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La journée de clôture, et nos dernières impressions des
Suds à Arles
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C'était extraordinaire. La soirée du vendredi 16 juillet
99 comptera sans doute parmi les moments exceptionnels du Festival des
SudS.
La journée avait déjà très bien commencé
avec un concert de Paco El Lobo , excellent chanteur de Flamenco et guitariste émérite.
Dans la foulée de son concert, comme il devait rejoindre le stage
de la danseuse Belén Maya, nous sommes partis en fourgonnette sur des
chapeaux de roues. Nous, c'est à dire Jean Michel et Marie José
Justamond du festival des SudS à l'avant et Paco, sa guitare et
Mondomix à l'arrière. Le stage est de haut niveau : la fabuleuse
Belén Maya enseigne à 25 professeurs de danse venus de toute la
France et Paco les accompagne à la guitare.
A 19h 30, Bonga était sensé faire un " moment précieux
" dans le cour de l'archevêché. C'était un bon
concert de musique de danse, mais il n'a rien compris au concept. Efficace
mais sans émotion. Et quel besoin avait-il d'émailler ses
chansons de commentaires lourdingues et graveleux ? C'est vrai, on a bien
dansé. Mais 1 heure plus tard, il ne nous restait pas de souvenirs
marquants.
En revanche, la soirée du Théâtre Antique était
magique. Les Dupain, trio marseillais époustouflant, faisaient
l'ouverture. Ils ont fait passer un grand frisson dans l'audience. C'était
magnifique.
A tel point qu'on se demandait si Goran Bregovic n'allait pas paraître
un peu convenu après ça. Mais là encore, la musique
s'est envolée très haut. Goran est monté sur scène
avec 44 musiciens dont une formation classique/choeur masculin de Belgrade,
des chanteuses roumaines et le célèbre Orchestre des Mariages
et Enterrements. Beaucoup de grands moments dont " Le temps des gitans
", où le public s'est mis à fredonner doucement le
thème dès les premières notes. Les rappels -menés
par un partie des musiciens seulement- ont été dantesques
et très longs. Ce fielleux de Benjamin MiNiMuM n'a pas pu se retenir
de glisser " Il n'est pas mal ce 3ème groupe ". Les spectateurs
dansaient comme dans les films de Kusturica. Et le Théâtre
Antique a réservé à Goran Bregovic une standing ovation
pleine de joie et d'émotions. |
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En partenariat avec Les Suds à Arles
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