Reportage du concert du vendredi 16 avril 1999
La Bande à Baaziz
Le vendredi 16 avril, Le Cabaret Sauvage accueillait une grande partie de la bande qui a participé au disque " Algérie mon amour ". Ce qui aurait pu être un beau spectacle a vite pris des allures de kermesse, de grande fête entre potes où chacun monte sur scène un peu selon l'humeur du moment. Le bon côté des choses, c'est l'atmosphère de fête qui régnait, le public qui dansait dans les allées et sur scène. C'est aussi la visite surprise de Khaled (lui-même en personne, pas en voix mais en personne !) venu chanter en duo avec Khaled junior (un autre chanteur de raï qui imite son grand modèle). Le moins bon, c'est Baaziz venant chanter une comptine en plein milieu de l'excellente prestation de Djamel Hallam, histoire de faire marrer tout le monde. Baaziz qui était omniprésent tout au long de ce qui fut pour lui une superbe soirée de promo (casting de rêve dans l'une des plus belle salles de Paris). Difficile de ne pas le voir : (1) vêtu de sa vareuse jaune vif (2) de toute manière, il était quasiment tout le temps sur scène.
L'ensemble était assez inégal, les fêtards squattaient les micros (résultat, set pas terrible de Souad Massi mais un peu plus maîtrisé du côté de Cheikh Sidi Bémol).
Bref, il fallait venir pour l'ambiance et pas pour la musique. Sauf à la fin, au moment où Hasna El Becharia est enfin montée sur scène (vers 2h 30 du matin). Elle a prouvé oh combien elle mérite son surnom de " Mère du Cabaret Sauvage ". Dans cette salle magique, elle a été impériale.
Magali Bergès
L'édito de Souad Massi
La situation politique explosive de
l’Algérie ne pouvait nous laisser indifférents
(hé oui, on est comme ça, ici, à Mondomix...)
c’est pourquoi nous avons demandé à une
musicienne d’écrire le texte qui suit. Souad Massi est
née à Alger, a 26 ans et fait du rock. En dépit
de sa popularité, elle n’est ni un symbole ni un
personnage emblématique. Simplement une jeune
algérienne parmi tant d’autres. Elle a participé
au disque collectif " Algérie mon amour ", qui fait
un carton là bas (les radios algériennes le diffusent
intensément).
Dire que l’on aime l’Algérie malgré
tout, malgré les injustices ne change rien, en
vérité. Cela ne va pas empêcher la dureté
du quotidien. Je pense qu’en Algérie, il n’y a
pas de crise économique, culturelle ou
d’identité. Bien au contraire. Le véritable
problème, c’est le manque de communication, le manque
de circulation des informations et la censure.
Là bas en Algérie, les gens vivent dans une tension
permanente; les jeunes ont perdu confiance, ils en ont marre
d’attendre. D’attendre tout.
Pour les victimes du terrorisme, c’est encore pire : ils
devront encore attendre longtemps la stabilité politique et
sociale pour pouvoir revendiquer leurs droits.
Ce qui se passe en Algérie est terrible pour les
algériens (ceux qui vivent sur place –bien sûr-
et les exilés) mais dépasse les frontières de
notre pays. L’Algérie, le Kosovo, les luttes des noirs
américains et des indiens pour défendre leur
dignité... Les combats à mener conter les oppressions
sont nombreux.
Alors
" Get up, Stand up / Stand up for OUR rights
".
Souad Massi |
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L'interview d'Aziz Smati de Bled Connexion
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La chanson Algérie mon amour est très diffusée en Algérie, qu'est ce que
ça représente pour vous d'y avoir participé ?
Question posée à Souad Massi, Jimmy Oihïd,
Hasna, Cheikh Sidi Bemol, T34, Brahim Izri
Hasna El Becharia
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Cheikh Sidi Bémol
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Khaled et Djamel Allam
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Jimmy Oihïd
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