04-02-2009, 11:35 PM
Il n’y a pas de sciences politiques sans un lien étroit avec les productions artistiques. C’est pourquoi Sciences Po accueille avec un très grand intérêt les Etats Généraux des Musiques du monde qui se tiendront en septembre 2009. Ces manifestations représentent pour Sciences Po une chance de saisir de façon originale les grandes questions de la globalisation. Celle-ci n’est que partiellement économique. Elle est aussi culturelle. Ou plutôt, grâce à l’extension prodigieuse des techniques et au dynamisme des marchés, les musiques du monde brassent de façon nouvelle les sensibilités de tout un chacun sur la planète.
Or, la politique ne se définit pas simplement par les élections, mais aussi par ce que le philosophe Jacques Rancière a appelé le "partage du sensible". Il est donc du plus haut intérêt, d’explorer, avec les praticiens, les artistes, les musicologues, les critiques et les simples amateurs, comment se définissent, à travers des musiques aussi diverses, des façons également diverses d’appréhender la globalisation.
Avec des questions fondamentales comme celles de l’authenticité, de l’emprunt, de la modernisation, de l’hybridité, nous nous trouvons au cœur de problèmes traditionnels en sciences sociales. Les liens de la politique et de la musique ont toujours été très intimes, mais jamais plus qu’avec ces musiques qui explorent les voix, Ô combien dissonantes, de la globalisation.
Or, la politique ne se définit pas simplement par les élections, mais aussi par ce que le philosophe Jacques Rancière a appelé le "partage du sensible". Il est donc du plus haut intérêt, d’explorer, avec les praticiens, les artistes, les musicologues, les critiques et les simples amateurs, comment se définissent, à travers des musiques aussi diverses, des façons également diverses d’appréhender la globalisation.
Avec des questions fondamentales comme celles de l’authenticité, de l’emprunt, de la modernisation, de l’hybridité, nous nous trouvons au cœur de problèmes traditionnels en sciences sociales. Les liens de la politique et de la musique ont toujours été très intimes, mais jamais plus qu’avec ces musiques qui explorent les voix, Ô combien dissonantes, de la globalisation.

