08-11-2008, 09:44 AM
Marmoud Darwich ...
Marmoud Darwich nous a quittés ce week-end. La Palestine perd l'un de ses plus grands écrivains. Mais la planète perd un de ses derniers "poètes héros" (comme il y a des "guitar heroes"). Vous en connaissez encore beaucoup des poètes dont les lectures sont attendues comme des concerts, vous ? Probablement pas depuis la disparition de Neruda (il y a déjà 35 ans). Mahmoud Darwich nous a laissé quelques vers pour nous consoler, dont ceux-ci, extraits de "Ne t'excuse pas" (Actes Sud) :
“Dépose ici et maintenant la tombe que tu portes
et donne à ta vie une autre chance
de restaurer le récit.
Toutes les amours ne sont pas trépas,
ni la terre, migration chronique.
Une occasion pourrait se présenter, tu oublieras
la brûlure du miel ancien (...)
Adossé à un escalier, tu pourrais
te sentir un autre dans les dualités.
Sors donc de ton moi vers un autre toi,
de tes visions vers tes pas (...)
Vis, que la vie t’entraîne
à la vie,
pense un peu moins aux femmes
et dépose
ici
et maintenant
la tombe que tu portes !”
Marmoud Darwich nous a quittés ce week-end. La Palestine perd l'un de ses plus grands écrivains. Mais la planète perd un de ses derniers "poètes héros" (comme il y a des "guitar heroes"). Vous en connaissez encore beaucoup des poètes dont les lectures sont attendues comme des concerts, vous ? Probablement pas depuis la disparition de Neruda (il y a déjà 35 ans). Mahmoud Darwich nous a laissé quelques vers pour nous consoler, dont ceux-ci, extraits de "Ne t'excuse pas" (Actes Sud) :
“Dépose ici et maintenant la tombe que tu portes
et donne à ta vie une autre chance
de restaurer le récit.
Toutes les amours ne sont pas trépas,
ni la terre, migration chronique.
Une occasion pourrait se présenter, tu oublieras
la brûlure du miel ancien (...)
Adossé à un escalier, tu pourrais
te sentir un autre dans les dualités.
Sors donc de ton moi vers un autre toi,
de tes visions vers tes pas (...)
Vis, que la vie t’entraîne
à la vie,
pense un peu moins aux femmes
et dépose
ici
et maintenant
la tombe que tu portes !”