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La journée de clôture, et nos dernières impressions des
Suds à Arles
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Ce matin à 11h dans le jardin d'été, les chants des oiseaux
concurrençaient ceux de Pitchoun d'Aqui (les Enfants d'Occitan), des jeunes
gens qui jouent de la musique traditionnelle provençale. C'est à base
de violon, de fifres et de chants A capella et c'est très joli. Les Pitchoun
d'Aqui ont remis ça à 18h place Wilson et c'était toujours très joli.
L'apéro dédicace -petit rendez vous musical sans façon et quasiment unplugged-
de midi trente était particulièrement réussi : sur un bout de trottoir,
nous avons eu droit à 4 chansons de Paco El Lobo (du flamenco pur jus)
et une chanson de Maryo, la chanteuse grecque. Le soir même à 19h30, elle
jouait dans la cour de l'archevêché. Humble et généreuse, elle rayonnait
sur scène soutenue par une formation de musiciens qui se donne avec coeur
sans sombrer dans la démonstration de virtuoses. Vibrant à chaque chanson,
Maryo a nous a offert un beau concert chaleureux. Le Théâtre Antique était
dédié à la chorégraphie : en 1ère partie, une rencontre/laboratoire entre
" Melting Spot ", la troupe de Farid Berki -danseur autodidacte de Hip
Hop- et Claudio Basilio et ses capoeristes. Etonnant et très fort. Le
plaisir de se produire ensemble, dans le même spectacle était évident
Ils ont même adressé un clin d'oeil à la danseuse de flamenco programmée
en 2nde partie en invitant Paco El Lobo (voir plus haut) à venir chanter
sur une de leur chorégraphie avant leur final spectaculaire. Ensuite,
le Théâtre Antique s'est mis à l'heure gitane mais version dépouillée
et presque conceptuelle avec Belén Maya. Fille de Carmen Mora et de Mario
Maya (célèbre couple de danseurs), Belén porte un regard novateur sur
le Flamenco en épurant la gestuelle et en allant vers la danse contemporaine.
A la fin de sa prestation, le rappel a été très émouvant : Tout en applaudissant
les spectateurs sont spontanément descendus des gradins du Théâtre Antique
pour se presser devant la scène où chaque membre de la troupe a dansé
un solo. Et dire que la journée de demain s'annonce aussi riche que celle-ci,
sinon plus.
Magali Bergès |
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En partenariat avec Les Suds à Arles
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