Final raffiné
Samedi c'est le grand jour, pour les stagiaires des différents Master Class qui ont enrichis les arlésiens et festivaliers durant toute la semaine. Ils vont faire démonstration de ce qu'ils ont acquit. Danseurs chanteurs et musiciens amateurs et même parfois professionnels en quête de perfection se retrouvent dans les rues ou sur les places à dévoiler leurs talents.

Restitution du Master Class de Martina A. Catella
Pour les habitants du quartier de la Hauture aussi, c'est le grand jour celui du repas de quartier. La place de la Redoute accueille les Suds à Arles : les tables sont dressées, l’apéritif offert et chacun apporte ce qu'il a débusqué au grand marché du boulevard des Lices et se met à table par affinité ou au hasard pour un moment d'échange festif.



Melingo les pieds sur le plateau
L’Argentine est aussi à l’honneur à l’after, encadré par les sets malicieux de Rémy Kolpa Kopoul, roi des ondes (Nova) et des platines. Les jeunes fêtards sont éberlués de voir ce que le dj aux allures d’ancêtres sort de sa besace, il l’apostrophent gaiment et ne l’oublierons jamais.




Jean François Lessad et Henri Maquet
Déblocage du bloggeur
La semaine s'est poursuivie en un joyeux tourbillon. Lever dès 9 heures pour être prêt à animer une heure plus tard les petits déjeuners sur un plateau à la radio des Suds. Passions, musiques et bonne humeur bien infusées, une heure et demie durant.

L'impro
L'après midi les pistes se multiplient à nouveau rencontres de musiciens dans les musées, siestes musicales ou encore visites d'exposition des 40èmes rencontres de la photographie et bien sûr les scènes en ville.


Yom au Théâtre Antique

La diva aux pieds nus, que des problèmes de santé avaient forcé à annuler une tournée il y a quelques mois, paraît fatiguée, ça ne s'entend pas mais s'observe. Les gestes sont hésitants, les déplacements encore moins fluides qu'autrefois. Malgré tout, portée par son orchestre classieux et aimant, sa voix nous fait toujours vibrer, l’âge apportant encore de la profondeur à sa saudade.

L’after est plus joyeux.Dj Uzun et Vj Thomas ont la charge d’encadrer le show bouillant de Diego Carrasco et ses acolytes. Pour une grande partie le réformateur flamenco de Jerez puise dans son classique « Inquilino del Mundo » pour le plus grand plaisir de Marie José Justamond. Le public d’aficionados et d’amateurs est aussi sous le charme du champion du flamenco nuevo, puissant et décontracté.
Episode 4 : La fête des rois
Excusez-moi, Aly Keita, Olivier Renne, Fanfaraï et Jean-François Lissard, de ne pas avoir profité de vos scènes en ville ou de votre sieste musicale. Accordez-moi le pardon, Guylain Renaud et Rajery, de ne pas vous avoir rejoints dans les musées de la ville. L’envie de sieste, sport local absolu, était le plus fort. Au réveil, Ti Coca et Wanga Négès, ne m’en voulez pas, mais il aurait fallu un petit verre de rhum pour pleinement profiter de votre chaloupé canaille aux Moments Précieux.

Le début du concert de Khaled

Au troisième jour s'ouvrent le Théâtre Antique et les Ateliers des Forges
Ce blog ne démarre qu’après mes aventures matinales et radiophoniques. Dès 10h, je me transforme en hôte des « Petits déjeuners sur un plateau » le premier rendez-vous quotidien de la Radio des Suds, fréquence éphémère, animée par l’équipe militante d’Antoine Chao et des jeunes arlésiens passionnés, qui suivent chaque émotion sonore du festival.

Mehdi Haddab
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Plus loin, à l’atelier des Forges, on s’apprête à vivre le premier after 2009. Au programme un pilier des Suds au platines. Dj Uzun, ancien coordinateur des actions sociales du festival accompagné de VJ Thomas, vidéaste français installé à Bamako (Mali). Pour patienter, on ne peut rêver mieux : sélections éclectiques et entraînante, connaissance du public et de ses besoins funky. Ils ouvrent et ferment la danse. Entre leur deux sets, il y a Vivek Rajagopalan, percussionniste de Mumbai qui propose une fusion entre sa tradition carnatique et la modernité occidentale. Un ordinateur, un flûtiste, un bassiste et un batteur l’accompagnent. A l’exception du lap top, tous sont virtuoses. On imagine aisément qu’ils seraient plus convaincants en dosant mieux leur fougue et leurs effets, mais nous sommes impatients de les découvrir dimanche en version acoustique, comme sur cet extrait de leur prestation des apéros du jour.
Episode 2 où l’on part des bases de la veille pour aller plus loin

Les Violons Barbares

La Kreiz Breizh Akademi

Rajery
Rajery en solo

Ten Aqui
Envoûtant autrement, mais toujours dans la cour de l'Archevêché : Ten Aqui, Deux groupes occitans se sont pliés en 4 pour inventer de nouvelles directions au sein d'une formation inédite. D'un côté Ténaréze, inventeurs de folklores et d'instruments gascons, de l'autre les marseillais de D'Aqui Dub, activistes occitans et « dubistes » convaincus. A n'en pas douter, leur union est une force. Ils offrent une foison de propositions pas toutes de même pertinence, de vives inventions qui se bousculent parfois mais n'oublient pas de surprendre. Ni Frédéric Mistral, ni Frank Zappa n'auraient désapprouvé.
Ten Aqui
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Le bal Balkanique de Shantel
Après le feu d’artifice sur le bord du Rhône le grand bal du 14 juillet éclate place de la république, orchestré cette année par le dj et musicien allemand Shantel et sa poignée de gitans, venus de différents horizons balkanique.
Deux violons, une trompette, un trombone, un accordéon, un batteur, deux chanteuses, tous au meilleur de leur forme, mènent un train d’enfer. Au centre Shantel qui virevolte entre platines, micro, caisse claire et guitare. Amusant, tonique et efficace, le show atteint vite son objectif. On danse, on gesticule, on crie et l’on rit. Lui assène ses tubes « Disko Partizani », « Disko Boy » nous emmène sur sa Planet Paprika ou saute de scène se faufilant, au centre de la foule pour enflammer encore un peu plus l’affaire avec une reprise du classique révolutionnaire italien « Bella Ciao ».
La rencontre de l’expresso et de l’alcool de prune est explosive, cette nuit on aura un peu de mal à s’endormir.



24.07.09 11:32:16, 