Marseille / 13-31 octobre 2001
Il est midi aux Docks des Suds et l'équipe de la Fiesta s'attelle aux préparatifs de la soirée. Cette année, ils fêtent les dix ans de cet événement devenu une institution culturelle et l'on ressent une excitation particulière.
Soirée du 27 octobre : Docks sessions découverte Peu de monde dans les allées des Docks des Suds, les locaux qui abritent la Fiesta. Un bruit court : les places seraient trop cher (140 Fcs). Ce soir, la programmation a été confiée à Adam Production pour un rendez-vous désormais annuel avec la scène techno, les Docks sessions. Sur la scène du cabaret rouge, le DJ marseillais Stéphane Leborgne est entouré d'un dispositif complexe, comprenant la projection de diapos et de vidéos du Sénégal. Ses compositions plutôt primaires ne nous font pas décoller. On rejoint la grande salle où se sont installés les trois DJ de Télépopmusik. Difficile là aussi de faire monter la sauce, le public se fait attendre et les danseurs avec. Le mixe disco de Télépopmusik sert d'agréable fond sonore pendant qu'on tape un brin de causette avec le voisin. Heureusement, Tony Allen, le batteur mythique de Fela, prend place, et le public arrive en masse. On nous avait prévenu : le public techno arrive tard ! Tony Allen est venu avec Mao à la basse, Jean Phi Dary aux claviers et Jeff Sharel aux machines la formation de The AllenkoBrotherood Ensemble, paru chez Comet records. En bon maître de cérémonie, il prodigue quelques conseils en anglais au public sur la manière d'écouter la musique : " Oubliez ce que vous avez entendu avant, mettez-vous dans le beat ! ". Peu à peu, le groove s'installe pour ne plus nous quitter deux heures durant. Toute la salle entre dans une transe bénéfique pour un grand moment d'afrobeat moderne ! Epuisés, affamés, on fait un détour par le cocktail de France Telecom, partenaire de la Fiesta. Mon associé, Didier Urbain, ancien directeur de Taktik, journal culte marseillais, a réussit à dégotter deux invitations. On mange quelques petits fours, puis on repart danser sur les mixes du Son du Peuple. Composé de quatre DJ, le Son du Peuple, ex-Peuple de l'herbe, propose des mixes ragga bien agréables en cette fin de soirée. Dans la grande salle, Stéphane Pompougnac du café Costes est aux commandes. House aristo pour un public de night-clubbers habitués des nuits blanches. Nous, on meurt de sommeil et on trouve que les DJ, finalement, c'est pas si spectaculaire que ça. L'AX aux fauteuils en jeans de Vanina nous attend pour nous ramener chez nous.
Marion Provensal et Didier Urbain
Le DJ Stéphane Leborgne et son bazar africain
Le trio techno disco de Télépopmusik
Tony Allen, le batteur mythique de Fela : un grand moment d'afrobeat !