Vendredi : Music, Safe Sex & Sun !
Enfin le D Day ! Et première bonne surprise, le soleil est avec nous. Alors qu’il y a une semaine encore le ciel était gris et l’air frais, le beau temps et la chaleur sont de la partie. On ne va pas s’en plaindre, l’hippodrome de Longchamp risque d’être très très chaud !
Première étape, la conférence de presse pendant laquelle Antoine de Caunes et Luc Barruet ont fait un point sur l’édition 2010. Plutôt de bonnes nouvelles à annoncer : le nombre de festivaliers cette année risque d’être un record et malgré la crise les investisseurs sont restés fidèles à l’événement. Le bilan sera pour plus tard…Pendant ce temps là, la pelouse commence à se noircir de monde, les premiers concerts vont bientôt commencer…

Ouverture des portes
18h, Scène Paris. Le reggae ouvre le bal avec la prestation du jamaïcain Winston Mc Anuff. Les premières notes résonnent à l’heure et heureusement car tout le monde attend une des figures incontournables du reggae roots. Et là, surprise ! Ce n’est pas le père, mais le fils, Matthew Mc Anuff qui va chauffer le public ! Dans les traces du patriarche, il livre un son roots et énergique qui ne laisse personne indifférent.
Matthew Mc Anuff
Après quelques morceaux, c’est au tour du « padre ». Celui qu’on nomme « the Electric Dread » ne va pas faire mentir son surnom. Connu pour sa danse et ses mouvements désarticulés, Winston Mc Anuff fait virevolter ses dreads sur un fond de basse bien lourde et des cuivres enivrants. Pour ceux qui pensent que les concerts de reggae sont mous, Mister Mc Anuff vous fera changer d’avis ! Côté fosse, une fumée illégale se dissipe et les sourires marquent les visages…Je m’éclipse pour aller faire tour dans la mini-ville Solidays et profiter des autres concerts…


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Winston Mc Anuff
Le site du festival offre vraiment toutes les commodités. Des bars pour étancher sa soif, des restos, des animations, des jeux, on pourrait ne jamais sortir de cette parenthèse enchantée tant l’organisation est pensée dans les moindres détails. On voit ici et là, des volontaires et des bénévoles s’activer, vérifier, renseigner, courir à gauche, speeder à droite. Bref ils sont sur le pied de guerre pour que tout se passe bien, et jusque là, c’est mission accomplie !

Les activités Solidays : au choix un marché, un simulateur de surf et des sensations !
21h, Scène Bagatelle. Attention, là c’est du très lourd. N*E*R*D est de la partie et c’est une prestation qui restera gravée dans beaucoup de mémoires. Un show made in USA, avec un rap porté par des instruments, des beats exquis, des danseuses pulpeuses et un Pharell Williams aussi en forme que sexy ! La classe américaine, tout simplement. Les spectateurs sont aux anges et les premiers rangs déchainés. On entend les filles crier le nom de la star, on voit dans les yeux des garçons de l’admiration. N*E*R*D, ca groove, c’est rock, c’est spectaculaire, c’est le hip hop au meilleur de sa forme comme seul les américains savent le faire.

N*E*R*D
Fin de l’histoire, on reprend le chemin. Direction un spectacle « très très fort » mais avant cela, un petit détour s’impose pour vivre un bout de concert de General Elektriks. C’est le bazar, mais de ceux qui sont festifs. L’electro pop de RV Salters fait jumper la fosse. Le succès du groupe ne fait aucun doute ! Un peu plus loin, une autre foule, un peu moins dense mais tout aussi excitée attire mon attention. Deux musiciens face à face se parlent à coups de batterie et de synthé. Les français de Curry & Coco avec leur disco new-wave sont la découverte de la soirée ! Energique, sympathique, ils terminent leur set avec « Girls want to have fun » de Cindy Lauper version électro punk !
General Elektriks

Curry & Coco
22h, Cesar Circus. Comme je le disais, c’est un spectacle très très fort qui nous attend ! Les Staff Benda Bilili ont mélangé rumba, reggae, funk dans une bonne humeur hors du commun. Souriants et dynamiques, les Staff ont contaminé de leur joie de vivre le public du César Circus et ce dernier ne s’est pas fait prier pour bouger et danser jusqu’à l’extérieur du chapiteau. Les deux énergies combinées ont fait de ce concert un des temps forts de la soirée.

Staff Benda Bilili sont TRÈS TRÈS FORT !
La nuit bat son plein, les gens sont heureux, du moins ils en ont l’air. Vers 23h, des vagues de jeunes et de moins jeunes se dirigent vers le Dôme. Pour avoir de bonnes places les gens commencent à courir. Qu’est-ce qui les attire ainsi ? Hocus Pocus ! J’attends le début du concert dans l’espace « devant de scène » et me tourne pour observer la foule. Elle est littéralement déchaînée ! « On veut du hip hop français », entend-on hurler. L’impatience est titillée par les jeux de lumière qui finalement annoncent l’arrivée du groupe. Si sur CD, le côté instrumental du groupe ne se sent pas toujours, sur scène c’est autre chose ! Une section cuivre, un DJ haut perché, guitare, basse…en tout 9 musiciens au service du jazz-rap et pour le plus grand plaisir du Dôme. Le flow de 20cyl est irréprochable et bien servi, son énergie est assez impressionnante ! Je ne reste pas jusqu’à la fin car un concert à l’autre bout du site (oui, oui, on marche énormément à Solidays !!) me fais très envie.


Hocus Pocus
00h Scène Bagatelle. Ladies and gentlemen let me introduce you, Wax Tailor !! Beaucoup de gens encore pensent que Wax est un anglo-saxon mais il est tout ce qu’il y a de plus français ! Homme aux multiples casquettes, sa touche est reconnaissable entre mille. Trip Hop, électro, soul sont les ingrédients nécessaires à l’alchimie dont lui seul à le secret. On l’aura un peu attendu Monsieur Wax. Tout était bon dans le public pour faire démarrer le set : applaudissements en crescendo, hurlements, sifflets, décompte façon jour de l’an…mais toujours rien. Un chauffeur de salle est alors monté sur scène…jusqu’à ce que l’on comprenne que c’était un petit malin qui avait gruger la sécurité. Eh oui un chauffeur de salle ne se fait pas courser par les vigiles! L’amuseur public a réussi à s’échapper en détalant comme un lapin…Ce petit « incident » s'il a beaucoup fait rire le public n’a pas fait démarrer le concert. Il faudra attendre encore un peu avant que le spectacle commence ! Et quel spectacle ! Derrière ses platines, Wax Tailor surplombe la scène. Accompagné d’un violoncelle, d’un violon et d’une flûte traversière flirtant avec le beat box, le chef d’orchestre enchaîne les morceaux de son dernier album In the Mood for Life. Arrive enfin celle que tout le monde attendait, Charlotte Savary, chanteuse avec qui il collabore régulièrement. Aérienne, pêchue, la prestation est nickel, peut-être un peut trop. Ca manque un peu de mouvement sur la scène, mais le public prend le relais.



Wax Tailor et sa bande
Départ avant la fin, pour cause de dernier métro. Sur mon chemin, un chapiteau où la foule est en délire. « Salut, tu sais qui passe ? » « Oui, c’est Féfé ! ». Bon aller, encore un peu de musique et d’ambiance avant de rentrer et je ne le regrette pas ! Déchaîné qu’il était Féfé et il a tout donné pour son public de jeunes à la retraite ! Il a même dansé dans la fosse, jusqu’à son ingé son. L'ancien de Saïan reprend " I Got a Woman" de Ray Charles version plus rapide et plus groovy. Un seul mot : terrible !

À la fin de cette première journée, le constat est simple. Excellent malgré les pieds en compote ! Une organisation sur laquelle il n’y a rien à redire, des concerts où l’ambiance est au rendez-vous et des artistes qui se donnent. Et même si on n'apprécie pas toujours leur style, on apprécie qu’ils se livrent.
J’ai de bonnes raisons d’espérer que demain sera aussi un jour de folie. La suite dans le prochain post !



26.06.10 11:44:42,
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