Dernier tour de piste avant la sortie (du bloggeur Mondomix)
Le festival arrive à mi-chemin de sa glorieuse trajectoire qui l’emmènera jusqu’à la soirée de clôture de dimanche soir. Le reportage de Mondomix s’arrête malheureusement ici pour cette année
Traditions et fusions

les Ahydouss Aït Ouarine
Comme chaque jour à 19h30, la scène de la Place Al Almal démarre la soirée par la présentation d’une forme traditionnelle régionale. Suivant le rythme marqué par deux bendirs, les Ahydouss Aït Ouarine dansent en ligne en se tenant par la main. Ils chantent à l’unisson des poésies louant leur patrimoine du nord Atlas. Alors que les chanteurs se maintiennent en fond de scène, un enfant suit leur avancée latérale et marque la mesure alors que les percussionnistes dansent en se faisant face comme s’il s se défiaient.
Leur prestation est suivie par celle de Jouala, originaire de la région de Souss, ce groupe pratique le mélange de genres. Les rythmes gnawa, rock, salsa, reggae se succède mais l’on peine à y distinguer une personnalité propre.
Etoile rasta et dj

Max Roméo

Max Roméo
Max Roméo est une légende vivante du reggae. Son destin a croisé ceux de Bob Marley, Lee Scratch Perry ou même des Rolling Stones. Sans s’écarter d’une ligne classique, il n’a rien perdu ni de sa voix ni de sa classe. Accompagné d’un brillant groupe de jeunes musiciens où se distingue notamment une bassiste, évènement suffisamment rare dans le monde machiste du reggae, pour le souligner. Le public est aux anges car Roméo fait la part belle à ses tubes, reprend nombre de ceux de Marley sans les dénaturer, mais en leur apportant une touche actuelle et personnelle.
Entre chaque concert sur la place Al Amal c’est un dj venu des îles Canaries qui officie ce soir. Son set est énergique, chaloupé et fruité. Il est accompagné aux visuels par Italo Video, alias Stéphane Rinaldi, membre fondateur et graphiste de Stay Calm, producteur du fameux cd-dvd Fangafrika sur le hip hop en Afrique de l’Ouest.
Poésie Berbère

Iguidar

Iguidar
Inspiré par la démarche d’Izenzaren et autres groupes fondateurs des années soixante dix, Iguidar pratique une musique amazighe basée sur la poésie, celle de Agouad Aberrahmane et Hanafi Mohamed et les instruments traditionnels (banjos, guembri, bendir…). Jeunes et talentueux, il se dégage finalement plus de modernité et d’acuité artistique dans ce groupe, concentré sur une forme plutôt traditionnelle, que dans ceux qui cherchent une voie à travers la reproduction de formes étrangères à leur milieu.
Fusions
Sur la scène Bijaouane, la tendance est ce soir à la fusion. Après les prestations d’Amawass et de Sahara Génération de Souss, des nantais Orange Blossom, les prometteur Mazagan prennent la scène d’assaut. Venu d’El Jadida, ils poussent eux aussi avec euphorie leur musique vers toutes les directions.

Dj Ritu devant l'écran animé par La Mariza
Les intermèdes sur cette scène sont assurés ce vendredi avec beaucoup de grâce par deux femmes. La londonienne DJ Rutu et son mix pertinent d’électro oriental a fait équipe avec La Mariza, Vj venue de Beyrouth qui retravaille notamment en couleurs acidulées des images prises le jour même sur la plage d’Agadir. Il ya beaucoup de fraîcheur inventives dans cette réunion impromptue.
Ce n’est pas la seule originalité du festival de Timitar de faire patienter le public entre deux concerts avec des intermèdes de haute volée. Il faut saluer une programmation équilibrée entre modernes et anciens et locaux et internationaux Il faut souligner une organisation très professionnelle qui rend l’aventure des plus agréables. Quand on l’a goûtée, c’est une expérience que l’on rêve de vivre chaque année et de partager avec tous ses amis.



05.07.09 13:25:37,
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