment dommage car pour l’avoir vue à l'oeuvre récemment, Hindi Zahra dans de bonnes conditions est vraiment une bête de scène qui envoûte de son charme tout le public…

 

 

 

20h, Scène Paris. Là encore, c’est une prestation dont j’attends beaucoup qui s’annonce. Rodrigo y Gabriela, rien de moins. Lorsque le duo arrive sur scène, on n’a pas le temps de se demander ce qu’il se passe. En deux temps trois accords, le ton est donné : ca va être du grand show !  « Nous sommes Rodrigo y Gabriela from Mexico ! » annonce Gabriela survoltée. J’avoue qu’elle m’a complètement hypnotisé. Elle saute, elle danse, elle fait corps avec sa guitare. Rodrigo est plus discret mais impressionne tout autant par sa dextérité. La complicité entre les deux guitaristes est vraiment perceptible ; ils se regardent, se sourient comme si jouer des morceaux aussi technique devant une foule impressionnante était une évidence. Mention spéciale pour « Santo Domingo » et « Hora Zero » tirés de leur dernier album 11 : 11 et exécutés à la perfection. Le concert devient plus électrique et les mexicains n’hésitent pas à reprendre des bouts de Metallica ! Les riffs ravageurs de  « Master of Puppets »,   « Battery » et d' « Orion » font de l’effet ! Une heure intense qui montre le pouvoir de la gratte quand elle est utilisée avec talent !

 

       

 

       

 

       

 

                                        Mention spéciale à : Rodrigo y Gabriela !! 

 

Interlude burlesque avant mon dernier concert. J’assiste à la Messe des Sœurs de la Perpétuelle indulgence… !!! Des hommes travestis en nones font le spectacle. Vêtus de coiffes style Moyen Âge et sur fond de chansons kitsh les Sœurs nous rappellent les discriminations que subissent les malades du Sida, jouent des clichés et tapent à souhait sur l’Église et son discours conservateur. C’est frais, drôle, décalé et intelligent !

 

                       

                                              Les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence 

 

21h, Scène Bagatelle. Après Winston Mc Anuff, le reggae is back avec Toots and the Maytals. Avant le spectacle, une bénévole souhaite donner la parole à Cyprien…Il se présente : acteur associatif au Congo, il souhaitait remercier le public et l’association Solidarité Sida pour leurs engagements respectifs. L’exercice difficile de s’adresser à un parterre de jeunes qui n’attend que le concert est réussi. Les spectateurs attentifs jouent le jeu et encourage Cyprien par ses hourras…Toots arrive quelques minutes plus tard tout en rouge et l’acceuil est triomphant pour cette icône reggae. Après le premier morceau, Frederick Hibbert de son vrai nom ôte ses lunettes de soleil et laisse découvrir un regard malicieux. Il sautille, tourne sur lui même et fait jumper la foule. Les titres plus ska secouent les spectateurs même ceux qui sont loin derrière. Des drapeaux rouge, jaune, vert flottent ici et là dans le ciel. Du début à la fin du concert, l’euphorie domine et c’est une ambiance bonne enfant qui enveloppe Bagatelle.

 

 

                             

               

 

                                                Toots & The Maytals

 

Fin du concert et direction la sortie. Mais comme hier, je ne peux m’empêcher de faire un dernier détour. Je me dirige vers la Bodega, petit chapiteau qui abrite le Silent Disco. Un peu antithétique comme expression ? Sûrement, mais Solidays est le lieu de toute les originalités ! Le concept est simple : on se trémousse sur la piste mais à la différence des dancefloor classiques, le silence règne à la Bodega. Tout le monde porte un casque où sont diffusées des chansons connues, funky et groovy. De l’extérieur, voir des gens bouger sans musique est assez étrange. Mais une fois le casque vissé sur les oreilles, c’est très marrant ! A essayer !

 

 

                                                          

                                                                 La danse en silence

 

Une longue et intense journée se termine, je rentre histoire de garder des forces pour le final qui promet de grands moments ! Coups de cœur du samedi : Tumi & The Volume et Rodrigo y Gabriela…Excellents concerts pour des sensations uniques ! 

 

                                                             

                                               Et n'oubliez pas, SORTEZ COUVERT !!! ;)

 

Vendredi : Music, Safe Sex & Sun !

par Mondomix Team Email

Enfin le D Day ! Et première bonne surprise, le soleil est avec nous. Alors qu’il y a une semaine encore le ciel était gris et l’air frais, le beau temps et la chaleur sont de la partie. On ne va pas s’en plaindre, l’hippodrome de Longchamp risque d’être très très chaud !

 

Première étape, la conférence de presse pendant laquelle Antoine de Caunes et Luc Barruet  ont fait un point sur l’édition 2010. Plutôt de bonnes nouvelles à annoncer : le nombre de festivaliers cette année risque d’être un record et malgré la crise les investisseurs sont restés fidèles à l’événement. Le bilan sera pour plus tard…Pendant ce temps là, la pelouse commence à se noircir de monde, les premiers concerts vont bientôt commencer…

 

 

                                  

                                                    Ouverture des portes

 

18h, Scène Paris. Le reggae ouvre le bal avec la prestation du jamaïcain Winston Mc Anuff. Les premières notes résonnent à l’heure et heureusement car tout le monde attend une des figures incontournables du reggae roots. Et là, surprise ! Ce n’est pas le père, mais le fils, Matthew Mc Anuff qui va chauffer le public ! Dans les traces du patriarche, il livre un son roots et énergique qui ne laisse personne indifférent.

 

                        

 

                                                     Matthew Mc Anuff

 

                                

 

 

Après quelques morceaux, c’est au tour du « padre ». Celui qu’on nomme « the Electric Dread » ne va pas faire mentir son surnom. Connu pour sa danse et ses mouvements désarticulés, Winston Mc Anuff fait virevolter ses dreads  sur un fond de basse bien lourde et des cuivres enivrants. Pour ceux qui pensent que les concerts de reggae sont mous, Mister Mc Anuff vous fera changer d’avis ! Côté fosse, une fumée illégale se dissipe et les sourires marquent les visages…Je m’éclipse pour aller faire tour dans la mini-ville Solidays et profiter des autres concerts…

 

 

 

                         Winston Mc Anuff

 

 

Le site du festival offre vraiment toutes les commodités. Des bars pour étancher sa soif, des restos, des animations, des jeux, on pourrait ne jamais sortir de cette parenthèse enchantée tant l’organisation est pensée dans les moindres détails. On voit ici et là, des volontaires et des bénévoles s’activer, vérifier, renseigner, courir à gauche, speeder à droite. Bref ils sont sur le pied de guerre pour que tout se passe bien, et jusque là, c’est mission accomplie !

 

 

                       

 

Les activités Solidays : au choix un marché, un simulateur de surf et des sensations ! 

 

 

21h, Scène Bagatelle. Attention, là c’est du très lourd. N*E*R*D est de la partie et c’est une prestation qui restera gravée dans beaucoup de mémoires. Un show made in USA, avec un rap porté par des instruments, des beats exquis, des danseuses pulpeuses et un Pharell Williams aussi en forme que sexy ! La classe américaine, tout simplement. Les spectateurs sont aux anges et les premiers rangs déchainés. On entend les filles crier le nom de la star, on voit dans les yeux des garçons de l’admiration. N*E*R*D, ca groove, c’est rock, c’est spectaculaire, c’est le hip hop au meilleur de sa forme comme seul les américains savent le faire.

 

 

     

                                                                     N*E*R*D 

 

 

Fin de l’histoire, on reprend le chemin. Direction un spectacle « très très fort » mais avant cela, un petit détour s’impose pour vivre un bout de concert de General Elektriks. C’est le bazar, mais de ceux qui sont festifs. L’electro pop de RV Salters fait jumper la fosse. Le succès du groupe ne fait aucun doute ! Un peu plus loin, une autre foule, un peu moins dense mais tout aussi excitée attire mon attention. Deux musiciens face à face se parlent à coups de batterie et de synthé. Les français de Curry & Coco avec leur disco new-wave sont la découverte de la soirée ! Energique, sympathique, ils terminent leur set avec  « Girls want to have fun » de Cindy Lauper version électro punk !

 

 

                                             

 

                                                                       General Elektriks

 

                                                             

 

                                                                         Curry & Coco

 

22h, Cesar Circus. Comme je le disais, c’est un spectacle très très fort qui nous attend ! Les Staff Benda Bilili ont mélangé rumba, reggae, funk dans une bonne humeur hors du commun. Souriants et dynamiques, les Staff ont contaminé de leur joie de vivre le public du César Circus  et ce dernier ne s’est pas fait prier pour bouger et danser jusqu’à l’extérieur du chapiteau. Les deux énergies combinées ont fait de ce concert un des temps forts de la soirée.

 

   

 

          Staff Benda Bilili sont TRÈS TRÈS FORT !  

 

La nuit bat son plein, les gens sont heureux, du moins ils en ont l’air. Vers 23h, des vagues de jeunes et de moins jeunes se dirigent vers le Dôme. Pour avoir de bonnes places les gens commencent à courir. Qu’est-ce qui les attire ainsi ? Hocus Pocus ! J’attends le début du concert dans l’espace « devant de scène » et me tourne pour observer la foule. Elle est littéralement déchaînée ! « On veut du hip hop français », entend-on hurler. L’impatience est titillée par les jeux de lumière qui finalement annoncent l’arrivée du groupe. Si sur CD, le côté instrumental du groupe ne se sent pas toujours, sur scène c’est autre chose ! Une section cuivre, un DJ haut perché, guitare, basse…en tout 9 musiciens au service du jazz-rap et pour le plus grand plaisir du Dôme. Le flow de 20cyl est irréprochable et bien servi, son énergie est assez impressionnante ! Je ne reste pas jusqu’à la fin car un concert à l’autre bout du site (oui, oui, on marche énormément à Solidays !!) me fais très envie.

 

 

 

 

 

                                                            Hocus Pocus

 

 

00h Scène Bagatelle. Ladies and gentlemen let me introduce you, Wax Tailor !! Beaucoup de gens encore pensent que Wax est un anglo-saxon mais il est tout ce qu’il y a de plus français ! Homme aux multiples casquettes, sa touche est reconnaissable entre mille. Trip Hop, électro, soul sont les ingrédients nécessaires à l’alchimie dont lui seul à le secret. On l’aura un peu attendu Monsieur Wax. Tout était bon dans le public pour faire démarrer le set : applaudissements en crescendo, hurlements, sifflets, décompte façon jour de l’an…mais toujours rien. Un chauffeur de salle est alors monté sur scène…jusqu’à ce que l’on comprenne que c’était un petit malin qui avait gruger la sécurité. Eh oui un chauffeur de salle ne se fait pas courser par les vigiles! L’amuseur public a réussi à s’échapper en détalant comme un lapin…Ce petit « incident » s'il a beaucoup fait rire le public n’a pas fait démarrer le concert. Il faudra attendre encore un peu avant que le spectacle commence ! Et quel spectacle ! Derrière ses platines, Wax Tailor surplombe la scène. Accompagné d’un violoncelle, d’un violon et d’une flûte traversière flirtant avec le beat box, le chef d’orchestre enchaîne les morceaux de son dernier album In the Mood for Life. Arrive enfin celle que tout le monde attendait, Charlotte Savary, chanteuse avec qui il collabore régulièrement. Aérienne, pêchue, la prestation est nickel, peut-être un peut trop. Ca manque un peu de mouvement sur la scène, mais le public prend le relais.

 

               

 

 

                                                    Wax Tailor et sa bande

 

 

Départ avant la fin, pour cause de dernier métro.  Sur mon chemin, un chapiteau où la foule est en délire. « Salut, tu sais qui passe ? » « Oui, c’est Féfé ! ». Bon aller, encore un peu de musique et d’ambiance avant de rentrer et je ne le regrette pas ! Déchaîné qu’il était Féfé et il a tout donné pour son public de jeunes à la retraite !  Il a même dansé dans la fosse, jusqu’à son ingé son. L'ancien de Saïan reprend " I Got a Woman" de Ray Charles version plus rapide et plus groovy. Un seul mot : terrible !   

 

 

 

 

À la fin de cette première journée, le constat est simple. Excellent malgré les pieds en compote ! Une organisation sur laquelle il n’y a rien à redire, des concerts où l’ambiance est au rendez-vous et des artistes qui se donnent. Et même si on n'apprécie pas toujours leur style, on apprécie qu’ils se livrent.

 

J’ai de bonnes raisons d’espérer que demain sera aussi un jour de folie. La suite dans le prochain post !

 

Solidays In Vivo !

par Mondomix Team Email

Attention, week-end de fête en vue ! Dès samedi 26 juin suivez en direct de ce blog un des temps forts de l'été parisien. Solidays ouvre ses portes aux festivaliers pour une 12ème édition qui s’annonce des plus folles.

 

200 ambassadeurs internationaux de la musique défileront pendant trois jours sur l’Hippodrome de Longchamp. Au programme des 80 concerts répartis sur 5 scènes, Staff Benda Bilili, Hindi Zahra, Winston McAnuff, Féfé, Femi Kuti, Souljazz Orchestra, Nneka, Rodrigo y Gabriela etc (la programmation complète ici). A noter aussi les petits plus du festival : saut à l’élastique, expositions, forums et débats, déambulations…

 

 

 

 

 

Si Solidays rime avec musique et divertissement, n’oublions pas que le festival est porteur d’un message fort. L’événement crée par l’association Solidarité Sida et ses bénévoles rappelle que le Sida est malheureusement encore d’actualité. Engagement, lutte et solidarité sont des étendards à porter fièrement tant que cette maladie fera des ravages !

 

Rendez-vous dès samedi pour un week-end hauts en couleurs !

 

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